• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Arméniens de Turquie : interview de Bassam Tahhan

Arméniens de Turquie : interview de Bassam Tahhan

Alors que le François Hollande se rend aujourd’hui en Turquie, nous revenons avec Bassam Tahhan sur un événement passé inaperçue dans nos médias, et pourtant potentiellement bouleversant pour ce pays. Samedi et Dimanche 18 et 19 janvier 2014, des arméniens de Turquie ont élu à Paris un président (Armenag Aprahamian), un premier ministre, ainsi qu’un parlement. À noter que Bassam Tahhan a été lui-même élu député de ce parlement, et président de la commission des affaire étrangères auprès de ce parlement.

 

En effet, un partie du peuple arménien se trouve dans l’Est de la Turquie. Au moment où la Turquie dialogue, bon gré mal gré, avec sa minorité kurde, voici une autre problématique, héritée du passé impérial, qui resurgit actuellement.

 

Propos recueillis par Raphaël Berland, Jack Liberta et La Colombe

 

Pour aller plus loin : « Rassemblement des Arméniens contre l’entrée de la Turquie en Europe » (Allain Jules)

Tags : Turquie




Réagissez à l'article

6 réactions à cet article    


  • 4 votes
    Aiezoa Aiezoa 27 janvier 2014 14:59

    Merci aux Cercles des Volontaires pour le partage de cet entretien avec le professeur Bassam Tahhan ,c’est toujours un plaisir de l’écouter sur des sujets géopolitiques souvent complexes pour le citoyen lambda.


    • 4 votes
      erQar erQar 27 janvier 2014 15:52

      Bon, je crois que c’est pour moi :

      1. pendant 600 ans de règne ottoman, les peuples en Anatolie ont vécu en paix, et sans lavage de cerveau. Sinon il faut être logique, il y aurait longtemps que ces peuples auraient disparu. Et là...nous pourrions parler de génocide
      -

      2. Comment peut on parler de génocide, à moins que vous trouviez des chambres à gaz ? Il faut aussi intégrer qu’il y a eu des adoptions ou des conversions en masse pendant cette période. Je doute que le nazi convertissait les juifs à la pelle.

      -
      3. Les arméniens ont joué un grand rôle dans la banque ottoman, voir le grand père à balladur ou balladurian..devrais je dire (oui l’ancien premier ministre français)..et le litige sur les crédits français.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Balladur

      -
      4. Il faut aussi intégrer que l’histoire de la création de la turquie au début des années 1900 est arrangement entre ami frère la truelle.
      -
      5. La Turquie considère plus ses minorités sous l’AKP que sur les soit disant laïque (athée) qui ont perpétré ces massacres au début du XXè siècle.
      -
      6. La syrie est ancien territoire Ottoman n’est ce pas Monsieur et les populations étaient dispersée dans tous le territoire. Alors vos frontières, je me demande comment vous pouvez les dessiner ?
      -
      7. Au lieu d’implorer pour que le kémalisme revienne, je vous invite à considérer ce parti politique qui est plus respectable que la Turquie fabrication frère la truelle.
      -
      8. Pour ce qui est du support des rebelles ou dissidents, il faut avouer que la vrai démocratie devrait mettre en place une gestion de la majorité en place.   


      • 8 votes
        Romios Romios 27 janvier 2014 16:32

        1. C’est certain que contrairement à la Turquie laïque, l’Islam ottoman n’avait pas l’obsession de l’épuration ethnique, mais il y a eu de nombreuses exterminations de populations (Chios 1820 par ex) . Le statut de dihmmi était très cruel au quotidien. On enlevait les enfant des chrétiens pour en faire des Janissaires. Ils avaient des impôts spécifiques spoliateurs. On les obligeait à se vêtir de façon distincte et avec des tissus précis, leur maison devait être plus petite que celle du voisin musulman, des profession étaient interdites, de jeunes hommes chrétiens étaient contraints de servir de mignons auprès des Pachas et des sultans. Bref, un humiliation de 600 ans qui explique parfaitement pourquoi les chrétiens (mais aussi les arabes et les perses) se sont révoltés. Encore aujourd’hui ne dites pas à un Arabe qu’il est Turc !


        2. Absurde. Il n’y a aucune raison pour limiter le crime de génocide à la technique du gazage.

        3. La Banque Ottomane est une émanation de la banque Lazare-Rothchild. Les Arméniens et les Grecs occupaient souvent des emplois intermédiaires du fait qu’ils avaient davantage le soin d’éduquer leurs enfants que les musulmans et que les emplois publics leur étaient interdits. La ruine de l’empire ottoman par la dette n’est pas dût aux employés de banque mais aux élites Domneh "Jeune-Turc" qui n’etait ni turcs ni jeunes. Les Domneh ont ensuite manipule les masses musulmanes par la haine pour liquider les classes cultivées chrétiennes et mener leur "revolution culturelle" à son terme.

        4. à 8. Entiérement d’accord, les Islamistes sont moins sanguinaires que les Kémalistes. De là à parler de démocratie...

      • 5 votes
        Romios Romios 27 janvier 2014 17:06

        Je trouve M Tahhan émouvant de naïveté. 


        En 1995, la Turquie n’a toujours pas émis le moindre début de regret concernant l’ignoble épuration ethnique qu’ont constitué les 100 premières années de son existence et qui continuent à Chypre et dans la guerre contre les Kurdes. Il n’y a guère de raison qu’elle reconnaisse ce siècle de haine et de sang.

        La raison de ce bellicisme doublé est d’ailleurs lié à ce qu’a expliqué M Tahhan : Il y a largement moins de 50 % de gens d’origine turco-mongole en Turquie.

        C’est une réalité que le régime veux absolument faire disparaître, dialectiquement pour ce qui est de l’idéologie selon laquelle " il n’y a pas de minorités en Turquie" et physiquement pour les minorités reconnues par le traité de Lausanne. 

        Un antécédent intéressant est celui de l’Adjarie (sud de la géorgie) autrefois musulmane depuis la conquète turque (XVIIe) puis sous régime communiste athée jusqu’à la fin de l’URSS.

        Depuis, 75% de la population est revenue au christianisme orthodoxe.

        Il se passe d’ailleurs des choses similaires à Smyrne et en Cappadoce. "Gavour Izmir" comme a dit Erdogan, "Smyrne l’infidèle" trahissant la pensée profonde du gouvernement vis à vis de la réalité sociologique du pays. 

        Amusant pour un premier ministre qui préfère lui-même appeler son village natal par son nom grec de Potamia plutot que par le nom turc imposé par les Kémalistes.

        A Smyrne et en Cappadoce des églises sont réouvertes pour la première fois depuis 95 ans et, surprise, il y a foule à la messe. De même des pélerins turcs, dont beaucoup de "musulmans" se rendent par centaines au monastère St Georges de l’ile aux princes pour demander l’intercession du saint.

        C’est le phènomène des chrypto-chrétiens. On n’efface pas Byzance d’un trait de plume.

        • 3 votes
          erQar erQar 27 janvier 2014 17:40

          1. C’est certain que contrairement à la Turquie laïque, l’Islam ottoman n’avait pas l’obsession de l’épuration ethnique, mais il y a eu de nombreuses exterminations de populations (Chios 1820 par ex) . 

          En effet, on peut parler de génocide...mais il faut savoir si cela est une volonté intentionnel de la part de la dynastie Seldjoukide ? il y a avait énormément de tribu qui avait leur propre langue et coutume et ils ont été éradiqué par le temps.

          -

          Le statut de dihmmi était très cruel au quotidien. On enlevait les enfant des chrétiens pour en faire des Janissaires. 

          Ces janissaires étaient instruits par les meilleurs précepteurs de l’époque et ils avaient des positions hiérarchiques supérieur au villageois musulman de l’anatolie.

          Aujourd’hui, je vous rappelle que nous sommes des dihmmis, vous du premier degré et moi au second degré.

          -

          Ils avaient des impôts spécifiques spoliateurs.

          Entre nous, des impôts spoliateurs pour l’hyper classe feraient un grand bien pour la France.

          -

          On les obligeait à se vêtir de façon distincte et avec des tissus précis,

          Pas entendu parler de ce genre de pratique

          -

          leur maison devait être plus petite que celle du voisin musulman, des profession étaient interdites,

          Oui, et en France quand vous êtes issue de l’immigration. certains poste vous sont interdit... Il me semble que la fonction publique était particulièrement pointé du doigt sous Chirac

          -

          de jeunes hommes chrétiens étaient contraints de servir de mignons auprès des Pachas et des sultans.

          Je n’en ai pas connaissance

          -

          Bref, un humiliation de 600 ans qui explique parfaitement pourquoi les chrétiens (mais aussi les arabes et les perses) se sont révoltés.

          Ils ont bien été aidé par certains. Voir laurence d’arabie

          -

          Encore aujourd’hui ne dites pas à un Arabe qu’il est Turc !

          Bien sûr que non, mais ottoman...il y a un destin et une histoire partagée. 

          -


          2. Absurde. Il n’y a aucune raison pour limiter le crime de génocide à la technique du gazage.

          Oui, je voulais souligner l’absurdité de l’extermination. Mais bon, on peut toujours trouver du zyklon B quelque part.
          -

          3. Je suis d’accord avec vos propos sur cette partie.
          D’ailleurs en 2012, rotschild est le banquier de l’Elysée et Lazard a remplacé une banque d’investissement Oséo
          -
          4. Le terme de démocratie est assez complexe mais entendons nous sur un point c’est le gouvernance par la majorité ethnique...C’est comme si en France, on était gouverné par des juifs.......heu quoique...Dans tous les cas, on est d’accord pour dire que la banlieue n’est pas là pour créer un parti politique et gouverné la France.

          • vote
            Soi même 28 janvier 2014 22:09

            Très bon documentaire sur les paradoxes de la Turquie et de UE.



Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès