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Robespierre, la vertu et la terreur par Antoine Boulant et Franck Abed

Robespierre, la vertu et la terreur par Antoine Boulant et Franck Abed

 #Robespierre #Vertu #Terreur #Révolution

 

FRANCK ABED

 

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Tags : Livres - Littérature Histoire




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  • Étirév 1er mars 14:26

    Robespierre (1758-1794)par celles et ceux qui l’ont connu.
    Présenté à Mme Roland par Brissot, longtemps il fréquenta son salon, s’inspirant de ses grandes idées, mais avec la pensée secrète d’en faire sa gloire personnelle, un marchepied pour arriver au pouvoir, et nul pressentiment ne semble avertir Mme Roland qu’elle recueille un traître, qu’elle réchauffe un ennemi dans son sein, un homme qui, après avoir conspiré avec elle, conspirera contre elle, renversera la puissance de son parti et prendra sa place, et l’enverra elle-même à l’échafaud. Le contraste est frappant entre la bonté de la femme et la perfidie de l’homme.
    Le 10 août, Mme Roland se livra à un mouvement de générosité pour sauver Robespierre.
    Après la journée du Champ de Mars, il fut accusé d’avoir conspiré avec les rédacteurs de la pétition de déchéance, et, menacé comme factieux de la vengeance de la garde nationale, il fut obligé de se cacher. Mme Roland, accompagnée de son mari, se fit conduire à onze heures du soir dans sa retraite pour lui offrir un asile plus sûr, dans sa propre maison ; il avait déjà fui ce domicile ; elle supplia Buzot d’aller aux Feuillants disculper Robespierre, pour elle, pour la liberté qu’ils défendaient ensemble ; il y alla, après avoir hésité un moment.
    Ces trois amis dévoués devaient tomber victimes de l’homme qu’ils s’efforçaient de sauver.
    Quand Mme Roland fut arrêtée et enfermée à Sainte-Pélagie, elle eut l’idée d’écrire à Robespierre, se rappelant l’ancienne amitié qui avait existé entre elle et lui ; elle était malade à l’infirmerie de la prison, pensait à sa fille, à son mari, eut un moment de faiblesse ; un médecin qui se disait ami de Robespierre était venu la voir, il lui parla de lui, peut-être pour lui rapporter les propos qu’il entendrait.
    Elle lui répondit : « Robespierre, je l’ai beaucoup connu et beaucoup estimé. Je l’ai cru un sincère et ardent ami de la liberté. Je crains aujourd’hui qu’il n’aime la domination et peut-être la vengeance. Je le crois susceptible de prévention, facile à passionner, lent à revenir de ses jugements, jugeant trop vite coupables ceux qui ne partagent pas ses opinions. Je l’ai vu beaucoup : demandez-lui de mettre sa main sur sa conscience et de vous dire s’il pense mal de moi. »
    Et cette noble femme, qui ignorait la nature perverse de l’homme, faisait appel à des bons sentiments qu’il n’avait pas, à une conscience droite comme la sienne...
    Elle eut jusqu’à la naïveté de lui écrire, mais elle déchira sa lettre et ne l’envoya pas, mais elle en garda les morceaux ; sa dignité de femme l’avertit à temps qu’on n’implore pas un traître.
    « Robespierre, homme de volonté, sans lumière, ayant toute sa force dans l’instinct, doit être regardé comme l’expression d’une tyrannie populaire dont l’action se réfléchissait dans les moindres comités révolutionnaires ; il n’existait pas d’opinion publique hors de lui, ceux qui avaient le malheur de s’y confier étaient perdus. Tyran subalterne… » (Fabre d’Olivet, De l’étal social de l’homme, p. 334).
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