Extrait : "La sur-activation du besoin, du besoin de besoins, de l’envie, de l’envie d’envies, du « désir » et du désir de désirs, présentés comme la nature même du citoyen normal. C’est le cas particulier de la sexualisation des produits, qui sert à les naturaliser comme « désirables ». C’est le cas général de l’ensemble des publicités, qui font semblant de « répondre » à nos besoins pour nous faire croire que nous les avons. Ce faisant, elle pose le dangereux axiome selon lequel tout « besoin » est un droit. J’ai même entendu certains publicitaires déclarer que l’homme normal aimant être manipulé, la manipulation est légitime parce qu’elle « répond à un besoin » ! Comme le viol, sans doute, qui répond au désir d’être violé(e) ; comme la pédophilie, sans doute aussi, qui répond chez l’enfant au besoin de se sentir pédophilisé, etc. !"