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Comment la République romaine s’est-elle enlisée dans la crise ?

La petite République romaine connaît une phase d’expansion inédite entre le IVème et le IIème siècle avant notre ère. Des bouleversements inattendus chamboulent Rome. Des crises vont se succéder : sociales ou serviles puis politiques et institutionnelles, au point de déboucher sur des périodes de guerres civiles. « Questions d'Histoire » se penche sur cette crise de la République romaine, des conquêtes initiales à la 3ème guerre servile, qui marque une stabilisation très temporaire du régime, avant une nouvelle phase violente de guerres civiles, qui l’anéantira.

* A la fin de la vidéo, l’auteur explique que Crassus était un partisan de Marius. En réalité, il était du côté de Sylla et a été sous ses ordres.

Le cas de la crise de la République romaine est très emblématique de ces éléments que sont l’impérialisme, les inégalités socioéconomiques, les luttes des classes, les crises institutionnelles, les crises des valeurs, le passage d’une république de citoyens à un régime militaire autocratique et héréditaire. Comme on peut s’en rendre compte, les problématiques qu’ont traversées la République romaine à cette époque ne sont pas ponctuelles et dépassées mais nous concernent directement et nous permettent d’élaborer une réflexion sur le concept de "crise", d’en comprendre les mécanismes et d’appliquer ce schéma à d’autres situations historiques, voir à notre actualité immédiate sans toutefois tomber dans l’anachronisme. En effet, tracer à la va vite des parallèles entre événements passés et présents peut être dangereux et mener à des erreurs car l’histoire ne se répète jamais à l'identique et, sous des apparences semblables, se cachent un contexte et des conditions fort différents, cependant, utilisé prudemment, ce procédé peut nous donner des enseignements sur les sociétés humaines en général, nous donner une meilleure connaissance sur celles dans lesquelles nous évoluons actuellement et même nous donner un fil conducteur pour nos actions à venir.

Lire aussi sur le même thème : « Les Gracques  ».

Tags : Société Histoire Culture




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8 réactions à cet article    


  • vote
    Sonya V... Sonya V... 10 octobre 16:41

    Ils sont fous ces Romains ! smiley

     

    A propos de Romains, vous avez vu ce documentaire (mis en ligne aujourd’hui) ?

    « The Coming temple" : un documentaire exceptionnel sur le Mont du Temple »


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      maQiavel maQiavel 10 octobre 17:02

      @Sonya V...
      Non, je ne l’ai pas vu, merci pour le lien. 


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      Clocel Clocel 13 octobre 11:55

      Pas vraiment le même sujet, mais ne ratez pas cet article de Valérie Bugault, il permet de comprendre ce qui est à l’œuvre en ce moment.

      https://lesakerfrancophone.fr/comment-les-banques-centrales-enfument-le-monde


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        Claudec 13 octobre 17:37

        La terre était alors peuplée de moins de 250 millions d’êtres humains, alors qu’ils seront bientôt 8 puis plus de 11 milliards ! De quoi changer la donne, non ? Sans compter les effets d’un progrès scientifique et technique qui différencient les époques au point de rendre toute comparaison dénuée de sens autre qu’anthropologique.

        Nous ne vivons pas une crise politique ni même de société, comme la Rome d’il y a 2 millénaires passés, mais les débuts d’un drame qui peut être fatal à notre civilisation à bref terme. Les êtres humains en douteront-ils encore en y succombant ?

        La question qui se pose à l’humanité aujourd’hui est : Vaut-il mieux le progrès et un bien-être inégal pour 3 ou 4 milliards d’humains, dans le respect de leur environnement,ou la stagnation dans une indigence égalitariste et le saccage de la planète, par bientôt plus de 11 milliards de super-prédateurs  ?

        https://pyramidologiesociale.blogspot.com


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          Sparker 13 octobre 21:15

          @Claudec

          Bah, si on est 11 milliards ou plus mais pas prédateurs ça peut le faire aussi.
          On peut faire beaucoup de chose avec du monde, on ne sait pas vraiment où nous allons mais je ne suis pas sur qu’une vision de vase clôt réduit à une fraction mathématiquement soutenable soit possible. La pulsion de vie à un coté expansif, à moins de changer ça aussi...
          Certes le rythme des naissances serait à réfléchir mais là on attaque un gros morceau. Mais ça sera certainement nécessaire aussi.


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          maQiavel maQiavel 14 octobre 11:02

          @Claudec

          « La terre était alors peuplée de moins de 250 millions d’êtres humains, alors qu’ils seront bientôt 8 puis plus de 11 milliards ! De quoi changer la donne, non ? »

           

          ------> Non. Historiquement il a déjà existé des configurations de croissance démographique et de baisse de disponibilité des ressources. Certes, le système monde est très récent, donc ces configurations n’existaient pas à l’échelle de la planète mais sur des territoires limités mais elles enseignent tout de même pas mal de chose.

          Mais là on est un peu HS avec la crise de la république romaine qui est un autre type de crise, une crise institutionnelle liée à l’accroissement des inégalités sociales qui va aboutir à un changement de régime. Et localement, on retrouve aujourd’hui ce type de crise à divers endroits de la planète.

          Vous dites que nous ne vivons pas une crise politique ni même de société et je ne suis pas du tout d’accord avec car notre crise a aussi des dimensions politiques et sociétales. Les crises n’ont pas une nature unidimensionnelle, leurs causalités et conséquences sont multiples et se superposent. C’est comme pour la fable des aveugles qui palpent un éléphant et qui concluent l’un après l’autre que l’animal est une trompe, une défense, de grandes oreilles, une queue ou de grandes pattes, non l’éléphant c’est tout cela à la fois, limiter notre crise actuelle à une augmentation de la démographie et à l’hyper consommation des ressources est très réducteur ( même si cet aspect a une importance capitale).

           

          Pour ce qui est des progrès scientifiques et techniques, ils ne changent pas grand-chose aux mécanismes profond du déroulement des crises, ils n’en changent que la forme.


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          Étirév 14 octobre 09:46

          La civilisation romaine, dont on nous vante tant les brillants résultats, ne fut qu’un régime d’immoralité et de mensonge, de lois iniques et de servitudes, mais développa les arts, l’architecture surtout, fit de grands travaux, des routes, des ponts, des marchés, en un mot tout ce qui concerne la vie matérielle. Quant à la vie morale, Rome la supprima. C’est à partir de César que les germes de la décadence se manifestent dans le monde romain. Cela justifie cette pensée de Montesquieu : « Tout ce qui atteint le faîte de la grandeur (matérielle) est voisin de la décadence. », ainsi que celle, plus contemporaine, de René Guénon lorsqu’il dit : « plus les éléments sociaux qui l’emportent sont d’un ordre inférieur, moins leur domination est durable. »
          Pendant que l’architecture atteignait son apogée sous Auguste, les austères et antiques croyances des Pélasges disparaissaient. Or un peuple qui ne vit que pour satisfaire ses passions et ses plaisirs est un peuple tombé. L’immoralité que ce peuple appelle sa civilisation est un venin dont il empoisonne le monde en la propageant par ses conquêtes. C’est pour cela que l’influence romaine a été une des plaies du monde. César introduisit en Gaule des cruautés inouïes, un manque de bonne foi révoltant, des pillages monstrueux. Il était suivi d’innombrables troupes de gens sans aveu, dont il tolérait les brigandages et les crimes pour leur faire oublier les misères auxquelles il les soumettait.
          Les milices romaines ont été des hordes dévastatrices, Le droit romain, un code infâme, Les mœurs romaines, de la boue et du sang, La littérature latine, l’expression de l’erreur et du mensonge.
          L’amour de la Patrie, comme on l’entendit à Sparte et à Rome, ne fut jamais que l’imitation de l’amour de la Matrie : au lieu de la paix et de la durée, il engendra la guerre et la destruction. Sparte et Rome se sont écroulées parce qu’elles ont été fondées sur le principe de la Patrie. Si les nations antiques avaient duré de longs siècles, c’est parce qu’elles étaient fondées sur le principe de la Matrie, « le respect des droits de la Mère »
          De la boue et du sang


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            Soi même 14 octobre 18:53

            µCe qui est la cause de la république romaine, il y a 2 millénaires ne peut en aucun cas être être rapproché par causse et effet à notre époque, vous trompez sur toute la ligne, retourné à vos études pour comprendre que ce n’est pas les mêmes pas causes et effets.



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