Il n’y a rien de pire qu’un Etat qui se met à "distribuer la rente" pour assurer à la population un niveau de vie artificiel et mettre de son côté les classes populaires, un peu comme on le voit au Venezuela.
Le pouvoir algérien utilise cyniquement la manne d’hydrocarbures pour se maintenir au pouvoir et ne pas avoir à répondre à des exigences démocratiques de base. La fameuse "malédiction de la rente". Les Algériens ne vivent pas bien, mais ils ne vivent pas mal non plus. Ils ne sont pas assez frustrés pour exiger le changement et obliger le pouvoir à investir dans le secteur productif, l’industrie, l’éducation, etc., qui sont indispensables à la création d’une classe moyenne économiquement autonome qui n’attend plus que l’Etat lui octroie des moyens médiocres de subsistance.
Le contexte culturel (Islam) favorise évidemment cette stagnation.