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Accueil du site > Actualités > Société > Tous racistes ? Les biais implicites

Tous racistes ? Les biais implicites

Notre cerveau fait parfois des associations inconscientes, qui peuvent nous conduire à nous faire manipuler, et qui révèlent aussi certains de nos biais profonds.

Le billet de blog qui accompagne la vidéo : https://sciencetonnante.wordpress.com...

Tags : Société Racisme Philosophie Science et techno


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9 réactions à cet article    


  • 1 vote
    BA 25 novembre 15:38

    Les esclaves de Libye.


    En Libye, ces migrants sont vendus comme esclaves aux enchères.


    Un reportage de la chaîne de télévision américaine CNN montre que dans la Libye déchirée dans laquelle transitent de nombreux migrants, des hommes sont vendus lors d’enchères aux esclaves.


    Sur une vidéo filmée en août dernier, des hommes attendent debout, tandis qu’on entend un individu dire : « Ce sont des garçons grands et forts pour les travaux de la ferme ».


    Le même scande bientôt : « 400, 700, 800 ». C’est le prix, en dinars libyens, pour lequel il propose de vendre des êtres humains.


    https://www.youtube.com/watch?v=z08zUFaF740


    Le président français Emmanuel Macron a qualifié mercredi de "crimes contre l’Humanité" les ventes de migrants africains comme esclaves en Libye, révélées par la chaîne américaine CNN.

    Jeudi 23 novembre 2017 :


    Au Maghreb, la persistance d’un racisme anti-Noirs.


    Parmi les réactions suscitées par la diffusion de la vidéo de CNN montrant une vente aux enchères de migrants subsahariens en Libye, la dénonciation d’un racisme anti-Noirs persistant dans les pays du Maghreb figure en bonne place.


    Si les situations n’y sont pas comparables à la barbarie observée en Libye, les communautés noires continuent toutefois d’y être victimes de mépris, de discriminations, voire d’agressions.


    En Algérie, il existe une forte présence de migrants subsahariens qui y restent de quelques mois à quelques années, comme une pause sur leur route vers l’Europe. Selon les associations locales, ils seraient près de 100 000. Vivant dans les périphéries des grandes villes, privés de statut légal, ces habitants « fantômes » occupent souvent des emplois à la journée dans le secteur de la construction.


    En octobre 2015, l’histoire de Marie-Simone, une migrante camerounaise d’une trentaine d’années, avait fait la « une » de la presse. Victime d’un viol collectif à Oran (ouest), elle avait eu le plus grand mal à se faire soigner et à porter plainte.


    En mars 2016, à Ouargla (sud), c’est le meurtre d’un Algérien poignardé par un migrant nigérien qui avait dégénéré en une véritable chasse aux migrants. Et les exemples ne manquent pas.


    Les autorités algériennes sont récemment revenues sur la tolérance dont elles avaient fait preuve vis-à-vis de la migration subsaharienne depuis 2012 et le début des troubles au nord du Mali. En décembre 2016, 1 200 personnes ont été renvoyées du pays. D’autres rafles et expulsions ont depuis été menées dans les grandes villes du pays. Emmenés en bus jusqu’à Tamanrasset, à 2 000 km au sud d’Alger, ils ont ensuite été relâchés de l’autre côté de la frontière, côté nigérien, parfois en plein désert.


    « L’esclavage est la forme la plus extrême du racisme »


    Au Maroc, de nombreux témoignages font aussi état d’un racisme latent. Celui-ci va de faits divers extrêmement violents – en 2014, trois migrants ont été tués à Boukhalef, un quartier périphérique de Tanger – à un racisme diffus. « Dans la rue, certains nous appellent Ebola », racontait un Camerounais rencontré en septembre à Tétouan (nord).


    La partie nord du royaume est un territoire de passage pour les Subsahariens qui veulent tenter la traversée vers l’Europe : soit par la mer, soit en essayant de franchir les barrières qui séparent le continent africain des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Contraints de se cacher dans des conditions très dures, beaucoup sont victimes de bastonnades lorsqu’ils sont pris, puis envoyés dans des villes du sud du Maroc pour tenter de les éloigner.


    En Mauritanie, plus au sud, le racisme ne vise pas les migrants de passage mais une partie des citoyens mauritaniens, rappelant la situation d’un pays où les Maures blancs concentrent la majorité des pouvoirs au détriment des Haratine, descendants d’esclaves, et des Négro-Africains. L’esclavage y a été interdit en 1981. Son interdiction a même été inscrite dans la Constitution en 2012, mais la pratique reste courante.


    « Le racisme anti-Noirs continue aujourd’hui au Maghreb. La couleur de peau est toujours associée à un statut inférieur. Des tribus pratiquaient l’esclavagisme dans tout le Maghreb et c’est resté dans l’imaginaire collectif », souligne le sociologue marocain Mehdi Alioua, président du Groupe antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et des migrants (Gadem).


    « L’esclavage, la chosification du corps est la forme la plus extrême du racisme », poursuit-il, en référence à la vidéo de CNN.


    L’universitaire déplore toutefois le manque de recherches sur cette question. Le sujet du racisme anti-Noirs dans les pays nord-africains est peu documenté, par manque de moyens et certainement aussi à cause d’une forme d’autocensure.


    « Certains craignent d’être accusés de faire le jeu de l’Occident. La conséquence de cette absence de connaissances, c’est que, parfois, on sous-estime ce racisme, parfois, on le surestime. », poursuit M. Alioua, qui précise toutefois que le débat avance : « A chaque fois qu’une campagne de sensibilisation est lancée, elle reçoit plutôt un bon écho au sein de la population et ce dans tous les pays du Maghreb ».


    « Une source de criminalité, de drogue et de plusieurs fléaux »


    Au Maroc, l’augmentation du nombre de migrants subsahariens ces dernières années a eu un effet ambivalent, provoquant tout à la fois plus de frustrations parmi la population – certains estimant, sur fond de difficultés économiques, que les migrants ont plus d’aides que les nationaux –, mais permettant en même temps de démocratiser la problématique et d’accroître la dynamique de soutien aux migrants.


    En Algérie aussi, les associations se sont emparées ces dernières années de la situation des Subsahariens. Leïla Beratto, correspondante de RFI, travaille sur le sujet depuis des années. « Cette discrimination est liée à l’histoire de l’Algérie où des Noirs ont été les esclaves de riches familles à la peau claire, mais elle s’explique aussi par les différences culturelles entre Algériens et Subsahariens qui se connaissent mal », note la journaliste.


    L’un des facteurs déterminant de l’accueil réside dans l’attitude des autorités. Début juillet, Ahmed Ouyahia – devenu le 15 août premier ministre d’Algérie – avait affirmé que les migrants sont « une source de criminalité, de drogue et de plusieurs autres fléaux ». Quelques jours plus tard, le ministre des affaires étrangères, Abdelkader Messahel, parlait lui d’« une menace pour la sécurité » du pays. « Dans ces conditions, le travail de sensibilisation sur le terrain est rendu encore plus difficile », souligne Leïla Beratto.

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/23/au-maghreb-la-persistance-d-un-racisme-anti-noirs_5219175_3212.html



    • 1 vote
      pegase pegase 25 novembre 15:56

      "Agonie", il l’a mis à droite dans la case "fleurs et positif" smiley

      à 8.43

      Sacré rigolo, son test ne prouve absolument rien et ne fonctionnerait certainement pas avec un gaucher où tout est inversé dans le cerveau ...


      • vote
        novo12 25 novembre 17:25

        Les universitaires ont travaillé sur le contrôle des populations à travers la propagande dès le début du 20eme siècle.

        Edward Bernays a appliqué ces connaissances avec talent :

        • 3 votes
          ezechiel 25 novembre 17:40

          "Le test d’association implicite révélait des biais racistes même chez ceux qui ne ressortaient pas spécialement comme racistes dans les tests explicites."

          Cette forme de conditionnement est liée aux statistiques, au bon sens, et au factuel, ce n’est pas forcément une question de racisme.
          Quand vous voyez une fleur, vous pensez aux couleurs vives, à leur parfum, à la beauté universelle de leurs formes, le cerveau a tendance à l’associer au positif.
          Les insectes, telle l’araignée, le cafard, la mante religieuse font penser à des monstres en miniatures, le cerveau a tendance à l’associer au négatif.

          Quand il y a un attentat en France on a plutôt affaire à des Mohamed Merah, Amédy Coulibaly, Moussa Coulibaly, Abdelhakim Dekar, Sid Ahmed Ghlam, Yassin Salhi, Ayoub El-Khazzani, Abdelhamid Abaaoud, Foued Mohamed-Aggad, Samy Amimour, Abdelilah Ziyad, Ismaël Omar Mostefaï, Salah Abdeslam, Chakib Akrouh, Brahim Abdeslam, Bilal Hadfi, Mohamad al-Sabaawi, Mehdi Nemmouche, Chérif Kouachi, Said Kouachi, Mohamed Belhoucine, Mehdi Belhoucine,...
          Quand vous vous faites agresser dans la rue pour une cigarette ou un regard en biais, il est plutôt probable que l’agresseur s’appelle Mohammad Choukhri que Jean-Christophe de la Rondotière.
          Les prisons sont à majorité remplies de personnes de prénoms à consonnance étrangère (statistiquement en France, 60 à 70% des prisonniers sont des musulmans).
          https://www.youtube.com/watch?v=YRrLLSuM-Vw
          https://www.youtube.com/watch?v=K-a-nBC-Oek

          Le cerveau intègre ces faits et les restitue sous diverses formes, dont ces fameux tests d’association implicite, cela n’implique nullement du racisme.


          • 4 votes
            Hijack ... Hijack ... 25 novembre 17:48

            Ainsi, la vue de l’ Haziza suscite implicitement l’envie de gifler, Bhl de l’entarter etc ...


            • vote
              Heimskringla Heimskringla 25 novembre 18:32

              Je suis du même avis que Michel Audiard et Louis-Ferdinand Céline concernant le racisme. 


              Ceux qui sont contre cette vision puent la mort. Racisme : envie d’exister, de vivre, de perdurer. 

              • 1 vote
                jjwaDal 25 novembre 19:09

                @Heimskringla

                Vous avez sans doute des problèmes d’odorat et ça se soigne. Et encore une fois, il faut cesser de dénaturer le sens du mot "racisme" en le confondant avec l’intolérance, la xénophobie ou la simple connerie. Sinon comment nommera-t’on ceux qui se croient membres de LA race supérieure ? Des humains ?...


              • vote
                Heimskringla Heimskringla 25 novembre 20:51

                @jjwaDal

                "Vous avez sans doute des problèmes d’odorat et ça se soigne"

                Pas compris. 

                "Sinon comment nommera-t’on ceux qui se croient membres de LA race supérieure ? Des humains ?..."

                Il n’existe point de race "supérieure" mais des différences entre elles qui font la diversité (bien réelle celle ci) du monde. L’arc en ciel, le vrai, il est la. 

                Le problème de la conception "raciale" est qu’il faut la remettre dans le contexte de son époque (ça a évolué depuis ouf). Ce qui me dérange c’est le point vue moraliste qu’on peut faire sur ce sujet, point de vue moraliste qui prend sa source dans une longue et intense propagande anti raciste qui comme je l’ai déjà dit ici, et l’arbre qui cache la forêt. 

                Si les races existent, qu’elles sont différentes entre elles, c’est quoi le problème ? On s’en fout un peu non ? On peut par contre étudier le sujet pour justement mieux comprendre l’autre vu que c’est surtout une question biologique, culturelle et environnementale.

                Vous auriez du voir la tronche d’un black me disant après 2 verres de Whisky qu’il était chaud comme la braise et qu’il démarrait au quart de tour quand je lui ai dit que c’était normal vu le taux de testo plus élevé chez les blacks. Cela l’a calmé direct. 

                Un black ça sera jamais un Suédois ou un Asiatique, je pense que c’est assez évident sauf évidement pour un abruti de démocrate qui adore tordre les faits et le réel pour passer pour un mec "open"qu’il n’est majoritairement jamais. 

                C’est un sujet secondaire pas vraiment important pour ma part et ceux qui gueulent au racisme à longueur de journée ne font que le mettre au premier plan bref ils sont les premiers responsables de ce contre quoi ils sont censés se battre et ça arrange bien le pouvoir en place... 

                Faire une politique racialiste, ça c’est un autre sujet. 

                " Et encore une fois, il faut cesser de dénaturer le sens du mot "racisme" en le confondant avec l’intolérance, la xénophobie ou la simple connerie."

                On est bien d’accord.


              • 1 vote
                jjwaDal 26 novembre 09:12

                @Heimskringla

                Je stigmatisais simplement la position que ceux ne partageant pas notre vision "puent la mort". Le consensus "pue la mort" en un sens, car on se trompe presque tout le temps à des degrés divers et il faut tolérer la diversité des points de vue pour relativiser déjà la croyance orthodoxe.
                 Sinon je soutiens que la race humaine (il n’en est qu’une) se prend pour LA race supérieure (une large portion du moins). On voit bien qu’élevés dans les mêmes conditions socio-culturelles tout être humain se fond bientôt dans le paysage ambiant, si la discrimination par l’argent (une des pires et qui ne fera jamais l’objet d’un plan d’urgence) n’empêche pas tout simplement la mixité sociale. Le harcèlement par la pauvreté n’intéresse franchement plus personne éligible, autre sujet...
                Je ne souscris pas à cette vision du racisme "envie d’exister, de vivre, de perdurer". Pour moi il est d’abord dans l’affirmation que les différences entre les races conduisent à une échelle de valeur toujours en faveur du groupe raciste qui va se placer d’emblée au sommet et en tirer la conclusion imbécile qu’il peut disposer à son gré des races inférieures.
                Ceux qui ont pratiqué la traite négrière pour envoyer de la main d’oeuvre en Amérique l’étaient, les nazis l’étaient, etc...
                Je ne vois pas de racisme chez les électeurs du FN par ex, mais un réflexe de survie, une volonté de préserver une forme d’identité nationale, du souverainisme, bien sûr de la xénophobie aussi.

                Cordialement.



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