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Fabrice Epelboin : Les Gilets jaunes et l’usage sombre des réseaux sociaux

Fabrice Epelboin est enseignant à Sciences Po Paris autour des problématiques de surveillance de masse, de cybersécurité et de l’usage sombre des réseaux sociaux. Il livre ici son analyse du phénomène Gilets Jaunes, de l'usage politique de la censure en France et de sa disruption par Facebook.

Extrait à 16:30 :

« La seule caractéristique commune [des Gilets jaunes] qu’on peut voir pour l’instant c’est que la diversité est totalement absente. C’est pas quelque chose qui a été relevé parce que c’est un sujet tabou en France. Et derrière ça pointe le doigt sur l’extrême uniformité ethnique du territoire, de l’occupation du territoire. Ce qui est un sujet extrêmement tabou en France, qui est malgré tout au coeur de toutes les conversations dans une partie grandissante de la nation française, et qu’il va falloir regarder en face un jour ou l’autre mais aujourd’hui on ne peut pas se saisir du problème vu que les statistiques ethniques sont interdites. »

Autre passage sur la censure de certains sujets à partir de 19:30

Un remède contre l’effet de la grenouille dans la casserole à partir de 25:55

Sur les communautarismes et comment les puissances étrangères peuvent les exploiter à partir de 30:00

Tags : Censure Facebook Réseaux sociaux Communautarisme Gilets jaunes




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9 réactions à cet article    



    • 1 vote
      Deepnofin Deepnofin 8 décembre 16:29

      Pourquoi dire que la diversité est totalement absente du mouvement des Gilets Jaunes, alors que j’y vois des noirs et des arabes ? Peut-être que le ratio qu’on peut observer montre un écart avec la proportion estimée de noirs et d’arabes dans la population française, mais pour moi, ça n’indiquerait qu’une chose : une bonne partie de cette population vit recluse dans les cités abandonnées par l’Etat, où la misère et la haine sont tellement cultivées que ça fait longtemps que les gens là bas ont arrêté de penser à la politique, pour plutôt s’activer à survivre par tous les moyens dont ils disposent (la délinquance en étant un, et certainement un des pires, mais pas pire, néanmoins, que les conséquences néfastes des industriels et politiciens corrompus).

      Parmi les casseurs "apolitiques" il y a nombre de gens des cités, à qui la Société a donné beaucoup moins de moyens et de chances que nous pour comprendre réellement les enjeux présents. Mais ils ont accumulé une telle haine et un sentiment d’injustice démesuré à cause de la malchance de leur situation, qu’ils peuvent profite de l’inertie révolutionnaire des GJ pour extérioriser leur haine et revendiquer leur droit au bonheur, comme le fait le reste du peuple.

      Ils sont le peuple, nous sommes tous le peuple, et chercher à nous diviser sur ces questions raciales, c’est malheureusement jouer le jeu de l’Oligarchie Supranationale qui nous roule déjà dessus et s’apprête à nous inonder de migrants ( sauf si on prends le contrôle d’ici là). Continuer de se diviser sur notre diversité, c’est entretenir le feu de nos divisions, et nous faire occulter que c’est le rôle de chaque être humain de s’unir, afin de résoudre tous ensemble la situation globale et nous sauver de l’avenir qui s’annonce catastrophique.

      Ce n’est pas parce que le multiculturalisme nous a été imposé comme religion dont ce serait faire acte d’apostasie que de soulever des questions légitimes concernant le flux et l’intégration des immigrés, qu’il faut penser manichéen et se dire que les étrangers cherchent pas à s’intégrer et qu’ils veulent nous envahir. Je ne dis pas que ce sont les propos de Fabrice Epelboin, mais on a souvent tendance à surréagir lorsqu’on comprends un phénomène de type manipulatoire : ne tombons pas dans ce piège, car nous alimentons ce problème. C’est le Système qui nous manipule tous ; et continuer de juger autrui, c’est occulter les causes des conséquences qu’on déplore.

      Enfin c’est mon avis, bien sûr.


      • 1 vote
        Qirotatif Qirotatif 10 décembre 09:11

        @Deepnofin
        Il est en effet faux de prétendre qu’elle est "totalement absente", néanmoins il suffit de regarder les images, d’aller sur les rond-points en province pour constater la réalité qui est, qu’en grande majorité, il s’agit d’autochtones. 
        Cette histoire de "cités abandonnées par l’Etat" est une simplification d’un phénomène plus complexe : l’Etat a au contraire investi des dizaines de milliards d’€ dans la politique de la ville. Il existe même une discrimination positive dans un certain nombre d’institutions (dans les études par exemple  sciences po mais ce n’est pas la seule école  où des candidats moins bons passent devant des candidats plus brillants, mais aussi dans des entreprises d’Etat telles que la RATP...). Il existe des cités abandonnées tout comme des villages abandonnés. Pourtant dans le second cas les gens ne brulent pas la voiture de leur voisin pour exprimer leur colère. Il y a un pb d’éducation indéniable, des modèles familiaux qui ne fonctionnent pas. Un certain nombre d’ouvrages (Obertone, Pince, etc.) démontrent également que l’immigration a en réalité un coût colossal (en consommation de prestations sociales, de coûts de sécurité, etc.) alors même que l’on explique depuis des décennies aux Français que c’est une chance. Nous sommes par ailleurs le pays qui redistribue le plus au monde (15% de la redistribution sociale est assurée par la seule France ! 58% du PIB est de la dépense publique, ce qui est un record absolu) et qui est le plus généreux avec, notamment, les étrangers (CMU, droit au sol intégral, prestations sociales, minima sociaux qui, à eux seuls, sont plusieurs fois supérieurs aux salaires dans les pays d’origine des étrangers...). Je te garantis qu’ailleurs dans le monde, bcp de gens ne comprennent absolument pas cette politique de préférence étrangère. C’est un non-sens intégral sous couvert de fausse générosité, de droitdel’hommisme délirant...

        "Parmi les casseurs "apolitiques" il y a nombre de gens des cités, à qui la Société a donné beaucoup moins de moyens et de chances que nous pour comprendre réellement les enjeux présents. "

        Parmi les casseurs, en effet. Par contre, "la société" est une expression vide de sens. "La société" aide beaucoup moins l’agriculteur dont un tiers ne gagne même pas 400€ par mois que d’autres populations qui vivent parfois uniquement des aides sociales. Nous connaissons tous des retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui touchent moins que des étrangers qui n’ont jamais cotisé un seul € et qui bénéficient malgré tout du minimum vieillesse. 
        Je crois surtout que s’il y a peu de "gens des cités" c’est surtout parce que la problématique d’origine ne les concerne pas (ou bien moins). Les cités sont proches des grands (et moyens) centres urbains : elles bénéficient de transports en commun, d’hôpitaux, etc. contrairement aux campagnes où l’Etat ne fait que supprimer des gares, des écoles et des hôpitaux tout en exigeant que les gens qui n’ont aucun autre moyen de locomotion que la voiture "changent" leurs habitudes... c’est cela qui a lancé le mouvement, cette incompréhension, ces difficultés à joindre les deux bouts malgré le travail fourni, ces retraités pauvres qui ont pourtant cotisé durant des décennies, ces gens qui ne vivent pas mais survivent à peine. 

        "Ce n’est pas parce que le multiculturalisme nous a été imposé comme religion dont ce serait faire acte d’apostasie que de soulever des questions légitimes concernant le flux et l’intégration des immigrés, qu’il faut penser manichéen et se dire que les étrangers cherchent pas à s’intégrer et qu’ils veulent nous envahir. "

        Absolument d’accord. Néanmoins la problématique française est qu’il y a un déni profond, une interdiction même de mesurer un phénomène (l’immigration de masse et de peuplement) qui interroge en réalité tout le monde, ce qui est normal. Aucun peuple au monde ne trouverait logique de se voir imposer des voisins sans même avoir été consulté. En outre, il y a bien une partie des étrangers qui refusent l’intégration et qui exigent leur droit à la différence. L’intégration n’est plus nécessaire, entre autres par le nombre. Le Marocain qui débarque aujourd’hui va pouvoir s’intégrer dans sa communauté chez nous sans problème. Et quand on reproduit chez les autres notre mode de vie, c’est une colonisation (même si elle n’est pas vécue comme telle à l’échelle de l’individu). Nous avons en France des femmes qui ne parlent quasiment pas un mot de français bien qu’elles en aient la nationalité et soient présentes sur le territoire depuis des décennies. Comment le Français de souche doit-il considérer cette situation ? Ce Français doit-il ignorer également que quand il a des "embrouilles", c’est très souvent  pour ne pas dire exclusivement avec certains membres d’une certaine communauté au prétexte qu’il ne serait politiquement pas correct de faire ce simple constat ?
        Je suis d’accord sur l’idée de sortir du manichéisme mais pour le faire il faut accepter l’idée de mesurer le phénomène. Autrement nous resterons éternellement dans les fantasmes de toutes sortes ("l’immigration est une chance", "les étrangers ne s’intègrent pas", etc.).


      • vote
        Deepnofin Deepnofin 10 décembre 11:29

        @Qirotatif Merci pour votre réponse détaillée et argumentée.
        Voilà ce que je comprends de la situation, et ce que j’aurais à vous répondre :

        Les milliards qu’on donne aux cités et à l’immigration ne sont qu’une façade, comme tout l’argent n’est qu’une irréalité destinée à nous maintenir en esclavage.
        En inversant la situation : si les immigrés étaient arrivé en masse dans des villages désertés, ils auraient eu un joli cadre, la nature, de l’espace loin du stress de la ville et des cités. Et vice versa : si les autochtones avaient tous vu leur environnement transformé en cités, avec l’impossibilité de sortir car sans le sou, ça fait bien longtemps qu’ils auraient pris les armes.

        Parmi l’ensemble des ingénieries sociales qui sont exercées sur nous depuis... wow, un bail, il y a celles de lu déni, de la division, de l’idiocratie, de la Haine et du Choc des Civilisations.

        Déni : tu en as parlé. Mais ce n’est pas un déni qui est en nous, même si tu le sais : le déni est provoqué par toutes les franges du Système, qui effectivement n’est pas une réalité (comme le Bien et le Mal ; ce sont sûrement les 3 plus grands égrégores).
        On nous enfile des oeillères dès l’enfance, par transmission involontaire de parents/d’influences contaminées par ce Système. Toute notre éducation, puis les médias, les politiques, etc... nous infligent tant de dissonances cognitives, en nous disant "Du calme et écoutez nous !!! Ceci n’est pas une Chute De Civilisation qu’on provoque obstinément, par tous les moyens, lentement mais surement, grâce à votre complicité induite. Circulez !!!

        Y a rien à voir !!!" ===> soit on cultive nos oeillères et souffrant intérieurement toujours plus, soit un atteint le point de rupture qui nous fait voir les choses différemment. C’est une étape de l’être, une profonde libération : on vient de se libérer de chaines qui nous avaient été mises dès la prime enfance.

        Divisions : on applique tout et son contraire, et on contraint les gens à suivre la Voie Officielle sans broncher, la dissonance cognitive les fait s’exciter et militer sans ouvrir les yeux ; si on s’écarte des voies tracées pour nous, on navigue dans le camps des Méchants. Inversion constante de la vérité = les gens s’en rendent compte, sinon ils ne seraient pas vêtus de jaune.

        Idiocratie : Difficulté, stress de la vie, ambiance de fin du monde, la vie c’est la jungle, mon boulot c’est dla merde, les dirigeants sont trop méchants, et moi j’suis trop bête, ou alors les autres c’est tous des cons, et puis Dieu n’existe pas ou alors c’est une enflure, y a plus rien à faire, tfaçons c’est foupoudav, alors autant m’enfuir dans une autre TV-Réalité, m’inspirer de faux Anges qui me pervertissent, m’évader dans le jeu-vidéo et me créer des secondes vies, continuer de regarder un mur pendant que tout est en train de s’effondrer. C’est un cumul d’ingénieries sociales, dont celles du fatalisme, de la flemme, du manichéisme, du communautarisme, etc... Ca a l’air compliqué à mettre en place, mais je pense en fait que c’est plutôt simple : il suffit de comprendre la direction que l’on souhaite tracer, appliquer un peu de "sociologie chromatique" et actionner les grands leviers pour y diriger l’Humanité.

        Haine : pas besoin d’épiloguer, elle est omniprésente, et toujours servie sous prétexte qu’on ne demande que de la violence et des images choc. C’est faux, on ne demande qu’à vivre heureux, et donc à ressentir quelque chose de profond en nous. On fait juste l’amalgame, sans chercher à creuser plus loin, entre le bonheur profond auquel on aspire, et les sensations profondes que nous infligent la colère, la haine, la violence. Pour se sentir exister, on tombe dans le piège. Mais c’est naturel, on a juste à se rendre compte que tout le Mal que l’on connait ne fait que succession à l’évolution naturelle de l’Univers, et dresse un plan imaginaire dont la Vie capable de Jugement, peut se munir, et ainsi se diriger hors des eaux troubles. Si on a mangé le fruit de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, c’est bien pour évoluer de nous même, en nous confrontant les uns les autres, afin qu’on dresse une cartographie très détaillée du Mal.

        Choc des Civilisations : c’est un long processus qui remonte à je ne sais quand ;
        mais actuellement, il est en pleine marche : faire croire aux divers ensembles qui constituent l’Humanité, qu’elle est profondément fragmentée et que le danger de voir nos anciens frères nous égorger ne cesse de se faire plus grand.
        Oui, le danger augmente constamment. Mais en réalité, les musulmans, y compris les extrémisés, sont toujours nos frères, comme le sont chaque êtres humains. Mais l’époque actuelle a profondément ancré en nous les germes de divisions et de haine. Ne cherchant plus à dialoguer, submergés par l’affect de nos peurs qui se concrétisent de jour en jour, d’un côté comme de l’autre, c’est l’Endoctrinement qui nous amène là. Les pauvres musulmans qui se radicalisent et provoquent le Mal sont autant à plaindre que les pauvres athées/modérément croyants qui vont sur une ile et commettent un carnage. Dans tous les cas, lorsqu’un humain accompli ce genre d’acte, c’est qu’il est en train de mourir à l’intérieur, et qu’il a cultivé une souffrance telle qu’il ne peut que la faire déborder sur les autres. En se donnant toutes les excuses du monde pour justifier ses actes, et conserver son système de croyance, à mégas coups de dissonance cognitive.

        On doit vraiment mesurer LES phénomènes, car il y en a plein en action. Au bout d’un moment, en cherchant dans toutes les directions, je crois qu’on en vient fatalement à comprendre une chose : s’il y a autant de problèmes partout dans le monde, c’est non seulement que ceux qui sont au pouvoir semblent être corrompus et agissent à l’opposé du Bien Commun (sans blague ^^), mais aussi que c’est dans le coeur de l’Homme que se trouve le problème.

        Et le problème, en tout cas le plus grand selon moi, c’est le jugement.
        On estime le Moi par rapport au Tout, et on juge le Tout par rapport au moi.
        On déteste que quelqu’un nous juge,
        Mais on juge constamment les autres.

        On prétend qu’on est humbles et sages,
        Mais on croit que les autres c’est tous des cons.
        En agissant de la sorte, on dresse des murs en nous-même,
        Entre le Moi et les Autres, et on s’éloigne du Présent.

        Comprenons que le libre-arbitre n’est pas ce que l’on croit,
        Que de l’Univers à nous, ça a toujours été la même Loi
        Si la Mécanique Cosmique est déterministe
        Pourquoi en serait-il autrement pour l’Humanité ?

        Lorsqu’il se présente à nous, le choix est déjà fait. C’est toute notre vie qui nous a entrainé à penser ce que nous pensons, et voir les choses sous le regard que nous cultivons.
        Nous faisons systématiquement le meilleur choix qui s’offre à nous.
        Puisque nous ne décidons pas des cartes, mais ne pouvons que les piocher.
        Tant qu’on n’a pas les bonnes cartes, on ne peut que s’éloigner du Présent
        Cultiver le jugement, se laisser affecter par lui, s’éloigner de la Vérité.

        Pour piocher des cartes, il faut comprendre que si son jeu est pourri,
        c’est pas uniquement par malchance, mais c’est aussi parce qu’on s’attache à lui.
        Défausse toi de tes mauvaises cartes, respire, ouvre toi, et pioche
        Avec de la réussite, tu tomberas sur une clé de compréhension,
        Qui te permettra de te défaire d’autres cartes insatisfaisantes,
        Et d’en piocher d’autres, afin d’avoir toujours plus de chances
        D’avoir un jeu qui permettre de s’épanouir.
        En comprenant que c’est en cultivant les bonnes intentions
        L’empathie, la bienveillance, l’optimisme, l’entièreté, la curiosité.
        Une seule de ces cartes a le pouvoir de l’Or
        Continuez de piocher, jusqu’à ce que votre Jeu
        Vous permette d’accéder au Présent, le Cadeau de l’Univers.

        Le Moi est le Tout, et nous sommes Un.
        Guérissons-nous même et ensemble, soulageons les autres.
        Une fois libérés du jugement de l’homme, faisant place au jugement des conséquences,
        Nous traiterons toutes les causes, rapidement, puisque nous serons unis dans cette tâche commune, et notre intelligence individuelle + collective + Internet = Miracles.


      • vote
        Qirotatif Qirotatif 10 décembre 12:42

        @Deepnofin
        "En inversant la situation : si les immigrés étaient arrivé en masse dans des villages désertés, ils auraient eu un joli cadre, la nature, de l’espace loin du stress de la ville et des cités."

        Je vis à la campagne mais ai aussi travaillé en cité. N’idéalisons pas la campagne. Chez moi, l’hosto le plus proche est à des dizaines de kilomètres. Un membre de ma famille fait 100 bornes pour traiter sa pathologie. Les immigrés (années 50-60), , à la base, sont venus pour le boulot dans les usines, puis il y a eu le regroupement familial (70’) et désormais à 93% ce n’est pas pour le travail que ces gens viennent ici. Navré mais la précision historique est  tout comme la mesure de tout phénomène  capitale pour comprendre les évolutions et sortir des définitions. A la campagne il n’y a pas d’usines donc peu d’immigrés, à part dans des villes moyennes de province où, malgré le "joli cadre, la nature, de l’espace loin du stress"... eh bien, cela se passe aussi mal que dans les cités des grandes villes avec désormais de la violence, des trafics, des bagnoles qui crament et des gosses qui trainent dans les rues. Je veux bien faire semblant de ne rien voir pour rester open-mind et ouvrir bien grands mes chakras mais cela ne changera rien à cette réalité.

        Ton post aborde plein de sujets mais il a ce travers contemporain de la recherche vaine de la cause des causes (on peut discuter de cela... et on arrivera sans doute à des conclusions similaires mais ici, sur un forum public, cela a peu d’intérêt). Pour être concis je ne répondrais qu’à cette question du "choc des civilisations" parce qu’à mon sens il règne une grande confusion sur cette notion : par expérience comme par simple constat, il existe des civilisations différentes et c’est d’ailleurs formidable, et puis il existe aussi des civilisations dont les valeurs sont en opposition. J’aime l’idée d’aller au Japon ou au Mali et d’y découvrir la culture japonaise ou malienne. La différence est une richesse, précisément. Par contre quand on tente d’expliquer aux gens qu’ils doivent l’éprouver au quotidien, de gré ou de force, et non plus la choisir comme destination de découverte, il n’est plus question d’ouverture des chakras, de "jugements" à combattre et de bons sentiments mais de préservation précisément de la différence et donc de la richesse. Ce qui est intéressant chez l’autre c’est qu’il est autre. Il n’y a pas de "jugement" à constater que l’autre est différent. C’est juste le constat d’une évidence qui ne remet pas en cause le fait que nous ayons au-delà un destin commun en tant qu’occupants temporaires d’un même espace-temps. Malgré toute l’ingénierie sociale, malgré tous les discours (faussement) humanistes, les gens sont attachés à leur différence, à leurs noms, leur histoire (personnelle ou collective), leur culture. 
        Si on leur impose demain (comme c’est déjà le cas aujourd’hui) un temple shintoïste ou une mosquée en leur expliquant que désormais l’église n’est plus vraiment le centre du village, que celle-ci n’est finalement qu’un lieu de culte qui équivaut à un autre, on leur explique que leur, notre différence est, in fine, méprisable (tandis que les autres sont formidâbles) et donc soluble dans un magma où précisément il n’y a plus de différence. C’est du reste le message de certains ("il n’existe pas de culture française"...). On ne peut à la fois faire l’éloge de la différence tout en œuvrant à la détruire de même qu’on ne peut exiger le droit à la différence (et des droits spécifiques) tout en s’estimant semblable (et bénéficiant donc des mêmes droits). C’est l’un ou l’autre.
        Nous vivons dans un pays extraordinaire où les gens qui viennent d’ailleurs peuvent devenir Français en une génération. Cette situation d’un universalisme complet est une exception à la fois très belle mais également d’une fragilité redoutable. 

        P.S. : Merci pour le cours de dév personnel mais ce n’est pas ce que je cherche sur un forum smiley


      • 1 vote
        attilax2 attilax2 8 décembre 20:26

        Intéressant, mais il dit quand même quelques conneries :

        il y a bien de tout dans les GJ aujourd’hui, quiconque a marché avec eux a pu le voir.

        Il ne connait pas le Libre ? Les alternatives à FB et google sont légion, à commencer par les outils de framasoft !


        • 1 vote
          Zatara Zatara 9 décembre 18:08

          eratum, je reprends mon post sans queue ni tête....

          oui, oui, c’est l’effet Dieudo... Tous le monde sait bien que son public est un copié collé du 3 eme reich depuis le temps... smiley

          Le prêche ethnique (saloperie) sous entendu de F Epelboin arrange le logiciel gauchiasse, et en ce sens, ça conclusion final le souligne. Il ne va pas au bout sur la logique géographique qui implique d’abord une logique culturel et économique. Bref, de la quenelle sorosienne à la petite semaine. Reste son descriptif très juste par ailleurs concernant les armes d’organisation politique 2.0


        • 2 votes
           Saladin Saladin 9 décembre 07:07

          Pour lui, Trump a était boosté de l’extérieur via les réseaux sociaux, mais en revanche les printemps sioniste dans les pays arabes, eux sont tout à fait clean, en même temps que peut on attendre d’un prof de chez science-po, me direz vous.


          • vote
            zrivo 9 décembre 13:03

            euh tous les points de ralentissement ou je suis passé sont métissés par chez moi, ça va de 18 à 75 ans, et près de la moitié des personnes présentes ne sont pas "blancs"....En même temps vu le froid le matin personne est tout blanc ou tout noir.

            Rien que l’extrait, on dirait une tentative de recours à la xénophobie masquée et latente pour salir un mouvement populaire.

            Je ne regarderai donc pas cette vidéo, les réseaux sociaux sont une arnaque, je peux me créer foultitude de compte via divers VPN et foutre le bordel sur bon nombre de sujets sans jamais être atteint ni démasqué !

            C’est d’ailleurs un excellent moyen à utiliser pour retourner la propagande notoire qui circule sur internet sur à peu près tout et n’importe quoi.



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Octavio

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