@Belenos
" Il s’agit donc bien d’un universalisme humain ou si l’on préfère le dire ainsi d’un humanisme universel et non d’un simple individualisme qui atomiserait la société."
Dans l’absolu oui. Mais en pratique l’individualisme contribue également à faire éclater un certain nombre de fondamentaux anthropologiques tels que la famille, la nation, le dimorphisme sexuel, la valeur même de la vie pour laquelle on s’arroge le droit de décider jusqu’à l’existence même.
"Bien entendu, ce passage de la tribu à l’Humanité est long."
Peut-être faut-il envisager aussi qu’une telle évolution ne soit, en toute conscience, pas une volonté partagée, notamment des tribalistes, non ?
"Un tel être humain peut se représenter comme un "Je suis" faisant face à l’univers. Il n’a pas besoin d’autre communauté spirituelle que l’humanité universelle, ni de chef spirituel, ni de manuel de conduite (ce qui ne fait pas l’affaire des religions)."
Tout le monde n’a pas cette conception de l’humanité. Cela ne devrait d’ailleurs pas nous gêner. La seule chose qui, selon moi, doit nous importer, c’est notre société, notre propre évolution, ses apports indéniables,
Personne n’est en mesure d’imposer l’autonomie à ceux qui n’en veulent pas. On ne peut aider un drogué que s’il en formule la requête. Là on peut lui donner les outils pour se libérer de son addiction, mais on ne peut le guérir de force. C’est pourquoi il est vain et même despotique de se soucier de ce que les gens sont. La seule chose sur laquelle nous avons prise, la seule chose avec laquelle nous ne devons jamais transiger, c’est ce qu’ils font et la compatibilité de leurs pratiques avec notre modèle de société. Et on ne peut même pas feindre l’ignorance puisque le projet est explicitement énoncé : les islamistes expliquent sans détour qu’ils se serviront de notre droit pour imposer le leur. A nous d’imposer notre civilisation chez nous à ces gens. Par candeur, lâcheté et parfois simple détachement de notre évolution et de notre propre histoire, nous y avons collectivement comme renoncé laissant grande ouverte la porte aux expressions de l’intolérance, l’intolérance devenant une simple idée aussi acceptable que les autres. C’est en cela que je parlais plus haut de relativisme coupable.