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Institut Pasteur : incidents en série avec des virus dangereux, dénoncés en 2017 en plus des 2349 tubes de SRAS perdus en 2014

Suite au documentaire Hold-up, qui mentionne l'institut Pasteur, ce "fait du jour" en date de 2017, rapporté par le Parisien et qui fait froid dans le dos. 

Source 2017 FAIT DU JOUR. Le célèbre organisme de recherche fait l'objet d'une enquête judiciaire. En cause : le transport et la conservation d'un virus dangereux sont pointés du doigt.

Manipulation et transport clandestin d'échantillons de virus dangereux, perte de tubes contenant des bactéries potentiellement mortelles, ordinateurs volés pouvant stocker des données confidentielles à risque... A l 'Institut Pasteur, la liste des manquements et anomalies en termes de police sanitaire est longue. Selon nos informations, un de ces nombreux incidents a conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire le 19 décembre 2016. L'affaire, très embarrassante pour cette illustre fondation française à la pointe de la lutte contre les maladies infectieuses, fait suite à un signalement ( article 40 du code de la procédure pénale ) de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), fin octobre. L'Institut avait tout simplement oublié de signaler l'incident à l'autorité sanitaire, comme la loi le lui impose.

A l'origine, un grave dysfonctionnement de transport de MOT, comme on appelle dans le jargon scientifique les micro-organismes et toxines.

 

Voyage dans une boîte de cosmétique

Le 11 octobre 2015, une scientifique de l'Institut Pasteur de Corée a transporté clandestinement, à bord d'un vol Séoul-Paris, trois tubes d'échantillon de Mers Coronavirus, un virus potentiellement mortel, transmissible par le chameau et apparu pour la première fois en 2012 au Moyen-Orient. Mais le plus grave reste à venir. Le virus, soigneusement rangé dans une petite boîte bleue de produit cosmétique, est resté ensuite sur l'étagère du bureau d'un chercheur de l'Institut sans aucune précaution sanitaire, du 16 au 23 octobre, soit une longue semaine. Tout ceci en dépit des règles nationales strictes du Code de la santé publique ou internationales relatives au transport garantissant la sécurité autour des « opérations sur les MOT ».

L'histoire est longtemps restée secrète, la direction de l'Institut prenant la décision de détruire en douce les trois échantillons du virus sans en informer au préalable l'autorité sanitaire et sans même déclarer l'incident sous les 48 heures, comme l'impose la loi. Le pot au rose n'a été révélé qu'un an plus tard par une fuite opportune dans la presse coréenne. Ce qui a immédiatement provoqué un véritable vent de panique au ministère de la Santé où Christian Bréchot, le directeur général de l'Institut Pasteur, a été convoqué dès le lendemain des révélations. Le responsable a reconnu la non-déclaration de l'incident de MOT, passible de 350 000 euros d'amende et cinq ans d'emprisonnement.

2 349 tubes de SRAS perdus en 2014


[...]

Défaut d'inventaire de tubes d'Ebola


Il faut dire que l'Institut Pasteur n'est pas à sa première dissimulation. En 2014, il avait perdu 2 349 tubes de SRAS, une maladie infectieuse causée par un virus, et avait attendu... deux mois pour prévenir l'ANSM. L'article entier

Plusieurs incidents à l'institut Pasteur

Tags : Virus




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1 réactions à cet article    


  • 1 vote
    rogal 18 novembre 07:31

    Merci pour ces informations, des plus intéressantes, sur ce milieu.



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