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Accueil du site > Tribune Libre > Mathieu Bock-Côté : La nouvelle idéologie dominante

Mathieu Bock-Côté : La nouvelle idéologie dominante

Dans l’émission « En toute liberté » Charles Gave reçoit l’essayiste québécois Mathieu Bock-Côté. La nouvelle idéologie transforme nos sociétés en de véritables camps de rééducation sous couvert de la nouvelle religion du politiquement correct imposée aux peuples européens et nord-américain.

Tags : Europe Amérique du Nord Société Racisme Québec Communautarisme




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18 réactions à cet article    


  • vote
    sls0 sls0 2 mars 16:51

    Ça s’écoute mais pas mal d’exagérations.

    Ça plaira à certains qui sont dans le même fantasme, c’est à la mode en ce moment, il faut surfer sur la vague.


    • 4 votes
      julien julien 2 mars 17:17

      @sls0
      Aucune exagération, Bock-Côté s’appuie sur de nombreux exemples que vous pouvez vérifier, mais c’est lui qui surfe sur la vague et les fantasmes... Toujours aussi lucide le sls0 !
      Regardez ce reportage sur cette fabrique à dinguos qu’est par exemple l’université Evergreen Evergreen et les dérives du progressisme - YouTube

      et revenez nous parler de fantasme.


    • vote
      sls0 sls0 2 mars 17:28

      @julien
      Le dernier pays où j’étais c’était à 75% black.
      La vie en tant que blanc y était très agréable mais je ne culpabilisait pas.
      J’ai fait un paquet de pays dont pas mal de colorés. Etre blanc c’est un avantage certain mais c’est pas pour ça que je culpabilise.

      Et je ne serai plus là quand ça va basculer sur le jaune.


    • 3 votes
      julien julien 2 mars 17:31

      @sls0
      De l’art de répondre à côté.


    • vote
      sls0 sls0 2 mars 18:21

      @julien
      Non, je réponds par rapport à mon expérience, d’autres leur savoir vient de la fachosphère, les attendus sont différents.


    • vote
      maQiavel maQiavel 2 mars 18:25

      @sls0

      « Ça plaira à certains qui sont dans le même fantasme, c’est à la mode en ce moment, il faut surfer sur la vague  ».

      Exactement.

      Sinon, concernant le documentaire d’Evergreen, je l’ai découvert sur ce site et j’ai été effrayé, j’y ait vu une menace réelle pour la liberté académique et je me suis dit qu’il ne fallait surtout pas importer ces délires et absolument lutter contre ces dérives si elles s’installaient en France. Ça c’était ma première réaction instinctive ( et j’ai l’impression que c’est le but de ce documentaire, provoquer une réaction de défense instinctive). Et puis je me suis renseigné pour savoir si ce phénomène était général aux US ou un épiphénomène que certaines mouvances tentent de grossir. J’ai lu différentes sources d’horizons différents mais qui ne répondaient pas à mes interrogations de façon satisfaisante car je me suis retrouvé avec des témoignages qui se contredisent parfois radicalement.

      Et puis j’ai découvert que dans une série de papiers parus en 2018 et 2019, le politologue canadien Jeffrey A. Sachs revenait sur les menaces pesant sur la liberté d’expression sur les campus en Amérique du Nord. En compilant tous les cas enregistrés de renvois causés par les propos politiques d’enseignants du supérieur, l’auteur constate deux points. Primo, sur la période 2015-2017, le phénomène concerne 45 cas (sur un peu plus d’un million de personnes occupant à temps plein ou complet des missions d’enseignement dans le supérieur sur la période). Soit 45 cas de trop, il est certain, mais bien moins que la prétendue vague de censure ravageant soi-disant le pays. Secundo, dans la majorité des cas, c’est pour avoir offensé la droite par des propos identifiés « politiquement de gauche » que ces personnes ont été licenciées. Le graphe qui fait état de ces résultats.

      Même s’il existe effectivement des campagnes de mouvements de la gauche américaine mettant en danger la liberté académique, ce sont surtout des mouvances de droite que le danger vient. Et selon une stratégie intéressante car il s’avère que ce phénomène prend place au nom de la liberté d’expression. Il ne s’agit plus de plus s’en prendre directement aux universités comme des « nids à rouges » à écraser comme à la grande époque du maccarthysme mais, au contraire, à présenter le contenu même des idées critiques qui s’y enseignent comme une forme de censure devant être arrêtée au nom de la liberté d’expression. Et ainsi, d’une dénonciation d’une « gauche académique » supposément passionnée de censure, au moyen d’un discours qui instrumentalise et renverse la liberté d’expression et qui lui permet de se poser comme une minorité opprimée, victime de ce qu’elle appelle le « marxisme culturel » découle un ensemble de mesures mettant tous les universitaires, de droite comme de gauche, sur la sellette.


    • 4 votes
      julien julien 2 mars 18:31

      @sls0
      Non vous répondez à côté et vous persévérez, vous n’avez toujours rien amené qui démontre que Bock-Côté exagère et vous venez me parler on ne sait pas trop pourquoi de votre expérience du racisme qui n’a pas grand chose à voir avec la choucroute et dont tout le monde se fout.
      Le sujet de cette vidéo est la montée dans les pays occidentaux d’une idéologie fanatique et notamment raciste qui se prétend anti-raciste et que documente Bock-Côté, arrêtez de vous regarder le nombril et de parler paresseusement de "fachosphère" quand vous n’avez rien à dire pour une fois, ça pourrait vous faire du bien intellectuellement.


    • 3 votes
      julien julien 2 mars 18:54

      @maQiavel

      "« Ça plaira à certains qui sont dans le même fantasme, c’est à la mode en ce moment, il faut surfer sur la vague  ».

      Exactement."


      C’est comme quand Macron dit reconnaître le fameux privilège blanc ou quand il explique que ce n’est pas à deux mâles blancs de parler de la banlieue, on a dû fantasmer quand il a prononcé ces paroles.

      Tout ça c’est comme l’islamo-gauchisme c’est un coup de l’extrême-droite, mais LOL !


    • 1 vote
      maQiavel maQiavel 2 mars 22:09

      @julien

      Le même Macron qui a accusé le discours « postcolonial », coupable, selon lui, d’avoir nourrit la haine de la République et le « séparatisme » et qui a critiqué le monde universitaire, « coupable » à ses yeux d’avoir «  encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon ».

      Tout ça c’est comme l’extrême droite, c’est un coup de l’islamo gauchisme. Mais Lololilol  !

      PS : Si vous n’avez pas encore compris que nous avons à la tête de l’Etat un politicien qui est capable de dire tout et son contraire sans aucun scrupule et qui a même été élu sur ce « en même temps », il serait temps de vous mettre à la page, nous entrons tout de même doucement dans la cinquième année de son mandat, ça vous laisse encore un peu de temps pour le comprendre. Mais bon, je ne me fais pas d’illusion, je répond certainement à coté.  smiley


    • 2 votes
      julien julien 2 mars 22:54

      @maQiavel
      "si vous n’avez pas encore compris que nous avons à la tête de l’Etat un politicien qui est capable de dire tout et son contraire
      Ouah merci de l’info ! Relol. Ne vous en faites pas j’ai bien compris, c’est même celui qui est allé le plus loin en la matière, le gars essaye littéralement de ratisser de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, je ne crois pas que quelqu’un avait essayé avant lui, c’est assez risible à voir.

      Et oui c’est dommage mais vous répondez à côté, je citais ses propos par rapport à votre façon à vous et à SslO d’évacuer la montée de cette idéologie sur le mode "c’est la droite qui fantasme le truc beaucoup plus gros qu’il n’est", alors que ses éléments de langage sont repris jusque par le président de la république.
      C’est en train de prendre sous une forme ou une autre (que ce soit juste par l’application de l’écriture inclusive) avec une intensité variable dans quasiment tous les milieux institutionnels, des milieux éducatifs à l’entreprise en passant bien sûr par les milieux du cinéma et plus largement de la culture et de la politique. 


    • 1 vote
      maQiavel maQiavel 2 mars 23:23

      @julien

      Vous citez les propos de Macron pour illustrer la montée d’une idéologie, parce qu’il en reprend les éléments de langage, alors que précisément dans d’autres propos, il dénonce cette fameuse idéologie. Vous commencez à comprendre pourquoi se servir des propos de quelqu’un qui est connu pour dire tout et son contraire n’est pas pertinent ou alors vous êtes vraiment long à la détente ?  smiley


    • 2 votes
      julien julien 3 mars 00:10

      @maQiavel
      Essayez de comprendre ce qu’on vous dit, vous allez voir vous allez finir par y arriver : peu importe qu’il dise sans cesse blanc puis noir, qu’il croit ce qu’il dit ou pas, qu’il ait raison de manœuvrer ainsi ou non, ça ne change rien à ce que je dis à savoir qu’il considère que cette idéologie est devenue suffisamment importante dans de nombreux milieux et dans le débat public qu’il se sent obligé de la prendre en considération que ce soit pour flatter ses adeptes en reprenant leurs expressions ou même en critiquant, en partie, leurs idées. C’est un escroc mais je pense qu’il est suffisamment lucide pour voir ceux qui comptent ou pas, si ça concernait juste 2,3 profs et chercheurs d’une poignée d’universités vous croyez vraiment qu’il se donnerait la peine ? Vous ne voyez pas vraiment pas cette idéologie pénétrer différents milieux de la société ?


    • 3 votes
      Joe Chip Joe Chip 3 mars 00:45

      @maQiavel

      Les personnes qui, aux USA, dénoncent la situation de la liberté d’expression dans certains campus sont loin de toutes appartenir à la droite conservatrice ou de s’inscrire dans les thématiques de cette dernière (notamment dans la dénonciation du "marxisme culturel" qui est plutôt l’apanage de la droite libertarienne).
      A vrai dire, la plupart sont aujourd’hui de gauche, du moins parmi celles qui s’expriment dans les médias. Il y a une double inquiétude sur la partition identitaire de la société (même aux USA) et sur le dévoiement des luttes progressistes et sociales au profit d’une lecture exclusivement ou prioritairement raciale ou genrée de la société. 
      Une histoire a mis récemment en perspective ces inquiétudes, quand un concierge et un agent d’entretien ont été immédiatement mis à pied après avoir été accusés de racisme par une étudiante noire d’un campus féminin élitiste à 78000$ de frais de scolarité annuels. Un simple quiproquo avait été interprété par cette dernière comme un acte discriminatoire remettant en cause sa présence dans l’établissement. En gros, elle mangeait dans un espace réservé aux femmes et avait été confondue de loin avec un homme par le concierge vieillissant, qui avait demandé à l’agent d’entretien de lui faire quitter les lieux. Arrivé sur place, l’agent d’entretien comprit aussitôt la méprise et s’excusa auprès de la jeune femme.
      On n’a même pas voulu les entendre avant que l’accusation ne se dégonfle et que l’administration ne soit contrainte de les réintégrer, sans un mot d’excuse, mais non sans que leur réputation ait été détruite.
      Cet argument du détournement des luttes sociales n’est certes pas neuf, dans une certaine définition orthodoxe de la gauche, mais il a été ravivé ces dernières années aux USA, notamment au sein de la gauche socialiste mais aussi par des sociologues qui voient les taux d’illettrisme et de consommation de drogues exploser dans le prolétariat jeune et blanc, bien plus que dans les autres catégories ethniques. Or, une analyse intersectionnelle bornée finira toujours par conclure que ce petit blanc illettré n’a pas subi d’oppression "systémique" et est par conséquent moins à plaindre, par exemple, qu’une femme noire travaillant comme secrétaire dans une société dont les postes de direction seraient majoritairement occupés par des hommes blancs. Les plus cyniques ou blasés diront même qu’il a mérité son sort (car ces "woke" sont aussi des fondamentalistes de la méritocratie, croyant que toute position dans la société ne peut être qu’héritée à défaut d’avoir été méritée) ou qu’il a fait mauvais usage de son privilège blanc et ne mérite donc aucune compassion ni même un regard objectif ou neutre sur sa situation. Pourtant le fait que des "petits blancs", comme on appelle désormais tous les blancs pauvres, y-compris en France, se retrouvent dans cette situation démontre assurément le rôle essentiel joué par l’environnement dans le destin social d’une personne. Les antiracistes sincères devraient donc se saisir de cette réalité pour proposer une vraie "déconstruction" des stéréotypes raciaux. D’autres, aux USA mais aussi en Angleterre, ont même proposer de cibler cette population pauvre, blanche, souvent rurale ou périurbaine, par une politique éducative déterminée, un peu comme cela avait été fait dans les ghettos noirs. Evidemment, ces propositions ont aussitôt été taxées de racisme. 

      Donc, plus que de l’extrémisme, c’est une forme de mauvaise foi ou de double langage qui est reprochée à cette gauche identitaire, qui d’un côté prétend déconstruire les identités, tout en les essentialisant de l’autre à des fins politiques.

      Je n’ai pas examiné les statistiques à ce sujet, mais si on devait se borner à l’étude des statistiques officielles, alors il faudrait par exemple conclure qu’il n’existe en France aucun climat "anti-musulman" puisque les agressions quantifiées contre les musulmans sont en recul global depuis plusieurs années, au point que certaines officines islamistes ont tenté de monter des affaires d’islamophobie de toute pièce, ou inventé des faux témoignages de musulmanes pour la presse anglo-saxonne (j’ai par exemple appris dans le new york times qu’en France les femmes voilées n’avaient pas le droit d’aller à l’école et subissaient quotidiennement des lynchages). 
      L’étude que tu cites ne semble d’ailleurs pas prendre en compte l’auto-censure, qui est comme tout le monde le sait le principal mode de censure dans les milieux où certaines opinions peuvent valoir l’opprobre ou un licenciement à ceux qui les profèrent. Or, il est par définition impossible de quantifier ou de qualifier cette auto-censure, qui se traduit le plus souvent par des adaptations ou des renoncements subtils que le sujet ne ressentira même pas comme une forme de contrainte (puisqu’elle est intériorisée et assimilée à travers le comportement).

      Le phénomène, en tout cas, est bien réel, et assez symétrique de l’identitarisation de la droite. Les identitaires de droite sont plus dangereux car ils sont moins éduqués et en règle générale plus pauvres que les identitaires de gauche qui peuvent sévir dans leur bulle cognitive. Il y a aussi une dimension sectaire assez spécifique à la droite américaine dans ces milieux où l’on confond Jésus et Donald Trump dans un joyeux bordel millénariste.
      Le problème c’est que cette bulle est visiblement devenue dominante et assez exclusive dans certains domaines (sciences humaines essentiellement, mais pas que).


    • 2 votes
      Joe Chip Joe Chip 3 mars 01:30

      Sur le en même temps macronien, j’ai pas tout à fait la même analyse. J’y vois moins une forme de cynisme politicien que de volonté un peu infantile d’être tout et son contraire, ou plutôt d’être tout à la fois, un peu comme un enfant qui pourrait s’imaginer un instant dans le rôle du voleur puis l’instant d’après dans celui du flic, avec la même intensité. 

      Il y a aussi chez lui un truc classique des manipulateurs qui consiste à renvoyer à l’interlocuteur l’image qu’il souhaite avoir en face de lui. On a donc plusieurs avatars de Macron qui s’adressent à des segments différents de l’opinion : le Macron qui parle aux jeunes, le Macron qui parle à l’électorat FN, le Macron libéral, le Macron étatiste... Je crois même que Macron est sincère quand il dénonce le privilège blanc et quand il critique les thèses décoloniales. Comme un acteur est sincère dans chacun de ses rôles. Tout ça est d’ailleurs confirmé par les gens de son entourage qui décrivent souvent sa personnalité comme une énigme.


    • vote
      maQiavel maQiavel 4 mars 17:47

      @julien

      Selon la même logique, puisque Macron a repris le propos de ceux qui fantasment cette idéologie en la dénonçant, ça veut donc dire qu’il y’a une montée de l’idéologie de ceux qui le fantasment. Vous allez me dire que c’est du sophisme et pourtant, c’est votre argument que je reprends en miroir, et je peux le faire parce que vous établissez le principe selon lequel si Macron reprend des éléments de langage de quelque chose, ça veut dire que cette chose monte.

      Et en plus vous êtes HS, le fantasme n’est pas la montée de cette soi-disant idéologie, ce sont les exagérations de Bock-Côté.


    • vote
      maQiavel maQiavel 4 mars 17:52

      @Joe Chip

      1. Je n’ai pas prétendu que toutes les personnes qui dénoncent la situation de la liberté d’expression appartiennent à la droite conservatrice.

      2. Je dis ceci : ce sont surtout de ces mouvances de droite que vient le danger pour les libertés académiques aux Etats unis, des organisations de militants qui utilisent une stratégie bien spécifique qui consiste à utiliser la liberté d’expression pour censurer. Bien évidemment ça ne veut pas dire que tout ceux qui parlent de liberté d’expression s’inscrivent là-dedans ou devraient être amalgamés à ça. 

      Au-delà de Sachs, il y’a Simon Ridley qui a observé le cas spécifique des conflits à Berkeley autour de la liberté d’expression pour montrer comment le maccarthysme se réactive dans la politique US. Ça ne veut pas dire non plus la gauche est innocente mais il précise que même lorsque la gauche mène des campagnes dédiée à la mise au pas de la liberté d’expression et académique, elle est beaucoup moins efficace que la droite. Là où manifestations et campagnes sur les réseaux sociaux organisées depuis la gauche concernent généralement des collectifs locaux d’étudiants en réaction à des événements sur lesquels ils n’ont pas de contrôle, la droite dispose de véritables bulldozers institutionnels, financés à millions. Puisqu’on en est aux anecdotes en voici une qui est très éclairante sur la façon dont se déroulent les choses selon ses observations :

      Lora D. Burnett, une historienne des idées, a publié un tweet sur le débat vice-présidentiel ayant opposé Kamala Harris à Mike Pence en octobre 2020 où elle disait en gros que comme le second passait son temps à interrompre la première, le modérateur devrait l’interrompre jusqu’à ce qu’il la ferme. Tout de suite après, elle a fait l’objet d’une campagne d’astroturfing d’une organisation « Campus Reform » qui paie des petites sommes d’argent opaque à des informateurs étudiants contre des infos sur leurs profs de gauche. Et il s’avère que ce type d’organisation de taille similaire ou supérieure à Campus Reform sont nombreuses à l’échelle des États-Unis, et elles sont généralement rattachées à des organismes plus larges s’occupant de mener des campagnes de lobbying auprès des institutions. Viennent s’y ajouter tout un ensemble de médias qui ont bien compris l’intérêt social de la dénonciation de la « gauche folle des campus » comme Fox News et qui grâce à son martèlement constant va produire une machine à scandale permanent.

      C’est ce qui va se passer avec Lora D. Burnett. Les administrateurs de la fac vont commencer à recevoir un déluge de messages, leur informant que leur employée avait dit quelque chose de fou et leur imposant d’agir. Pendant ce temps des trolls vont commencer à envoyer des emails et passer des appels de harcèlement à la cible et à son institution. Tout cela a pour effet de désorienter la cible, de la faire paniquer et de lui donner l’impression qu’il faut immédiatement régler la situation. Pour les universités, « régler la situation », c’est souvent se débarrasser de la personne par qui le scandale est arrivé ou, du moins, la sanctionner de façon assez publique pour calmer la foule.

      Outre ces campagnes de scandalisation, les organisations en question ont également, entre autres, menées des campagnes de lobbying visant à interdire d’enseigner certains sujets, voir à abolir la notion même d’université publique, publié de nombreuses listes d’enseignants identifiés comme « indésirables » idéologiquement, demandées (et obtenu) qu’un terme soit mis à la carrière de telle ou telle autre cible expiatoire et de mettre des universités entières et leurs programmes sous tutelle des parlements locaux et nationaux. Et tout ça bien sûr au nom de la liberté d’expression. Et s’il faut parler d’autocensure, il faut savoir que ces campagnes ont débouché sur la proposition d’un amendement du député de l’État du Missouri Rick Brattin sur l’abolition de la titularisation dans toutes les universités publiques du Missouri. Une telle mesure conduirait évidemment les universitaires à devoir s’auto-censurer, leurs propos pouvant plus aisément conduire à un renvoi s’ils déplaisaient à ces organisations qui prétendent défendre la liberté d’expression en harcelant des enseignants jugés trop à gauche en affichant leurs photos à l’entrée du campus et en publiant sur Internet des listes noires. On a donc tout une nébuleuse d’organisations qui ont des relais médiatico politiques bien placés.

      3. Et pour ce qui est du climat "anti-musulman" en France, bah … euh … il ne me semble pas que ce soit une position rationnellement tenable. Il existe des mouvances anti-islam qui montent en influence, qui ont une propagande de plus en plus agressive et qui inquiète beaucoup de musulmans car ils sont de plus en plus visibles médiatiquement mais ces mouvances restent minoritaires, je vois mal comment on peut étendre ça à tout le pays.  smiley


    • vote
      Scalpa Scalpa 3 mars 00:06

      Imposée au gavés de la terre et libre aux damnés de mars.


      • vote
        Scalpa Scalpa 3 mars 00:08

        Une idéologie non dominante n’est plus une idée logique dans l’entre soi.



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