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Accueil du site > Actualités > Société > Serge Marquis : Pensouillard le hamster

Serge Marquis : Pensouillard le hamster

Pensouillard le Hamster, plus communément appelé Ego ou le Moi, cette bête féroce et démonique qui nous pourrit la vie, nous est ici expliqué par Serge Marquis auteur du livre "on est foutu, on pense trop" avec une verve et un humour peu commun pour un tel sujet. Un plaisir que JE voulais vous faire partager.

 

 

Tags : Psychologie



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33 réactions à cet article


  • 2 votes
    wendigo wendigo 26 mai 18:00

     M’est avis que ce sujet ne va pas faire beaucoup débat ..... pourtant sur ago TV c’est pas ce ne sont pas ces petites bêtes qui manquent, on en a même des sportives aux gros jarrets endurants. smiley


    • 1 vote
      joelim joelim 26 mai 20:48

      Il donne pas trop envie de l’écouter, au début il dit la même chose pendant 5 minutes avec une tension dramatique factice sans savoir où il veut en venir (je suis preneur d’un résumé du toutim) d’autant que beaucoup comme moi ont apprivoisé leur hamster, lui ont appris à faire des galipettes, etc. Bon il continue à ch**r où il faut pas mais c’est sa nature...


      • 1 vote
        sls0 sls0 26 mai 21:19

        Faire débat ? Le principal c’est qu’il fasse réfléchir.
        Très bonne définition et en plus ça se passe en riant.

        L’origine de la philosophie est asiatique, il faut des personnes pour traduire correctement le message principal, Serge Marquis que je découvre est un bon traducteur.
        La définition de l’égo est différente, la notion du vide aussi et bien d’autres.

        Tollé a occidentalisé le message, ici c’est encore plus accessible.

        Je garderai de la vidéo une définition, la prochaine fois que l’on me parlera de ma prise de sang excellente à laquelle je ne peux pas trop donner de causes, je répondrai que mes biens rentre dans un sac à dos et font moins de 27kg.

        Le monde occidental c’est un peu le penseur de Rodin, je pense donc je suis, je préfère : Je réfléchi et je suis de moins en moins.


        • vote
          Zatara Zatara 26 mai 21:24

          @sls0
          Je cherche et je suis de moins en moins. Certaines choses sont bien trop intellectualisé. Ou plutôt sont biaisés intellectuellement. C’est d’ailleurs la maladie de l’Occident. Parce qu’on en arrive à justifier l’injustifiable...


        • vote
          sls0 sls0 27 mai 01:45

          @Zatara
          Injustifiable ou justifiable, bon ou mal.

          Si j’ai les moyens d’agir, je vois et j’agis. Si je n’ai pas de moyens d’action je ne perds pas mon temps à voir, j’en ai conscience c’est tout.

          Je ne juge pas, je regarde mes fautes et non celles des autres en général. J’ai vécu dans pas mal de cultures différentes, ses concepts on a tendance à s’en dépouiller.

          Un concept c’est un peu comme un verre déformant, plus l’opticien empilera des verres correcteurs, plus la vision sera déformée.

          Sans concept, cela est, on voit tel que cela est, ni bien ni mal ou j’aime, j’aime pas.
          S’il faut étayer une maison qui risque de s’écrouler, on s’en fout du style, de la couleur de la peinture, du statut social du propriétaire, on étaie c’est tout.

          Regarder ou juger l’autre c’est au présent, un peu un regard horizontale, personnellement je crois que c’est une perte de temps et ça empêche de vivre au présent. Et en plus quand je regarde ailleurs, je me fait agresser par des merdes de chiens.

          Il y a un regard verticale passé/futur.
          Le passé on ne sait pas le modifier, même les regrets n’y arrivent pas, il sert simplement de retour d’expérience, pour éviter de refaire les mêmes conneries.
          Le futur on peut le préparer sans être obnubilé, si on y pense trop, ça empêche de bien vivre le présent. Le futur c’est du présent à venir, si on a pris l’habitude de vivre le présent en étant présent, le présent est agréable comme le seront les présents à venir.

          La vie c’est un peu comme du canoé, si on regarde trop sur les cotés on risque de se retrouver à l’eau, on apprécie le paysage sans trop se fixer.
          On peut pagayer comme un dératé, on ne voit pas le paysage, ce n’est pas une garantie de sécurité et on est vite crevé.
          Le courant nous pousse, quelques coups de pagaie à son rythme pour aller où l’on a choisi et la vie est belle.

          Verlaine disait : Doux présent du présent dans un de ses poèmes, c’est incroyable le nombre de présents quand on vit au présent.


        • vote
          Zatara Zatara 27 mai 11:05

          @sls0
          Le passé on ne sait pas le modifier, même les regrets n’y arrivent pas, il sert simplement de retour d’expérience, pour éviter de refaire les mêmes conneries.

          éh bien si justement...mais pas de manière physique évidemment.

          Vous qui êtes scientifique, au dernier degré avec vos chiffres smiley, vous devriez écouter ceci


        • vote
          Zatara Zatara 27 mai 11:08

          @sls0
          et lisez cela


        • 1 vote
          wendigo wendigo 27 mai 14:28

          @Zatara

           Le problème avec le temps c’est que c’est une conceptualisation consciente, une notion si vous préférez , sinon à l’échelle inconsciente comme au niveau quantique (ce qui est la même chose), ça n’existe pas. Notre inconscient navigue dans les trois dimensions temporelles sens même savoir qu’elles existent, justement parce qu’elles ne sont pas. Cette notion est juste créée pour que notre conscience puisses se repérer et ne pas partir dans tous les sens , pour ne pas perdre la raison. Le problème de la conscience c’est qu’elle a besoin de structures limitées étant limitée elle même. N’oublions pas que si notre conscience ne peut gérer en simultané que 4 choses à la fois, notre inconscient lui en gère plus de 200 000 ...... pour lui le temps ne serait qu’une perte inutile d’énergie et il a autre chose à foutre. il remontera donc dans le temps ce que l’on appelles "la mémoire" (qui n’est pas stockée.) et ira dans le future pour voir les différentes possibilités d’action à venir. on a pu constater que le cerveau anticipais les images avant même qu’elles ne soient portées sur un écran. Tout ce joue au niveau de la glande Pinéale, que justement notre Ego bloque quand le mulot monte dans sa roue. Ce que les religions appelles dieu (glande pinéale) et diable (Ego) vous trouverez des représentation de cette glande sous la forme d’une pine de pin (d’où son nom) dans toutes les religions du monde depuis la nuit des temps et l’Ego sous la forme d’un serpent (celui d’eden entre autre) car il est une émergence de notre cerveau reptilien ...


        • vote
          sls0 sls0 27 mai 19:25

          @Zatara
          Une montagne qui permet de voir au delà de l’horizon.

          Au pied de la montagne que les gens discutent du meilleur passage pour arriver au sommet est normal.

          Il y a trois catégories de personnes :
          Il y a ceux qui discutent indéfiniment en bas au sujet du meilleur passage, ils sont majoritaires.
          Il y a ceux qui montent, qui voient de plus en plus loin mais qui n’arrivent pas au sommet. Ils sont différents s’ils redescendent dans la vallée, ils parleront des différents passages employés à ceux qui en feront la demande et qui seront motivés.
          Et il y a ceux qui sont arrivé au sommet, pour eux le passage n’a plus lieu d’être, c’est un peu comme un radeau que l’on construit pour traverser une rivière, sur l’autre rive il n’y a plus d’utilité. S’il redescendent dans la vallée, atteindre le sommet n’est plus un problème, si on leur demande le passage qui va bien, chacun parlera peut être du sien si on insiste mais qui sera différent d’un autre. Je crois que la réponse ce sera ’’grimpe’’.

          Les liens que vous avez mis sont peut être des passages, comme on ne peut emprunter qu’un seul passage à la fois, la profusion est elle nécessaire ?

          Quand je regarde les différents passage ou discours, si je dois les résumer en deux mots, je dirai non attachement ou wou nien en chinois. D.T. Suzuki qui a fait une énorme étude sur le zen au sujet de wou nien parle de non mental ce qui a malheureusement modifié l’interprétation occidentale du wou nien, c’est assez nihiliste le non mental. Houé Neng parle de pensée qui ne se souille dans aucun domaine ce qui implique le non attachement et certainement pas le non mental.

          Je suis un incroyant, quand Bouddha a dit qu’il fallait croire qu’en ce que l’on avait personnellement testé j’applaudis des deux mains. Pour les dialogues avec l’ange comme je n’étais pas présent je n’ai aucun élément.

          Je regarde plus à l’intérieur qu’à l’extérieur, comme avais dit maitre Dogen : Se connaître soi-même, c’est s’oublier. S’oublier, c’est s’ouvrir à toutes choses.


        • vote
          Zatara Zatara 27 mai 19:49

          @sls0
          les mathématiques vous viennent aussi de l’intérieur ? Vos textes de Suzuki sont téléchargés dans votre cloud intérieur ? smiley Si je n’ai rien à choisir à l’extérieur, comment pourrais-je me connaitre ou me reconnaitre ?


        • vote
          sls0 sls0 28 mai 19:22

          @Zatara
          Par chez moi il y a des fruits vraiment délicieux.

          Je serai le meilleur écrivain au monde, j’essaierai de décrire leur goût. Pour découvrir la quintessence de leur gout le mieux est de le gouter et ça il n’y a que vous qui puissiez le faire.

          Les textes de Susuki sont un descriptif du zen, un peu un guide du routard, ce n’est pas le guide du routard qui fera que vous apprécierez le pays visité.
          Malgré que je sois incrédule, j’ai essayé d’analyser les religions et philosophies, DT Susuki c’est dans ce cadre là, il est complet. En plus il y a pas mal de soutras ce qui m’a permis de voir que tous avaient le même message.

          Il n’y a pas grand chose dans mon cloud intérieur, il y a des connaissances mais rien auquel on puisse s’attacher style concept, jugement ou point de vue.

          Un peu comme un petit enfant, il apprend, il accumule des connaissances mais est vierge de point de vue, il a encore la capacité de s’émerveiller.

          On entend souvent l’histoire du doigt qui montre la lune, l’extérieur c’est un peu le doigt.

          comment pourrais-je me connaitre ou me reconnaitre ?

          On est une fois que l’on est plus.
          On trouve la voie quand il n’y a plus personne pour la chercher.
          Oui, indigeste ces phases. Un phrases de Dogen moins indigeste : Se connaître soi-même, c’est s’oublier. S’oublier, c’est s’ouvrir à toutes choses.

          Dans votre phrase il y a un je et deux me qui sont peut être un obstacle.

          Il y a une vingtaine d’années, un ami jésuite avec qui j’aimais discuter m’a demandé ma vision du zen ou plutôt du chan. Je lui ai répondu qu’il mette de bonnes chaussures et d’aller chercher une bonne bouteille dans sa cave. De mon coté je suis allé chercher du pain et du saucisson artisanal.

          On a été faire une ballade, un moment je lui ai dit d’aller remercier un des arbres de la forêt, devant son air étonné, je lui ai dit que sans les arbres il y aurait pas trop d’oxygène et que l’on serait pas là à discuter, si un médecin sauve des vies, un arbre permet la vie, la réflexion sur l’interdépendance dilue le JE.

          Lors de la pause casse-croute, je lui ai montrer mon gobelet, je lui ai dit, ton excellent vin, je l’ai bu, son excellent vin est devenu Philippe, pour le reste je laisse imaginer. La réflexion sur la définition du je dilue le JE.

          On est passé par une petite vallée inconnue, elle est très jolie et il y a des centaines de papillons. Il a fait ah ! Il faut voir le ’’ah’’ des choses, le JE y est absent.

          En marchant je lui ai dit que s’il n’y avait pas eu d’histoire de cul entre nos parents respectifs on ne serait pas là à discuter, encore dilution du JE.

          Je ne vais pas raconter toute la ballade, à la fin de la ballade je n’avais pas répondu à la question mais il avait sa réponse. C’était sa réponse suite à sa réflexion et non la mienne. Ma réponse aurait été le doigt qui montre la lune.

          Plus tard je lui ai parlé du non attachement, sa conception occidentale et ses études poussées faisaient que ça coinçait un peu, quand je lui ai dit qu’un des symptômes du non attachement était une compassion assez exacerbée, le coté nihiliste de la vision occidentale ce n’était pas une certitude. 

          Il y a des choses que l’on peut faire à la place des autres, une simple chose comme péter on ne sait pas faire, on peut écrire un livre sur l’art du pet, ce sera le doigt. Un péteur sachant péter a trouver la lune.


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          Zatara Zatara 28 mai 19:52

          @sls0

          vous ne voyez pas de contradiction ? c’est comme se glorifier d’avoir grimper une montagne et, après coup, déclarer que vous n’avez jamais posé le pied sur le chemin, jamais choisi où poser le pied, jamais évité certaines grosses pierres traitresses...tout est jugement puis choix. Que vous ayez atteint une forme de dissolution, soit. Plus de "je" mais pour l’égo... N’oubliez pas le chemin qui vous a fait réaliser "vos" fruits, que l’extérieur est aussi important que l’intérieur, et que la frontière n’est pas celle que l’on croit...

          c’est dommage que vous ne soyez pas né aveugle, sourd, sans odorat, sans membre...un homme tronc avec vos pensées comme unique compagnon... oui mais comment les formuler...tout est là smiley


        • vote
          sls0 sls0 28 mai 22:52

          @Zatara
          Se glorifier d’avoir grimper une montagne.

          C’est assez occidental comme réflexion, tout n’est pas un concours dans la vie.
          Cette escalade se fait au détriment de l’égo, difficile de se glorifier, il n’y a plus d’égo à nourrir.
          N’oubliez pas qu’il y a de fortes probabilités que je sois encore dans la vallée ou éventuellement au début de la pente.

          Tout est jugement puis choix
          J’avoue être handicapé pour ce qui est du jugement, c’est une maladie pour moi.
          Quand on arrête de juger, d’avoir des avis, on vous plus facilement l’important ce qui améliore la rapidité et l’exactitude du choix.

          c’est dommage que vous ne soyez pas né aveugle, sourd, sans odorat, sans membre...un homme tronc avec vos pensées comme unique compagnon.
          Personnellement homme tronc aveugle est sourd, ne m’handicaperait peut être pas pour méditer mais j’ai une vie sociale très développée et là ça serait un handicap. J’ai côtoyé pas mal d’ONG, l’homme tronc sourd et muet c’est pas courant.
          Par contre avoir une vie sociale développer ne m’empêche d’avoir l’esprit ici et maintenant.
          Je considère aussi les pensées comme une maladie, merci pour le compagnon.
          Je ne dis pas que je n’ai pas de pensées, mais je ne m’y accroche pas.
          Un cerveau avec plein de pensées c’est comme un ordinateur avec plein de programmes. Dès qu’on veut le faire travailler il mouline.

          Certains maitres zen quand on leur posait une question répondaient ATTENTION.
          Comment avoir de l’attention avec un cerveau plein de pensées.
          J’ai regardé la vidéo de l’article avec attention, je beurre mes tartines avec attention, ça laisse peu de place pour les pensées.

          Là je vous laisse, une voisine a un meuble à monter, ça demande de l’attention.


        • vote
          Zatara Zatara 29 mai 00:18

          @sls0
          Quand on arrête de juger, d’avoir des avis, on voit plus facilement l’important ce qui améliore la rapidité et l’exactitude du choix.

          comment faites vous un choix sans jugement ? parce que je ne vois que de la rhétorique dans votre phrase. Ou alors dois-je vous appeler Harvey Dent ?



        • vote
          Zatara Zatara 29 mai 12:45

          @sls0
          Se glorifier d’avoir grimper une montagne.
          C’est assez occidental comme réflexion, tout n’est pas un concours dans la vie.

          Qui vous parle de compétition ? le dépassement de soi suffit...ou la simple envie d’aventure, et de se demander ce que je pourrais bien voir de merveilleux depuis là haut

          Mais soit. Dans ce cas dites vous que vous n’êtes pas né avec vos gouts musicaux actuels, et qu’il existe un cheminement qui vous mènent à maintenant...à vos préférences....Vous avez donc choisi tout au long de votre vie.


        • vote
          sls0 sls0 29 mai 20:30

          @Zatara
          C’est le jugement de valeur que je remets en cause, dans ma carrière j’ai fait pas mal d’audits, c’est des jugements mais par rapport à des critères attendus qu’ils soit techniques ou organisationnels. Une juge c’est des textes de lois et non ses critères ou concepts de la vie personnels.

          Un appareil photo pour lui une image c’est un gris à 18%, il ne juge pas si l’image lui plait, pour lui c’est le meilleur rendu et rapidement.

          Je ne pouvais pas naitre avec mes gouts musicaux actuels car mes gouts actuels n’existaient pas. J’aide dans un studio d’enregistrement, j’ai plus facile a donner les gouts des autres que les miens. A part le disco que je n’appréciais pas trop par son coté frime donc orienté égo, tout le reste me va.

          Mettre son cul dans une bassine d’eau à 5°, une autre à 50° et la dernière à 37°. La plupart des gens vont choisir la dernière, si ça se fait via le test, c’est le confort sans intellectualisation qui fera qu’on aura les fesses dans l’eau à 37°.
          2 minutes et marabout junior, j’ai eu pas mal de contacts avec des moines tibétains, c’est la réponse que je donnais quand il me demandaient pourquoi j’avais commencé vers 11-12 ans la méditation. Ce n’était pas de la méditation pour moi, dans marabout junior ils expliquaient comment améliorer son apnée. J’y suis arrivé aux 2 minutes et même dépassé. En essayant les 2’, je me suis aperçu que j’avais les fesses dans de l’eau à 37° pour pas mal de choses à coté. Ensuite la période baba cool qui ne s’oppose pas à cette pratique, c’était même une mode que je ne côtoie pas trop. Ensuite on s’aperçoit que la position du lotus n’est pas nécessaire pour avoir le cul dans l’eau à 37°, ce n’est qu’un histoire d’attention au présent.

          Je m’occupait de droits de l’homme, fin des années 80, premiers apports théoriques avec des moines tibétains verbales et livresques. Les livres c’était plus orienté la connaissance de l’autre. C’est assez scolaire et directif le bouddhiste tibétain à mon gout. Au même moment j’étais aussi dans le milieu post Tiananmen, toujours recherche livresque pour comprendre l’autre, le taoïsme c’était mal.

          L’union du taoïsme et du bouddhisme c’est le chan et avec Houeï Nêng j’ai trouvé un discours éclairant. Un tuteur théorique non franchement cherché.

          Un tuteur pour une plante et non dix ou vingt. Le tuteur pour un pied de tomates et celui pour les haricots verts sont différents, il n’y a rien d’universel.

          On a plus tendance à regarder le tuteur que la plante, ce n’est pas les fruits du tuteur que l’on mange.

          J’adore lire et je lis beaucoup, je me rappelle un échange entre un sociologue et un maitre zen, le sociologue voulait une définition du zen. Au moment de la cérémonie du thé, le maitre ne s’est pas arrêté quand la tasse de son visiteur était pleine. Son visiteur s’est écrié, arrêtez, la tasse déborde, le maitre à répondu, vous vouliez une définition du zen, vous l’avez. Le zen ce n’est pas rajouter mais enlever, rajouter ça déborde. Les gens rajoutent alors qu’il faut enlever, en cela le wou nien (non attachement) de Houeï Nêng est très efficace.

          Nota : C’est en vivant sous les tropiques avec une nature exubérante que j’ai compris pourquoi le chan est mieux passé que le bouddhisme originel assez fleuri ou exubérant.
          Je suis originaire des Flandres, les conditions de vie de climat sont plus proche des chinois, c’est plus abrupte comme vision, le chan mêlé de taoïsme à enlevé pas mal de fioritures.

          Pour résumer, Marabout junior et discours et sermons de Houeï Nêng comme apports extérieurs peuvent être suffisants. Dans l’art de la compassion du Dalaï Lama il y a aussi de bonnes recettes, ce n’est que mon point de vue.
          Avec la compassion, le JE a aussi tendance à disparaitre.

          C’est un JE qui recherche un bonheur, un nirvana, un satori, un éveil,...
          C’est un JE qui est l’obstacle au bonheur, au nirvana, au satori, à l’éveil. On ne sait pas théoriser là dessus, on ne peut que le vivre.

          Ce matin encore un vieux du quartier m’a demandé pourquoi j’attirais les animaux et les enfants aussi fort, j’ai répondu parce que je n’existais pas. Devant son air interrogatif j’ai développé, comme j’ai autant de concepts et de critères de jugement que dans la tête d’un jeune enfant ou un chien, ça doit être moins brouillon donc plus attirant.

          Je n’ai pas d’envies et j’ai plus que les autres, la vie est très agréable quand on est mort pour soi-même.


        • vote
          Zatara Zatara 29 mai 21:43

          @sls0
          ah bah ça valait le coup de vous titiller smiley merci d’avoir pris le temps


        • vote
          wendigo wendigo 27 mai 07:59

           Il est bon de noter que selon les religions ainsi que philosophiquement, l’Ego est considéré comme le diable, le manipulateur et menteur celui qui nous trompe et nous fait vivre un enfer.


          • vote
            sls0 sls0 27 mai 19:39

            @wendigo
            Vous avez parfaitement raison, comme faux ami, c’est l’étalon.

            On parle de libération, la prison dont il est le plus difficile de s’échapper c’est celle où on s’enferme soi-même et c’est l’égo qui est le gardien des clés.

            Freud a déformé la définition de l’égo, c’est plus sa définition qui est le plus assimilé ce qui peut parfois donner des erreurs d’interprétation. En 1000-2500 ans le sens des mots change, il faut le prendre en compte, l’égo à pas trop mal vieillit mais il a un peu changé.

            C’est pour cela que je regarde plus à l’intérieur qu’à l’extérieur, le principal obstacle est à l’intérieur, c’est l’égo.

            Si c’est notre propre maison qui brûle, discuter de la maison des autres c’est pas trop nécessaire.


          • vote
            Zatara Zatara 28 mai 19:59

            @wendigo
            l’ego ne disparait pas, il change de forme. Il doit être accepter, apprivoiser, reconnaissable, et il faut lui trouver un usage des plus appropriés.


          • vote
            Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 28 mai 20:43

            @Zatara

            L’ego est un mot qui peut désigner deux choses :

            1. la conscience d’être un "Je" (faudrait-il chercher à faire disparaître "Je" ?)

            2. l’image mentale que ce "Je" se fait de lui-même à et quoi il s’attache par peur de sa propre infinie vacuité. 

            Comme l’on ne sait pas toujours de quel "ego" les gens parlent (sens n°1 ou sens n° 2), de nombreux malentendus sont possibles. C’est pourquoi le bouddhisme est d’abord passé pour un nihilisme quand il a été introduit en Occident. Les Occidentaux ont cru qu’on leur proposait de tuer le "Je" dans une forme de suicide spirituel, alors qu’il s’agit de dissoudre l’auto-représentation (l’image que "je" me fais de moi-même). 


          • vote
            Zatara Zatara 28 mai 21:28

            @Qaspard Delanuit
            (l’image que "je" me fais de moi-même).

            Phillipe Guillemant parle de "soi", la représentation mental de nous mêmes. Bien que ce terme existe déjà en psycho, il ne semble pas avoir la même signification...

            L’ego est avant tout et doit rester un outil, si on le laisse prendre les commandes, il va se constituer en tant qu’entité et vivre pour lui même. La question n’est pas de le faire disparaitre car il va juste changer de forme. L’ego peut très bien demander une dissolution du "je". Et c’est précisément ce qui est recherché dans les sectes basiques tuer le "Je" dans une forme de suicide spirituel (certaines s’attaquent à la psychologie entière). Le but est donc de chercher à canaliser l’ego dans une activité qui respecte les choix de la conscience.


          • vote
            Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 28 mai 21:51

            @Zatara
            "Le but est donc de chercher à canaliser l’ego dans une activité qui respecte les choix de la conscience."

             smiley Si vous voulez... mais c’est aussi toujours l’ego qui dit ça. 

            L’ego veut canaliser l’ego dans une activité qui respecte le choix de l’ego. 


          • vote
            Zatara Zatara 28 mai 22:34

            @Qaspard Delanuit

            L’ego veut canaliser l’ego dans une activité qui respecte le choix de l’ego.

            plusieurs choses :

            - il faut d’abord comprendre quelles sont les pouvoirs et les limites de l’ego dans le cheminement d’une vie. Tout ne dépend pas de l’ego, quand bien même on aurait à faire au plus gros ego qui soit. Car cela serait réduire un homme à l’état de pur programme. Après, on peut en parler...

            - il faut aussi comprendre que l’inconscient règne malgré tout.

            - l’ego peut faire abstraction de la conscience, et même la remplacer jusqu’à une totale éclipse smiley

            Cependant, la différence entre ego et conscience est qu’il ne travaille que pour l’individualisation et ce qu’on nomme existence, il ne s’embarrasse pas de paramètres extérieurs indépendant à ce qui le fait exister. Il existe par le regard de son hôte et le regard des autres. Les egos adorent s’épier smiley. Plus vous voulez une récompense, un but,une finalité et plus c’est l’ego qui contrôle....Plus vous ne voulez rien et ne vous intéressez en toute conscience et à chaque instant qu’à votre tâche, et plus vous vous libérez de l’ego, et du regard des autres. Le plus important ce n’est pas la fin du chemin, parce que vous ne la trouverez jamais. Le plus important EST le chemin, à chaque millième de seconde, complètement dissous dans ce que vous faites, l’eter ni té


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            Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 28 mai 22:38

            @Zatara
            Vous parlez comme si l’ego était un truc en vous (plus ou moins utile, dont on peut faire ceci ou cela, qui présente tel inconvénient, etc.). Donc, vous en parlez comme d’un objet. Mais QUI donc à l’intérieur de vous est en train de décrire cet objet à l’intérieur de vous ?  smiley  smiley


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            Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 28 mai 22:42

            @Zatara
            "Plus vous ne voulez rien et ne vous intéressez en toute conscience et à chaque instant qu’à votre tâche, et plus vous vous libérez de l’ego, et du regard des autres."


            Mais qu’est-ce donc que cela, en moi, qui dit vouloir se libérer de l’ego et du regard des autres ? 


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            Zatara Zatara 28 mai 23:01

            @Qaspard Delanuit

            selon vous, tout n’est que vanité, tout n’est qu’ego ?


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            Zatara Zatara 28 mai 23:08

            @Qaspard Delanuit
            ce que "je" veux, l’ego le veux ?

            Peux t’on souhaiter quelque chose pour quelqu’un (une prière par exemple) sans que ce soit l’ego qui parle ?


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            Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 28 mai 23:35

            @Zatara
            "selon vous, tout n’est que vanité, tout n’est qu’ego ?"

            Pas forcément tout dans l’univers. Mais certainement tout ce que nous désirons et nous racontons à nous même, y compris ce que nous appelons notre "libération spirituelle". C’est l’ego qui désire se libérer de l’ego (l’esprit n’a besoin de se libérer de rien). Ce qui rend vaine et ridicule la plupart des démarches spirituelles et fait le bonheur (précaire) des maîtres spirituels de toutes sortes. Mais alors que faire ? Observer le mécanisme de l’ego en direct, tout en sachant que c’est l’ego qui s’observe lui-même. Donc "je" m’observe en train de "me" reconstituer pour "me" donner l’illusion d’être "moi" (en particulier avec mes peurs, mes désirs, mes angoisses, mes souvenirs, mes regrets, ma volonté de changer, etc.). Cette observation attentive (mais neutre et sans aucun jugement) produit la dissolution de ce qui sépare l’observateur (l’ego) de ce qu’il observe (le même ego). Quand cela se produit, il n’y a alors plus que l’observation (il n’y a plus de sujet observateur ni de personnage observé). C’est le "Moment présent" qui est fait d’attention pure à "ce qui est". 


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            Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 28 mai 23:45

            @Zatara
            "Peux t’on souhaiter quelque chose pour quelqu’un (une prière par exemple) sans que ce soit l’ego qui parle ?"

             

            Si on souhaite quelque chose pour quelqu’un en particulier, c’est forcément l’ego. Par exemple si vous souhaitez que votre maman ou votre soeur se portent bien, c’est parce que c’est la maman et la soeur de votre ego. Ca ne veut pas dire que c’est "mal" d’être un ego qui souhaite du bien à son entourage.   smiley

            Si vous priez pour tous les êtres sans distinction, les cafards, les mites, les communistes et même les antifas, alors ce n’est peut-être pas votre ego qui parle. Si c’est sincère. 


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            Zatara Zatara 28 mai 23:56

            @Qaspard Delanuit
            encore du boulot on dirait..merci d’avoir pris le temps, un chic type d’ego que vous avez là smiley


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            Zatara Zatara 30 mai 12:20

            @Qaspard Delanuit
            il y a une forme certaine d’irresponsabilité dans le tout à l’ego....


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            Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 30 mai 12:30

            @Zatara
            Tous les hommes naissent ego. 

          

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