"Avec les effets de manche virtuels dont il est familier, le sous-Malraux
qu’est BHL dit qu’il est aussi important de sauver un peuple que de
sauver l’euro. Un peuple, quel peuple ? Sûrement pas
le peuple syrien réel, dans sa majorité hostile aux fanatiques
islamistes téléguidés par Ryad et Doha, ainsi qu’aux politiciens exilés
manipulés par Washington, Paris, Londres et Ankara. Mais BHL,
il l’a assez écrit, n’aime pas les peuples ancrés culturellement et
historiquement, il ne se réfère qu’à des peuples virtuels censés se
définir par des concepts abstraits et « républicains ». Enfin, il fait
quand même une notable exception pour Israël dont le peuple doit être
très concrètement et démographiquement juif, mais ça aussi nos lecteurs,
et presque tout le monde, le savent, alors passons. Certes, il faut sauver le peuple syrien, de malfaiteurs comme BHL." (Louis Denghien)