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Caracole (---.---.4.233) 4 mai 2013 13:30
Caracole

Totalement d’accord avec votre critique de Bourdieu qui est un pur fonctionnaliste, bien cartésien à la française, qui a toujours eu tendance à analyser des vérités générales plutôt que des raisons particulières, à l’inverse de Boudon. Sauf que Bourdieu a inventé des concepts clés de l’analyse sociologique, plus que jamais valables aujourd’hui (reproduction sociale, habitus, capital culturel...)
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"C’est vraiment la dérive du système académique je trouve, celle d’oublier de tendre vers l’idéal du devenir Homme Complet. La sur-spécialisation ne fait que diviser, former des élites déconnectées et du peuple et l’une de l’autre, servant chacune à sa manière, à aider à manager les masses, au côté des financiers et des politiques."
Je suis encore plutôt d’accord, même si je suis plus nuancé et ne crois pas que le système académique en soit la cause. Si au temps de De Vinci, quelques génies maîtrisaient toutes les sciences et tous les arts possibles et imaginable, le reste de la population n’avait accès à aucun de ses savoirs, les disciplines étant réservées à la caste aristocratique. Aujourd’hui, la démocratisation des savoirs à permis leur vaste diffusion, ce qui multiplie les niveaux de pratiques de ces disciplines qui vont être réinterprétées aussi bien par un savant fou dans son bureau qu’un passant dans le métro.
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D’un point de vue global, on peut dire que la démocratie a permis à l’homme d’accéder à une multitude de savoirs, de facettes de la réalité qu’il a loisir de découvrir. Par contre, parallèlement à ce phénomène, les experts semblent s’être spécialisés à l’extrême, produisant un savoir de plus en plus cloisonné à une vision réduite du monde. Ceci dit, cela parait logique pour faire avancer la discipline, il faut à mon sens surtout veiller à la pratique transdisciplinaire qui ne doit pas être négligé.
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Le vrai problème actuellement dans les organismes de recherche, pour y avoir travaillé, c’est la toute puissance de certaines disciplines, les sciences dures, qui négligent totalement la réflexion sur le conditionnement de leur recherche. Les sciences humaines sont littéralement broyées sous le rouleau compresseur de la marchandisation des universités, et on est en train de voir le triomphe de sciences dures, inhumaines, déshumanisées. Les universités deviennent les bras pensants de la Main Invisible du Marché.
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Pour finir sur l’Homme Complet, même si j’aspire à la plénitude, je me dois de reconnaître, en tant qu’homme, mon inachèvement, comme l’a très bien souligné Lapassade.




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