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ffi (---.---.88.3) 1er mai 2013 21:07

Gaspard :
Liberté, égalité, fraternité ne sont pas des valeurs fondamentales en christianisme, son fondement, c’est Dieu.
 
[Ces valeurs] ne doivent pas être absolutisées en les considérant isolément. Le fait de les associer permet d’éviter cette dérive.
L’inconvénient, en pratique, c’est qu’il y a les partisans de la liberté d’un coté, les partisans de l’égalité de l’autre, et qu’ils s’organisent en partis antagonistes qui généralement s’entredéchirent (mais c’est vrai que les frères se répartissent dans ces deux camps).
 
Par exemple, l’exigence d’égalité de droits politiques met à frein à la liberté de faire n’importe quoi en étant le plus fort.
Qui impose l’égalité de droits politiques ? Le plus fort.
S’il ne veut pas l’imposer, il ne le fera pas, donc ce n’est pas une garantie...
 
D’autre part, il n’y a pas égalité de droits politiques :
il y a le chef d’état qui décide la loi.
Il y a les députés qui formulent la loi.
Il y a les juges qui appliquent la loi.
Il y a les journalistes qui commentent la loi.
Il y a les citoyens qui se vouent à la loi.

Si décider, formuler, appliquer, commenter et se vouer était synonyme, il y aurait égalité des droits politiques. Dès qu’il y a organisation, il n’y a de fait plus égalité des droits, chacun n’ayant pas le même rôle au regard du corps politique. Toute organisation politique, du fait de cette spécialisation, suppose donc une inégalité des droits politiques, inégalité des droits politiques qui n’est pas incompatible avec une égalité entre les personnes, soit dit en passant.
 
Etes-vous contre la liberté ? Donc pour son contraire qui est l’aliénation ?
C’est la liberté absolue de certains qui aliène les autres.
Je suis contre les mauvais usages de la liberté.
"Le bon usage de la liberté quand il se tourne en habitude s’appelle vertu, le mauvais usage de la liberté quand il se tourne en habitude s’appelle vice". Bossuet.
 
Etes-vous contre l’égalité des droits ? Donc pour son contraire qui est l’injustice ?

L’opposé de l’égalité des droits est l’inégalité des droits, ce n’est pas l’injustice.
L’injustice est l’opposé de la justice.
La justice n’est pas synonyme d’égalité, l’égalité n’est pas synonyme de justice.
La justice c’est obtenir mon dû, lorsque j’ai agi selon mon devoir
L’injustice, c’est ne pas obtenir mon dû, lorsque j’ai agi selon mon devoir, ou obtenir indûment lorsque j’ai agi fors mon devoir.
L’inégalité des droits a pour corolaire l’inégalité des devoirs.
Celui qui a plus de droit a plus de devoirs.
Celui qui a tous les droits a tous les devoirs.
Celui qui n’a aucun droit n’a aucun devoir.
Je suis contre le mauvais usage de l’égalité et sa confusion avec la justice.
"Le bon usage de l’égalité s’appelle vertu, son mauvais usage s’appelle vice". ffi
 
Etes-vous contre la fraternité entre les personnes et les peuples ? Donc pour la rivalité et la guerre perpétuelle ?
Je suis contra la normalisation de cette guerre perpétuelle (concurrence économique = libéralisme, lutte des classe = marxisme, lutte des sexes = féminisme, lutte des partis = démocratisme,...etc), qui sont des déviances modernes et manichéennes.
Mais je ne vais pas pour autant considérer comme frère celui qui me considère comme son ennemi, ce serait idiot, car la fraternité n’est pas quelque chose qui se décrète unilatéralement, mais se constate.
De même, je ne dois pas cautionner de mauvaises actions, même par fraternité.
"Le bon usage de la fraternité s’appelle vertu, son mauvais usage s’appelle vice". ffi
  
Bref, vous voyez bien que sur ce triptyque, qui n’est que slogan, on ne peut rien construire de précis, ni de fonctionnel. Puisqu’il y a toujours moyen de faire mauvais usage de chacune de ces valeurs, celles-ci ne peuvent servir de principes politiques fondamentaux.
 
Les considérations sur la vertu doivent engendrer les normes,
Les considérations sur les vices doivent engendrer les interdits.
Il faut aimer les cercles vertueux et craindre les cercles vicieux.




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