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Accueil du site > Actualités > Technologies > Le Blob : les incroyables capacités d’un génie sans cerveau

Le Blob : les incroyables capacités d’un génie sans cerveau

 Ni animal, ni plante, ni champignon, le blob est un organisme vivant dont l'étude passionne les chercheurs. Une formidable enquête sur une drôle de créature.

(Le Vortex)

Composé d’une seule cellule géante, il existe depuis plus d’un milliard d’années. Apparu sur Terre bien avant les plantes et les humains, il est l’une des formes de vie les plus primitives visibles à l'œil nu. De son nom savant Physarum polycephalum, le blob, qui n’a pas de forme fixe, peut mesurer jusqu'à 10 mètres carrés. Certains ressemblent à de grosses éponges, d’autres à des lichens ou à des coraux. Selon les espèces, cet organisme unicellulaire peut être jaune, mais aussi blanc, noir, gris, marron, bleu, rose ou rouge. Présent principalement dans les sous-bois des zones tempérées, le blob prospère à l’abri de la lumière dans un environnement humide. Bien que dépourvu de bouche, d’estomac, d’yeux et de pattes, il mange (avec un bel appétit) bactéries, levures et champignons, digère, perçoit la lumière et se déplace à la vitesse de 1cm/heure, quatre fois plus vite s'il est affamé. Sans cerveau ni système nerveux, il est toutefois capable d'élaborer des stratégies complexes pour assurer sa survie.

 

Le blob, un génie sans cerveau (Documentaire complet) | Le Vortex & ARTE

Le Vortex | 21 mars 2020 | 51min

Ni plante, ni animal, ni champignon, le blob est une curiosité de la nature. S'appuyant sur l'ouvrage à succès de l'éthologiste et chercheuse au CNRS Audrey Dussutour, ce formidable documentaire nous entraîne à la découverte d'un organisme mystérieux aux étonnantes capacités. Dans leurs laboratoires, de Toulouse à Florence, de Hokkaido à Brême et Boston, des scientifiques spécialisés dans des disciplines aussi variées que la neurobiologie, la biophysique, la biologie, l'informatique et la robotique multiplient les expériences pour en percer les secrets. Et ouvrir peut-être la voie, grâce à lui, à de nouvelles avancées en médecine et en intelligence artificielle.

Documentaire de Jacques Mitsch (France, 2019, 52mn)

 Pour aller plus loin, lire la description sous la vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=B1DCzlWB1lM

 

Le Blob, Intelligent sans cerveau ! - Anecdoxos 07

Scientory | 9 mars 2018 | 8min32

Un unicellulaire visqueux capable d'apprendre et de trouver son chemin dans un labyrinthe ? C'est le blob !

 

[Audrey Dussutour] Le Blob

Espace des sciences | 19 septembre 2018 | 1h26min

Les Mardis de l’Espace des sciences avec Audrey Dussutour, chercheuse au CNRS et spécialiste du comportement des fourmis et des organismes unicellulaires. Audrey Dussutour présente de façon captivante cette espèce non identifiée, ni plante, ni animal, qui promet des avancées scientifiques majeures (dépollution des sols, nouveaux antibiotiques, traitement efficace du cancer...)

 

Physarum polycephalum

Physarum polycephalum

Creative Commons Attribution 2.5 Générique

 

(Wikipédia)

Physarum polycephalum est une espèce de myxomycète de l'ordre des Physarales, vivant dans les milieux frais et humides tels que les tapis de feuilles mortes des forêts ou le bois mort. Cet Amoebozoaire est classé depuis 2015 dans les Mycetozoaires1.

Organisme capable de prendre diverses formes, Physarum polycephalum, bien que n'ayant pas de cerveau, est doté de certaines capacités d'apprentissage2,3. Comme les champignons, dont il ne fait pas partie, cet organisme monocellulaire possède des milliers de répliques de son noyau (permettant sa fragmentation et la fusion des fragments), ce qui a suscité une erreur historique : on a longtemps cru que cette cellule géante était un champignon et qu'elle possède plusieurs noyaux, et Physarum polycephalum a donc longtemps été qualifié de « mycète » et de « polynucléaire »4.

Son nom binominal Physarum polycephalum lui est donné en 1822 par le mycologue américain Lewis David von Schweinitz5. Ce mélange de grec et de latin signifie littéralement « petite vessien. 1 et « à plusieurs têtes ». Ce nom scientifique possède de nombreux synonymes, dont Didymium ou Lignydium à la place de Physarum6.

Au XXIe siècle, ce myxomycète a été surnommé « le blob » en référence aux autres utilisations du mot anglais blob, notamment du film de science-fiction The Blob d'Irvin S. Yeaworth Jr. Ce film, sorti en 1958, a pour personnage central un extraterrestre géant et gluant qui grossit en avalant les habitants (la cellule de Physarum polycephalum, elle, double de taille tous les jours)7.

 

Audrey Dussutour

Audrey Dussutour

Source : Flickr, par TEDx Toulouse

Creative Commons Attribution 2.0 Générique

(Wikipédia)

Audrey Dussutour, née le dans l'Aveyron, est une chercheuse du CNRS1 de Toulouse. Elle est spécialiste des fourmis et des organismes unicellulaires (tel que le Physarum polycephalum, communément appelé « blob »2). Ses recherches sur le Physarum polycephalum l'ont menée en Australie, au Japon et en Suède. Elle est aussi l'éditrice associée de trois journaux scientifiques et a remporté de nombreux prix pour ses travaux et ses articles3. Elle a obtenu plusieurs prix pour ses travaux sur les fourmis dont le « Prix Le Monde de la Recherche 20074 » et le prix Wetrems de l'Académie des sciences de Belgique5 ainsi que le prix du livre « sciences pour tous » pour l'ouvrage Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander67.

Site : http://dussutou.free.fr/

Livre : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander

 

Tags : High-tech Recherche Culture Etonnant Science et techno Nature




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18 réactions à cet article    


  • 3 votes
    Gollum Gollum 25 mars 17:49

    J’avais déjà vu cette conférence de l’espace des sciences consacrée au blob..

    Le blob, encore une découverte fondamentale qui change les vieux paradigmes et qui montre que l’intelligence est déjà là à des niveaux très bas de la vie..

    De là, à ce que l’on creuse encore et que l’on trouve de l’intelligence à des niveaux encore plus bas, moléculaires, atomiques puis particulaires..

    Vers l’infini et au-delà ! (citation de Buzz l’éclair un éminent philosophe néoplatonicien)


    • 3 votes
      gaijin gaijin 25 mars 18:27

      @Gollum
      " l’intelligence est déjà là à des niveaux très bas de la vie.."
      je dirais même que l’intelligence est partout ....sauf dans certains cerveaux ...


    • 1 vote
      beo111 beo111 25 mars 18:36

      Passionnant.

      Par contre, en considérant le mode de propulsion de l’information au sein du blob, par contraction puis dilatation des parois, je me demande si ça ne pourrait pas être les mêmes processus qui dirigent la montée de l’eau dans les arbres.

      En effet, d’après Peter Wohlleben dans son excellent livre La vie secrète des arbres, ce spécialiste déclare qu’à l’heure actuelle on ne sait pas pourquoi et surtout comment l’eau monte des racines vers les feuilles.

      Simple questionnement de béotien.


      • 1 vote
        Isdomir Isdomir 25 mars 21:35

        @beo111
        Comme quoi, nous avons encore beaucoup à apprendre...


      • vote
        Isdomir Isdomir 25 mars 22:04

        Nos chères élites (celles qui lorgnent vers le transhumanisme et la mise sous brevet de tout ce qui abrite le moindre petit bout de code génétique) ont, paraît-il, un agenda rendant incompatible la présence humaine dans les rares espaces naturels n’ayant pas été encore ravagés...
         
        Elles préserveraient quelques petits coins de verdure strictement interdits aux non initiés... Et le reste pourrait partir en fumée dans de gigantesques feux de joie (dernièrement : Australie, Amazonie, Amérique du Nord...).
        Ainsi, tout sera prétexte à nous couper de la nature. Il y a une nouvelle pandémie ? La culpabilité tombera tout de suite (je me demande si le coupable n’a pas été désigné avant que l’on connaisse la nature du virus...) sur un animal sauvage (pangolin, chauve-souris...). L’accès aux forêts sera bien sûr interdit par les autorités, confinement pandémique oblige ("Un arrêté de la préfecture de la Nièvre défend depuis samedi 21 mars l’accès du public aux forêts domaniales.")... etc.


      • vote
        Zip_N 26 mars 00:16

        @Isdomir

        Les plus gros végétaux comestibles, l’arbre en général, aurait préféré que nous restions plus longtemps des singes, c’était le plan de protection prévu par l’arbre lui même. Il a du en faire quelque cauchemars. La survie de l’arbre, de son espèce, et de sa prospérité d’expansion dépendait du singe qui était le plus haut, et le premier servi pour les fruits. Le fruit de l’arbre veut nous faire avancer, disperser, réfléchir selon sa vitesse pour préserver la volonté du meilleur renouvellement de sa vie. Le territorialisme des espèces et la démographie a fait qu’une nouvelle source de nourriture était indispensable et possible aux dernier arrivant. Cette longue marche à terre avec une multitude de nourriture nouvelle, a renforcé le système immunitaire, Les jambes et la géométrie du cerveau s’est agrandie petit à petit avec cette nouvelle source de mémoire et de connaissance.

        il a ensuite retrouvé des fruits, il a recommencé son cirque avec la capitalisation et le territorialisme que faisaient ses ancêtres,. Les derniers arrivants sont repartis comme en 40 car il y avait toujours ce même problème de territorialisme qui créer une consanguinité dégénérative privant le renouvellement de génération. La dégénérescence s’applique aussi pour les végétaux selon le principe de renouvellement /appauvrissement des sols : La concentration et répétition créer une "consanguinitié" végétale dégénérative et inadéquate proportionnellement à leur besoin d’espace et de nourriture.


      • vote
        Djam Djam 27 mars 21:12

        @beo111
        Peut-être par un mouvement similaire à celui du blob, subtile contraction de contraction / relaxation ou d’inspire / expire le long des veinules de l’arbre dans lesquelles circule la sève ?
        Des observateurs avisés ont observé que très très subtilement, les plantes respirent.. à creuser..


      • vote
        crow crow 28 mars 04:27

        @beo111 
        "ce spécialiste déclare qu’à l’heure actuelle on ne sait pas pourquoi et surtout comment l’eau monte des racines vers les feuilles"

        Faut pas toujours se fier à ce qui est écrit dans les livres ! :)
        Ce spécialiste a certainement voulu éviter d’entrer dans les détails mais la montée de l’eau (de sève) dans les arbres se fait :
        1.Par dépression, grâce à l’évaporation importante générée par les feuilles
        2.Par capillarité 
        3.Par pression racinaire due à l’importante concentration de sels minéraux.

        Ainsi, un peuplier de grande taille puise et évapore environ 3 litres par jour pour chaque centimètre de diamètre à hauteur d’homme.


      • vote
        Zip_N 25 mars 22:30

        Il utilise l’intelligence des plantes à son profit ; le corail à pas de cerveau, les volcans ont à priori pas de cerveaux, la Terre à priori à pas de cerveau. Le soleil non plus et pourtant il vit aussi. Les minéraux ont pas de cerveaux et pourtant ils se sont développé.


        • vote
          Djam Djam 27 mars 21:15

          @Zip_N
          Le corail N’a pas... les volcans N’ont pas... les minéraux N’ont pas...
          Et ben Zip_ vous avez perdu le "N" de la négation dans vos phrases ???


        • vote
          Zip_N 28 mars 09:49

          @Djam

          "vous avez perdu le "N" de la négation dans vos phrases ??? "

          Vous avez inventé des points (?) d’interrogations supplémentaires dans votre phrase ! Regardez comment cela s’écrit juste, je vous le souligne pour une meilleur facilité : "dans vos phrases ?"

          Heureusement qu’on est là pour s’entrainer à s’exprimer smiley


        • vote
          Zip_N 28 mars 11:42

          Djam, il faut faire attention avec les ?? parce qu’a l’examen ils vont vous le demander ! Vous le savez ça ? Je préfère vous le dire maintenant que trop tard.

          Par exemple : si vous vous interrogez de 4 erreurs, il y aura qu’un seul point d’interrogation et non pas 4 aligné ???? Pour 5 erreurs c’est un peu plus difficile mais c’est pareil un seul point d’interrogation et non pas 5 aligné.


        • vote
          Zip_N 25 mars 22:34

          Les champignons, les végétaux ont pas de cerveaux c’est pas une propriété unique au blop, Les fruits se sont aussi des génies ils nous utilisent pour qu’ils puissent prospérer.


          • vote
            tobor tobor 26 mars 00:45

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Blob

            On appelle aujourd’hui ces myxomycètes "Blob" par analogie avec ces 2 films de SF hollywoodiens marquants (1958-1988). Vers 1988, année du remake, sortait le "slime", jouet gluant qui faisait très blob lui aussi dans son genre ... et en temps réel à défaut d’être vorace.

            L’appellation "blob" pour ces plasmodes est relativement infantilisante, on a déjà "blog", comment cela va-t-il finir ?


            • vote
              gaijin gaijin 26 mars 07:26

              @tobor
              blug !


            • vote
              Zip_N 26 mars 19:08

              Le Blob ressemble beaucoup a une éponge marine. Les éponges sont classées dans le règne animal.


              • vote
                Zip_N 26 mars 20:56

                Le coronavirus est un peu comme le blob pour sa nourriture, si il a le choix entre un poumon en croissance pas terminée qui possède peu de calorie et un poumon en croissance terminée avec beaucoup de calorie.Lorsqu’il est dans le 1er corps il est calme se repose et il attend la transmission et contagion à un autre sujet plus âgé, Lorsque il a attendu longtemps sa nourriture il est comme le blob, il avance pour s’alimenter plus rapidement, comme le blob il a de la réserve de nourriture.


                • vote
                  Zip_N 29 mars 11:53

                  Je me demande si le blob ne va pas donner des indices sur le fonctionnement et la nature intelligente de l’univers.

                  Avec analogie, les particules du blob sont les étoiles, sa matière organique, chevelures de galaxies. Elles attirent, amassent et colmatent par gravité et magnétisme les sédiments de l’univers et au lieu d’une digestion rapide, la gravitation créer de l’usure, comme une fonte de glace cette fonte est faite de pierre, amas de roche. Elle arrondi (les planètes) en faisant des ellipses d’usure à l’efficacité optimale, et l’univers se nourri de cette usure de sédiment. 



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