Ah mais il faut rendre à Dupont-Taignant le DLR, ce qui n’est pas à François l’UPR, parce que cet appui a incontestablement joué son rôle dans le succès final. : 189 voix, 0,58 % des suffrages exprimés.
Il y en a qui mettent ça en parallèle avec les 1’078 voix et les 3,28 % d’Anne Carpentier, du Parti d’en rire. Et bien, je le dis, comme je le pense, ce sont des sadiques.
Et ils reluiront moins, le jour où Asselineau ira chercher auprès du FSB* un appui similaire à celui que la CIA fournit sans mégoter à Marine Le Pen, dont un carnet de chèques en blanc.
* Федеральная служба безопасности
Российской Федерации
"N’empêche, les écolos et les autres de gauche ont raison de prendre leur distance avec le PS. Pourquoi ?"
Et aussi parce que, pour ces "écolos" et "autres de gauche" ça paie vraiment un max’ au fond des urnes
Il est de plus en plus clair que les Français veulent du collectivisme, de la solidarité avec les immigrés en général et les clandestins en particulier, et aussi de la fraternité avec les Roms !
« Donc vous ne pensez pas que l’économie détermine le
lien social. Dans ce cas, pourquoi pensez vous qu’il existerait des mosaïques
de communautés autarcique calquées sur les unités de production ? »
Selon la Goldman, dont je m’inspire en l’occurrence, c’est
justement le contraire, ce sont les unités de production qui sont calquées sur
les communautés, et "autarcique" est de moi. Je cite donc Emma
Goldman :
"Le communisme vise à créer une société où les classes seront
abolies, où sera instaurée la propriété commune des moyens de production et de
distribution. L’homme ne pourra jouir de la liberté, de la paix et du bien-être
que dans une communauté sans classes et solidaire (...) Le véritable communisme — l’égalité économique
entre les hommes et entre les communautés — exige que chaque communauté
organise la planification la meilleure et la plus efficace, en se fondant sur
ses nécessités et possibilités locales. Une telle planification repose sur la
liberté complète de chaque communauté de produire et de disposer de ses
produits selon ses besoins, besoins qu’elle doit fixer elle-même...",
etc., etc., etc.
« Je veux bien dans ce cas, ils râlent aujourd’hui, ils
râleront demain dans le friotisme comme vous l’appelez.«
Ma réponse ne se rapporte en rien au friottisme, mais à
votre affirmation - "vous sous estimez la bêtise de vos
contemporains." à propos de laquelle j’ai dit mon désaccord, en expliquant ses
raisons, ce qui était bien le moins.
« Les révolutions ont toujours existées. »
Et vous en dénombrez combien entre 481, début du règne de
Clovis, et 1792, fin du règne de Louis XVI ? Ou entre 1474, début de règne
d’Isabelle la Catholique, et 1873, fin du règne d’Amédée 1er ? Ou entre
Washington (1776) et Obama (2013) ?
La révolution est un événement exceptionnel, souvent séparée
de la précédente par plusieurs siècles, à tout le moins en Europe... Mais de
toute façon, nos contemporains ne veulent pas la révolution, ils veulent en
permanence autre chose que ce qu’ils ont.
"Vous pensez donc que l’économie détermine le lien
social ? Soit …si c’est le cas...",
Ce n’est pas le cas.
"...pourquoi pensez vous que le friottisme amènerait à
une société plus confetti qu’elle ne l’est actuellement ?"
Parce que tout ce point de la discussion repose sur une
observation que j’ai émise il y a quelque jour, à propos du "vrai
communisme" de la Goldman et que j’ai étendue au friottisme. Je me cite
puisque vous m’y obligez :
"...il apparaît admirablement conçu pour un moyen âge
post-industriel où vivront, côte à côte,
une mosaïque de communautés pratiquement autarciques, où ceux qui auront
trop de patates, les échangeront avec ceux qui auront trop de blé, ceux qui
auront trop de friteuses, les échangeront avec ceux qui auront trop de mixeurs
plongeants, etc., etc., etc."
"Cher monsieur vous sous estimez la bêtise de vos contemporains. Les gens croient vraiment que nos sociétés sont égalitaires ou alors qu’elles sont en voie de le devenir …""
Nos contemporains ne sont pas stupides. Ils sont simplement
râleurs et fanfarons - comme beaucoup de contributeurs d’AgoraVox, vous l’aurez
remarqué -, tout en n’ayant nulle intention de mettre leurs actes, même
électoraux, en adéquation avec leurs « râleries ».
Les croire bêtes, c’est prendre leurs vitupérations au
sérieux, alors qu’elles ne sont que socialement indispensables : il ne doit pas
y avoir pas de compagnon plus chiant que celui qui n’a rien à reprocher à
personne ni à quoi que ce soit.
En outre, la conséquence est une notion qui leur est
étrangère, mais tous les peuples sont ainsi, je crois. Il est, au passage, amusant
de constater lors d’une présidentielle comme celle de 2012, qu’ils votent à
56,25 % à droite au premier tour, et à 51,64 % à gauche au deuxième tour.¨
"Ça c’est la vie. C’est ainsi depuis des millénaires
les hommes recherchent en permanence des systèmes moins mauvais..."
Ca, je ne le crois pas du tout. C’est une des particularités
détestables de notre temps déphasé, et de notre civilisation déboussolée, que
de sans cesse prétendre à du changement, de surcroît instantané. C’est
d’ailleurs un des éléments qui rend actuellement la gouvernabilité intenable.