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L’interview exclusive de Sergueï Lavrov sur TF1

Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères de Vladimir Poutine, a accordé une interview exclusive à TF1 et LCI.

Tags : Prospective et futur Médias Russie Guerre Ukraine




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6 réactions à cet article    


  • 16 votes
    Vraidrapo 30 mai 18:33

    Bravissimo Maitre LAVROV, en 4mn29 vous avez tout dit.

    Il faudrait que les media français se le tiennent pour "dit" et se tourne vers le Yankee, lourdement vers le Yankee dominateur et hégémoniste...

    mais non, la mère Liseron emboite sa salade sur Marioupol, la petite cuisine pour ménagère auditrice.

    C’est devenu un réflexe :

    quand on explique le fond du problème,

    les Comités de Rédaction sous la connivence du Siècle font de la politique spectacle de bas niveau pour le populo supposé imbécile...


    • 9 votes
      juanyves juanyves 30 mai 22:12

      Une autre façon de parler etd’argumenter que les hystéries dirigeantes occidentales. La différence de niveau est flagrante et laisse beaucoup à penser du niveau intellectuel de ceux qui prétendent nous diriger.


      • 5 votes
        paulau 31 mai 18:59

        La Russie s’est portée au secours des populations russophones du Donbass qui étaient sous le feu constant des forces armées ukrainiennes. La plupart des écoles militaires vous apprendont qu’afin d’envahir un pays, il est nécessaire d’engager trois fois plus de soldats que l’adversaire. La Russie n’a engagé que 150.000 de ses troupes contre plus de 200.000 troupes ukrainiennes, ce qui prouve qu’elle n’avait pas l’intention d’envahir l’Ukraine. L’urgence de protéger et de sauver la population russophone d’une attaque massive ukrainienne, en a décidé autrement.


        • vote
          TchakTchak 31 mai 23:28

          Une opération spéciale pour défendre le Donbass : sauf que Kiev n’est pas dans le Donbass... Elle n’est pas très intéressante cette interview, mais c’est difficile pour Lavrov d’expliquer que la Russie a déclenché une guerre aux objectifs incertains et changeants. Celui qui était peut-être le plus fin diplomate du monde a triste figure maintenant.

          Finalement, le Donbass passe d’un conflit gelé à un autre : des insurgés contre les gouvernements issus du Maïdan à la Russie contre les pays otaniques. Zelenski a été élu à 73% des voix, le plus haut score présidentiel depuis la chute de l’empire soviétique. Il proposait de sortir du dilemme entre justifier les ukronazis avec une Ukraine russophobe ou donner raison aux insurgés et déchirer le pays. Il n’a pas réussi à changer l’agenda issu du Maïdan.

          C’est maintenant une guerre d’attrition à celui qui saura épuiser les forces de l’adversaire. Ni les USA, ni la Russie ne voudront renoncer donc elle va pourrir et durer. A moins que la Russie tombe, mais on n’en voit pas les signes pour l’instant, avec un large soutien populaire selon un sondage il y a une semaine. A moins qu’on passe au conflit nucléaire et ce sera alors réglé pour tout le monde.

          La guerre devient non pas hybride, mais multidimensionnelle.

          Elle est médiatique. Pour les pays atlantistes + du Commonwealth, la psyops a été facile, surtout après celle du délire covidique : c’est la guerre, pour sauver le héros Zelenski contre Poutine le méchant. Pour les autres pays, Poutine est tombé en Ukraine dans le piège de l’OTAN (avec l’US pour imperium et l’UE pour vassaux).

          Elle est une guerre de sanctions. Là aussi, elle est limitée entre les pays atlantistes contre celles russes. Ni l’Inde, ni la Chine, ni les pétromonarchies, ni le Brésil, ni la plupart des autres pays ne rentrent dans le jeu des sanctions. Pustula Von der Pfizer vient d’annoncer que, contrairement à son 6ème train de sanction annoncé, elle continuera à acheter du pétrole à la Russie. ("Elle" : parce qu’elle est l’UE a elle toute seule, maintenant).

          Elle est monétaire : effondrer le rouble ou sortir le dollar de la monnaie du standard monétaire mondial.

          Elle est géopolitique. Victoire des thalassocraties au Grand jeu : il n’est plus question d’une Europe de Lisbonne à Moscou, encore moins d’une Eurasie. Des alliances de revers se consolident : Russie + Chine et l’Inde balance. Le soft power US a disparu : Il ne lui reste à son hégémon que des verrous à tenir : monétaire, militaire avec les bases dans le monde et numérique. Des mouvements internes en vue dans l’Europe : Suède et Finlande qui rejoignent le giron OTAN, flottements dans le groupe de Visegrad et dans les Balkans, retour de la Turquie en Syrie pour occuper la partie arménienne.

           

          Les maillons faibles.

          L’Ukraine sera démembrée entre la Russie, la Pologne, peut-être la Hongrie. Ou reprendra son intégrité, mais sous forme d’état failli, entretenue artificiellement par les organisations otaniques, sous police politique russophobe. Avec une diaspora ukrainienne et ses forces vives qui ne reviendra sans doute pas au pays.

          L’UE va s’enfoncer financièrement, économiquement et se déclasser industriellement. Comme cela correspond à l’agenda oligarchique, les européens seront enfermés politiquement (et numériquement) dans la cage. Le projet mondialiste, cependant, sera sans doute réduit au monde atlantiste + Commonwealth.

          Emeutes, famines, djihadismes et changements de régimes à prévoir dans des pays du monde : Au Sri Lanka, dans certains pays d’Afrique noire, inquiétude en Egypte du fait de sa dépendance alimentaire.


          • 2 votes
            Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 1er juin 00:12

            @TchakTchak

            Il est évident que les pays de l’Europe otanisée et surtout de l’UE et plus particulièrement la France vont se payer un retour du réel douloureux et même cinglant. Cela fait trop longtemps que ces populations se choisissent des représentants politiques qui les bercent d’illusions et des médias qui les endorment avec du baratin. En France, on a connu les prétendues "trente glorieuses", on entre maintenant dans les "trente piteuses de retour du réel dans ta gueule".


          • vote
            TchakTchak 2 juin 11:54

            @Gaspard Delanuit

            Otanisés par l’US, plutôt qu’otaniques, oui c’est mieux. En tout cas pour la fraction de la population européenne qui a compris que l’US n’est pas une nation, mais un empire occupant, les autres, ça leur  convient. Mais à lire les médias des autres contrées que j’ai citées plus haut, c’est clair que l’UE fait partie, à ses dépens, mais tant pis pour elle, de la machine de guerre otanique.

             La France est l’un des rares pays occidentaux qui a vécu sans bases OTAN après guerre. Plus précisément depuis que de Gaulle les a chassées, alors que la 4ème république déjà, s’était offert le luxe d’installer le quartier général de l’Alliance en son pays (Rocquencourt). La France était donc la dangereuse pointe de diamant souveraine pouvant percer le ‘parapluie américain’. C’est la raison du travail particulier sur les élites françaises pour qu’elles fassent sécession contre son peuple : la férocité étonnante contre les GJ, ou l’acharnement contre le refus du TCE, ou contre Chirac qui a refusé à l’ONU l’intervention en Irak, ou le Cercle de l’Oratoire après les attentats du 11 septembre. Ou le retournement de Mitterrand devenu le troisième larron du TINA neoconservateur après Reagan et Thatcher et son aveu avant de trépasser : une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment…

            -----

            @Zip_N

             

            Les habits et tatouages nazis servent surtout à affirmer le sentiment anti-russe, qui a été l’occupant soviétique, avec la destruction des koulaks et l’Holodomor qui a pris entre 2,5 et 5 millions d’Ukrainiens.

            Les tueries et massacres de Stepan Bandera ont commencé contre les Polonais, avant de continuer contre les Russes. La Galicie est une ancienne principauté médiévale, d’origine celte, croate puis slave oriental, avant d’être récupérée par la Pologne et disputée avec l’empire d’Autriche Hongrie. Bandera voulait une Ukraine, avec les Allemands, contre les Slaves polonais aussi bien que russes. Autre marqueur : comme sa Galicie natale, il était uniate, de catholicisme oriental, le reste ukrainien est à dominante orthodoxe, religion byzantine.

            Les Ukrainiens de l’Est ont le souvenir du bandérisme qui a formé son nazisme sur celui de la Wermarcht pour repousser les soviétiques qui eux, ont dû payer de leur sang la destruction de cette armée qu’aucun pays européen n’a su entamer.

            Ressentiment contre ressentiment et sentiments patriotiques inversés…

            Et la nouvelle confédération Pologne-Ukraine va compliquer le jeu. Le nationalisme polonais est nourri de son ancien royaume qui reliait les trois mers : Baltique, Noire et d’Azov. C’est un territoire « naturel » qui est le schéma d’alliances du groupe de Visegrad. Cette même bande de terre avait été formée par l’antique Rus de Kiev et détruite par les hordes mongoles. La Russie a été reformée contre la Horde d’Or depuis la principauté de Moscou qui avait été un avant-poste de la Rus de Kiev.

            Bref…



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