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" George Clemenceau de Michel Winock " par Fréquence Histoire

Chers Amis,

 

« Il y a cent ans, le président de la République Raymond Poincaré nommait son vieil adversaire Georges Clemenceau à la présidence du Conseil. La Révolution russe privait la France de son principal allié sur fond de mutineries et de rupture de l'« union sacrée ». Avec son célèbre mot d'ordre, « Je fais la guerre », le Tigre allait jouer un rôle majeur pour renverser une situation qui conduirait un an plus tard à l'armistice puis à la paix victorieuse contre l’Allemagne.

Ce sacre éphémère couronne une carrière exceptionnelle, longue d'un demi-siècle, qui voit le « tombeur de ministères » chuter avec Panama pour se redresser avec l'affaire Dreyfus avant de devenir le « premier flic de France » et parachever sa métamorphose en « Père la Victoire ». Clemenceau incarne plus largement les évolutions de la gauche, de l'opposition radicale à la culture de gouvernement, réconciliant la Révolution avec l'exercice du pouvoir.

Il fallait à ce républicain capital une biographie d'exception. Michel Winock a relevé le gant en conjuguant la fluidité du style avec la finesse de l'analyse. Couronnée par le prix Aujourd'hui, unanimement saluée par la critique et plébiscitée par le public, elle a été revue, actualisée et augmentée pour cette édition de luxe, reliée et enrichie d'un cahier iconographique supplémentaire. » 

 

Je vous présente notre chronique littéraire # 03 consacré à Georges Clemenceau qui est maintenant en ligne : 

 

 

Merci de la diffuser à l’ensemble de vos réseaux et contacts. Vos critiques constructives sont naturellement les bienvenues. Pour toutes remarques et questions : auteur.franck@gmail.com

 

Bien amicalement,

 

Franck ABED

Tags : Politique Histoire




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14 réactions à cet article    


  • 2 votes
    bob14 bob14 7 janvier 08:01
    George Clement-Sot...que de morts sous son régime...

    • 4 votes
      Hieronymus Hieronymus 7 janvier 11:21

      j’ai écouté env. 20mn, biographie lente et fastidieuse, sans grande originalité

      Clemenceau fait partie de la mythologie républicaine, il faut dire que c’est le politicien type de la IIIème république, celle du triomphe de la Franc-maçonnerie, de l’anti-cléricalisme, etc...

      il a eu l’histoire pour lui, de son côté, et bénéficie d’une renommée indûe, la 3ème république a tenu tout le temps de sa carrière, il "a remporté" la 1ère guerre mondiale au prix de sacrifices monstrueux, laissant une France exsangue, amoindrie, affaiblie, appauvrie, il a surtout très mal négocié les conditions de paix suite à cette guerre, laissant la primeure aux Britanniques et humiliant l’Allemagne et les petits pays d’Europe centrale (Chirac a fait pareil) dont la population est pourtant composée d’individus très cultivés et valeureux, par son attitude arrogante (cf. Chirac) marqué par le mépris du christianisme et des traditions européennes, il aura préparé les conditions de la revanche menant à la 2nde guerre mondiale et au désastre de l’Europe ..

      en 1916 l’Autriche Hongrie voulait faire la paix, Clemenceau s’y est opposé de toutes ses forces car en bon franc-mac jacobin il voulait absolument "faire la peau" à cet Empire multinational et d’obédience catholique, prolongeant ainsi la guerre de 2 ans et amenant toutes les catastrophes que l’on sait depuis, cette icone nationale synthétise une bonne part de nos tares : l’arrogance, la rigidité, une foi aveugle dans le "progressisme"


      • 3 votes
        maître soucoupiste 7 janvier 13:59

        @Hieronymus

        Mais oui mais oui on le connait votre refrain ! Clémenceau était un vilain progressiste franc-maçon et Pétain un héros national qui sauvait des juifs.


      • vote
        Hieronymus Hieronymus 7 janvier 19:17

        @maître soucoupiste
        alors on trolle comme ça  smiley

        pas d’autre distraction le Dimanche ?


      • vote
        Joe Chip Joe Chip 17 janvier 03:16

        @Hieronymus

        Encore un mythe révisionniste issu de l’historiographie hongroise. A cette date, Clémenceau méprisait l’empire austro-hongrois (à juste titre) mais il fut le dernier dirigeant parmi les pays vainqueurs à accepter l’éclatement de l’Autriche-Hongrie qu’il considérait au contraire comme stabilisatrice pour la région des Balkans, donc pour des raisons purement politiques que ni sa haine réelle ou supposée pour le catholicisme ni son "jacobinisme" n’auraient pu influencer. 

        Je me permets de citer un texte trouvé en ligne qui résume très bien la situation :

        1) Avant la guerre de 14, l’Autriche-Hongrie était considérée par ses habitants comme ses dirigeants comme un échec, seuls les hongrois étaient favorables au status-quo dans lequel ils avaient pris l’avantage sur les autres peuples de Grande Hongrie (slovaques, croates, bosniaques et quelques serbes de Bosnie, roumains de transylvanie, galliciens). Depuis quelques années, la création d’un autre état (Etats-Unis de Grande Autriche) faisait son chemin emportée par l’héritier du trône d’Empreur d’Autriche et roi de Hongrie (le fameux archiduc François-Ferdinand assassiné à Sarajevo le 28 juin 1914 ce qui a été l’événement déclencheur de la grande guerre). 

        Dans ces Etats-Unis de Grande Autriche, 15 pays étaient prévus, on les voit dans cet article :http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-... 
        L’explosion de l’Autriche-Hongrie état donc même dans l’esprit de son principal futur dirigeant le seul moyen de sauver un ensemble cohérent sous la domination des Habsbourg. 


        2) Durant la guerre, en 1916 le président des Etats-Unis Woodroo Wilson définit le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il reconnait alors l’indépendance des tchèques, des slovaques, des croates, des bosnaiques, des serbes, des slovènes. Le premier ministre britanique fait de même mais pas Clémenceau ! 
        Clémenceau était alors favorable au maintien de l’Autriche-Hongrie dans ses frontières d’avant-guerre (donc sans la Serbie). 
        Suite aux épisodes guerriers, la France signe un traité avec la Roumanie en 1917 accordant la souveraineté de la Roumanie sur le comitat de Transylvanie (rattaché au royaume de hongrie dans l’Empire austro-hongrois). Clémenceau n’est pas favorable a ce traité qui lui est imposé. Il s’agit alors du premier accorc reconnu par la France au principe du maintien de l’Autriche-Hongrie. 

        3) Le 02 avril 1918, un débat houleux à l’assemblée nationale impose à Clémenceau de choisir entre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la non-reconnaissance de la Slovaquie. Clémenceau choisit alors de reconnaitre la Slovaquie, second accroc au principe du maintien de l’Autriche-Hongrie mais Clémenceau n’en reste pas moins le dernier dirigeant de la triple entente à reconnaitre un éclatement partiel de l’Autriche-Hongrie. 

        4) Après guerre (1918-1919), Clémenceau souhaite que l’éclatement de l’Autriche-Hongrie se limite à l’indépendance Slovaque mais la Hongrie déchoit François-Joseph de son tritre de roi de Hongrie (en gros, la Hongrie fait sécession) la Hongrie devient alors un royaume dont la place de roi est vacante, elle englobe encore la Croatie, la Gallicie, la Bosnie, une partie de la Serbie (Voïvodine et un peu au delà), une partie de l’Urkraine, revendique sa souveraineté sur la Transylvanie et la Slovaquie. Clémenceau est alors embêté à propos de la Transylvanie que la France a promis au roumains et qu’il a promis à l’Autriche-Hongrie. La sécession de la Hongrie lui résoud son dilemme : il avait fait sa promesse à François-Joseph au nom de l’Autriche-Hongrie et non à la Hongrie. De plus, un gouvernement communiste prend le pouvoir et dénonce les conditions de l’armistice (à cause de l’indépendance de la Slovaquie qui y figure avec son rattachement à la Tchéquie pour former une Tchécoslovaquie). L’armée hongroise est donc en état de guerre contre l’entente, elle entre en Tchécoslovaquie mais est battue pendant que Clémenceau envoie un général coordonner une attaque depuis la Roumanie pour renverser le gouvernement communiste. En 1919, l’armée roumaine ocupe Budapest, le gouvernement de la république des conseils est renversé et l’amiral Hórty est nommé régent du royaume de Hongrie. 

        5) En 1919, traité de Saint-Germain en Laye, Clémenceau enterrine avec ses alliés les frontières de l’Autriche. La Tchéquie s’en détache, le Sud-Tyrol (Lombardie) est rattaché à l’Italie, la Slovénie s’en détache et demande son adhésion à l’état des slaves du sud (Yougoslavie). Le tracé de frontières présente de graves entorses au "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes" particulièrement dans une zone tchécoslovaque au nord de la Hongrie. 


      • vote
        Joe Chip Joe Chip 17 janvier 03:16

        6) En 1920 traité de Trianon, Clémenceau refuse à la Tchécoslovaquie et la Roumanie d’étendre leurs frontières jusqu’à la Tisza (ce qui aurait impliqué une disparition de la Hongrie) mais reconnait la Yougoslavie et un tracé de frontières qui isole des populations hongroises hors des frontières de la Hongrie (Voïvodine en Yougoslavie, sicules de Transylvanie etc)... 

        On associe le nom de Clémenceau à ce démentellement à cause de la haine qu’il a inspiré aux populations autrichiennes et hongroises lors de ces traités en les rendant coupables de la guerre et responsable financièrement de la reconstruction. A cause de ces réparations et de sa présidence des traités, on a associé son nom au démentellement et à un tracé de frontières qui n’a pas respecté le "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes" en ce qui concerne la frontière hongroises. 

        De nos jours, l’association du nom de Clémenceau au démentellement de l’Autriche-Hongrie n’existe plus qu’en Hongrie où les problème des populations hongroises hors frontières est toujours présent. Même en Autriche, le rôle initialement accordé à Clémenceau a été corrigé par les historiens. Dans tous les pays de l’ex-double monarchie sauf en Hongrie, ce n’est pas Clémenceau qui est désigné comme artisan de l’éclatement de l’Autriche-Hongrie mais Woodroo Wilson, le président américain qui a défini le "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes", la trame des accords de paix. 

        Les écrits échangés entre Clémenceau et l’empreur d’Autriche durant la guerre montrent à quel point Clémenceau était au contraire attaché au maintien de cet empire. Ce n’est que sous la pression des députés français, des intérêts de guerre qu’il abandonne en partie l’inviolabilité du territoire austro-hongrois. 
        C’est ensuite un donnat-donnant avec les américains sur le sujet des réparations qui lui fait accepter l’éclatement complet. 

        Je suggère la lecture de ce rapport de thèse canadien illustrant les raports de la France avec l’Autriche-Hongrie. On y trouve des échanges épistolaires montrant à quel point la vision de Clémeanceau sur l’Autriche-Hongrie est loin de la réputation qui lui est attribuée. 

        http://bibvir.uqac.ca/theses/10983819/10983819.pdf

        Vous n’en avez pas marre de colporter des mensonges et des fake news ? smiley


      • vote
        Hieronymus Hieronymus 17 janvier 10:13

        @Joe Chip
        copié/collé d’une thèse de 150 pages, je ne sais pas comment vous faites pour avaler des trucs comme ça, faut au moins plusieurs cerveaux à la fois ..

        enfin c’est une thèse, on pourrait faire l’antithèse et relancer ainsi la discussion, à votre avis qui a fait échouer les pourparlers de paix que voulait entamer l’Autriche Hongrie en 1916 ?

        Clémenceau méprisait l’empire austro-hongrois (à juste titre)

        pourquoi devait on selon vous mépriser cet Empire ? on a vu ce qui est arrivé ensuite, un fragile entre 2 guerres, puis la plupart de ces petits états artificiels ont été aspirés dans l’orbite nazie avant d’être livrés en proie à l’expansionisme soviétique, franchement bcp d’habitants ont du regretter le temps des Habsbourg

        Joe, je pense que vous devriez écrire des articles, ce serait un + pour tout le monde, je vous l’ai déjà suggéré sans que vous me répondiez

        https://www.agoravox.tv/commentaire13151566


      • 2 votes
        maître soucoupiste 7 janvier 14:02

        La seconde guerre mondiale c’est à cause des franc-mac qui ne voulaient pas faire la paix avec les gentils empires aux bonnes valeurs catholiques... Si c’est pas du bon gros discours de collabo ça smiley


        • 2 votes
          jeanpiètre jeanpiètre 7 janvier 14:26

          @maître soucoupiste
          Faire la paix avec plein de régiment allemands dans les campagnes de sa France sacrée, il est beau le patriote hiero


        • vote
          maître soucoupiste 7 janvier 14:50

          @jeanpiètre

          Lui en 40, c’est assez facile d’imaginer de quel côté il se serait rangé.


        • 1 vote
          Hieronymus Hieronymus 7 janvier 19:21

          @jeanpiètre
          Yummi Pussy, ça vous arrive d’être capable d’argumenter ?

          faites nous donc qq-fois un peu part de votre érudition au lieu de cet avatar obscène que vous infligez à la vue de tous depuis des années, marque indéniable d’un goût prononcé envers la vulgarité !



          • vote
            Franck ABED Franck ABED 10 janvier 07:09

            A Chambre des députés, le 29 janvier 1891, Clemenceau à propos de l’interdiction d’une pièce de Victorien Sardou, Thermidor, qui avait été jouée au Théâtre français et jugée antirépublicaine, déclare :

            « J’approuve tout de la Révolution. J’approuve les massacres de Septembre où pour s’éclairer, la nuit venue, les travailleurs plantaient des chandelles dans les yeux des morts. J’approuve les noyades de Nantes, les mariages républicains où les vierges accouplées à des hommes, par une imagination néronnienne, avant d’être jetées dans la Loire, avaient à la foi l’angoisse de la mort et la souffrance de la pudeur outragée. J’approuve les horreurs de Lyon où on attachait des enfants à la gueule des canons, et les égorgements de vieillards de quatre-vingt-dix ans et de jeunes filles à peine nubiles. Tout cela forme un bloc glorieux et je défends qu’on y touche. Je défends que, sur un théâtre qui dépend de l’État, un dramaturge illustre vienne après plus de cent ans révolus, prononcer une parole de pitié qui serait un outrage aux mânes augustes de Robespierre et de Marat. »



            • 1 vote
              Joe Chip Joe Chip 17 janvier 02:49

              @Franck ABED

              Cette citation est un faux. Voici le texte prononcé par Clémenceau à la Chambre des députés le 29 janvier 1891 :

              http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/Clemenceau_1891.asp

              On le retrouve également au Journal Officiel :

              Journal Officiel, Débats parlementaires. Chambre des députés, 1891, p.155

              Ce "discours" de Clémenceau a en fait été inventé de toute pièce par Drumont en 1899 à l’occasion de l’affaire Dreyfus dans un pamphlet intitulé "Les Juifs contre la France, une nouvelle Pologne", 170 p. in-18, paru à la Librairie antisémite.

              Le faux a été signalé par la revue du souvenir vendéen, de sensibilité clairement royaliste mais non partisane, cf. note 4 de la p. 62 du n° 257 (janvier 2012) :  

              http://souvenirvendeen.org 

              Ce faux en dit naturellement plus long sur les fantasmes sadiques et orduriers de Drumont que sur Clémenceau qui s’est contenté de dire "La République est un bloc". Je suppose que relayer ce genre d’insanités vous procure des frissons ? 

              Vous êtes un (boni)menteur (mais on a l’habitude sur ce site, surtout avec des intégristes de votre genre). 



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