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Le Stagirite : Élections, piège à cons (suite de l’analyse du débat Chouard / Enthoven)

 Une vidéo qui fait suite à l'analyse du "débat Chouard / Enthoven sur la démocratie"

Le Stagirite s'intéresse ici plus particulièrement à l'article de Jean-Paul Sartre "Élections, piège à cons" cité par Raphaël Enthoven, mal à propos semble-t-il, dans son face à face avec Etienne Chouard.

 

Deux questions sont notamment soulevées : 

L'élection est-elle une machine à détruire les collectifs ?

L'opération de vote est-elle une perte de son pouvoir ?

 

le Stagirite - 31 mars 2019

Compléments :

*Coquille dans la légende de l'autobus de la gare Saint-Lazare

"En un mot, quand je vote, j'abdique mon pouvoir" (Sartre, Élections, piège à cons)

Article : J.-P. Sartre, Élections, piège à cons, Les temps modernes, janvier 1973 (on trouve le pdf sur le web)

Livre : J.-P. Sartre, Critique de la raison dialectique, 2 tomes, Gallimard, Paris, 1960

Je n’ai pas trouvé sur internet de ressource abordable et portant spécifiquement sur l’article sur les élections.

Sur la Critique de la raison dialectique, on pourra écouter cette émission avec Vincent De Coorebyter :

 

Mes vidéos auxquelles je fais référence :

 

-LDB #8 - Y'en a marre d'être pris en otage ! :

-Les émissions "Face aux français" et la démocratie - LDB #12 :

-Dominer (par) l'opinion personnelle [ft. Bourdieu] :

-Sommes-nous prêts pour la démocratie directe ? :

 

 

Pour remettre les choses (les vidéos) dans l'ordre : 

 

Sud Radio : Le Débat intégral sur Sud Radio de Raphaël Enthoven et Étienne Chouard sur le RIC et la démocratie

 

le Stagirite : On décortique les meilleurs moments du débat Chouard / Enthoven sur la démocratie

La vidéo d’Esprit Critique parlant notamment du plébiscite :

À 6:48 je parle de "modus tollens" ; j'ai oublié de donner des explications :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Modus_tollens

 

A propos des élections, on pourra également consulter cette vidéo de Science étonnante sur le "jugement majoritaire"

ScienceEtonnante : Réformons l’élection présidentielle !

« Beaucoup de personnes m’ont demandé en quoi la méthode du jugement majoritaire (qui évalue les candidats sur une échelle de 7 mentions) n’est pas sensible au vote stratégique, de la même manière que la méthode des notations entre 0 et 20. Premièrement, elle n’est pas « totalement insensible » (comme je l’ai peut-être improprement suggéré), mais elle est beaucoup plus robuste. Voyons pourquoi :

La réponse courte qui ne satisfera que les matheux, c’est que le jugement majoritaire fonctionne par une médiane, et pas par une moyenne. Et on sait que la médiane est beaucoup plus robuste aux valeurs extrêmes. »

 

Tags : Politique Société Démocratie Citoyenneté Elections Philosophie Culture Etienne Chouard Polémique RIC Raphaël Enthoven




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5 réactions à cet article    


  • 1 vote
    mat-hac mat-hac 5 avril 18:38

    Je préfère Socrate et Platon, qui permettent de créer des citoyens, à Aristote que défend Le Stagirite. Aristote a été le premier scientifique à prouver que la terre était le centre de l’univers par lé déduction logique.

    Je préfère la réflexion scientifique définie par Platon.


    • 3 votes
      Perre Sanders 5 avril 18:56

      Le tirage au sort, selon le modèle athénien, devrait, s’il était appliqué en France, être réservé aux citoyens de souche, se revendiquant comme tels et faisant la preuve de leur appartenance à la Nation française, sur un nombre de générations à déterminer afin de définir une "aristocratie" hexagonale, l’équivalent français de l’élite athénienne chargée de gérer la cité.
      Au plus cent mille personnes, patriotes accomplis, nationalistes, voire racistes, comme pouvaient l’être les citoyens athéniens, face aux Spartiates, aux Perses, aux Egyptiens et, d’une manière plus générale, aux peuples qu’ils qualifiaient de "barbares".
      Faire participer au tirages au sort, des "citoyens du monde", des régionalistes de toute obédience, voire des étrangers, serait en tous points contraires à l’esprit même des institutions athéniennes, dont Socrate illustre la force, la puissance et l’emprise sur les esprits, puisqu’il va lui-même s’appliquer la peine de mort que ces institutions ont décrétée contre lui.
      Imagine-t-on quelqu’un d’autre, parmi les supporters d’Etienne Chouard, se suicidant pour affirmer le principe du tirage au sort. et donner ainsi la plus définitive des démonstrations de l’intangibilité des règles présidant à sa mise en oeuvre ?
      Quant aux tirés au sort. ils perdraient vite leur illusions : ceux qui croyaient pouvoir s’exprimer librement, sur tout et n’importe quoi - comme des représentants du peuple, tels qu’ils se les imaginaient -, leur droit comme leur temps de parole, seraiet strictement limités, parce que, par quelque bout qu’on le prenne, l’an ne compte que des jours de 24 heures, et encore à condition que l’on ne soit pas regardant sur les besoins physiologiques des citoyens et des "politiciens".
      Au grand dam de 450 tirés au sort, tous porteurs de vingt projets urgentissimes et importantissimes, à faire passer, dans l’année même de leur élection, puisqu’ils ne seraient pas reconductibles, au rythme de vingt-cinq par jour - en marge de la gouvernance du pays, proprement dite - ce qui interdirait tout débat de fond et toute discussion sur la place publique.

      Quant au RIC, s’il n’était pas strictement défini et limité comme en Suisse -, il déboucherait sur un foutoir permanent avec un combat incessant entre les OUI et les NON, à propos de tout et de n’importe quoi.


      • 1 vote
        maQiavel maQiavel 5 avril 23:32

        L’éclairage sur les propos de Sartre dans la première vidéo est très intéressant. La distinction qu’il établit entre le rassemblement collectif, le groupe et l’institution me fait penser aux réflexions sociologiques sur la notion de « communauté ». Un livre très intéressant a été écrit à ce sujet. Dans le langage quotidien, ce terme est employé pour décrire ce qui est commun à divers individus. Mais dans cette acception, ce terme ne pouvait servir de base à une étude empirique puisqu’il pouvait regrouper des individus qui n’entretiennent aucune interaction sociale. On pourrait par exemple considérer que deux roux font partie de la communauté des roux mais le fait que ces deux individus puissent avoir des origines sociales, des cultures, des âges, des sexes, des niveaux d’instruction, des habitats, des parcours, des idéaux … bref, des interactions sociales parfois radicalement différentes permet d’affirmer que « les roux » constituent une catégorie statistique mais pas un groupe social.

        Il y’a donc eu de nombreuses réflexions de chercheurs sur la notion de communauté et sur les caractéristiques à lui donner pour en faire un outil descriptif pertinent utilisable dans le cadre de travaux empiriques. Cela a soulevé de nombreuses controverses à un tel point qu’on disait que chaque sociologue a élaboré sa propre définition de la notion de « communauté » (en réalité, on en a compté près d’une centaine). Néanmoins, il est apparu dans les community studies que la grande majorité des définitions incluaient des caractéristiques communes comme l’existence de liens communs qui peuvent s’exprimer socialement par l’appartenance à une organisation commune sous la direction d’une ou plusieurs autorités, un espace commun (qui n’est pas nécessairement géographique) et une volonté commune, ça ressemble au « groupe » et dans une certaine mesure à « l’institution » de Sartre tel que décrit dans la vidéo. 


        • vote
          Perre Sanders 6 avril 09:25

          @maQiavel

          L’appartenance à une communauté se traduit par le sentiment d’appartenance à ladite communauté. C’est ce même sentiment qui a conduit Jean Dutour à parler de "kilomètre sentimental" à propos du traitement de l’actualité par les médias : trois morts dans un accident de train à Armentières comptent plus que les cinquante victimes d’une catastrophe ferroviaire à Dehli.
           


        • 2 votes
          maQiavel maQiavel 6 avril 12:01

          @Perre Sanders

          Je parle de la notion de communauté dans le cadre restrictif de la sociologie descriptive.

          Dans ce cadre-là, dans les nombreuses controverses sur la définition de cette notion, l’idée de sentiment d’appartenance a en effet parfois été convoquée. Mais le hic, c’est que deux individus peuvent avoir le sentiment d’appartenance à une communauté sans avoir aucune interaction sociale. Par exemple, deux individus peuvent avoir le sentiment d’appartenir à la communauté chrétienne mais en vivre dans des pays, avoir des pratiques religieuses, avoir des idéaux, avoir des origines sociales etc, différentes. Ce critère n’est donc pas systématiquement repris puisque la sociologie est précisément l’étude des interactions sociales, une définition de « communauté » qui se réduirait au sentiment d’appartenance aurait un trop faible intérêt descriptif et analytique.



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