La différence c’est qu’avec le FN, on est sûr d’avoir l’extrême-droite mais pas la sortie de l’UE. Avec Asselineau, on sort de l’Europe, mais on évite l’extrême-droite. Le seul problème, et de taille, la présence média dudit Asselineau.
Si son écartement du débat continue, cela confirmera son hypothèse quant au rôle final du FN, à savoir celui de l’épouvantail.
Si le FN désirait vraiment la sortie de l’UE et de l’euro, ils l’énonceraient dans leur projet politique, il ne jouerait pas au chat et à la souris avec les référendums et autres propositions farfelues de renégociation à 2 dans une Europe de 28 pays et où l’unanimité est nécessaire pour faire des modifications. Ce qui montre d’ailleurs l’arnaque d’une "autre" Europe.
Ce qui est amusant, c’est que l’élite est elle, par contre, très attachée à sa propre lignée de sang ! Des rois aux présidents, des magnats de la finance aux grands industriels, le mariage n’est certainement pas pour tous. ;)
Je comprends l’énervement du FN vis à vis d’Asselineau. Le FN étant potentiellement le seul parti qui peut accéder au pouvoir et ainsi proposer aux français la sortie de l’UE et de l’euro. En étant lucide, ce n’est pas Asselineau (si on suit ses propres calculs de probabilité, il pourrait être élu en 2692 ;D) qui pourra accéder aux manettes.
Pourtant, il paraît évident que la solution du FN :
1/ Je tente de renégocier 4 points essentiels me paraît impossible car cela ne marche pas comme ça. Les traités doivent être renégociés sur la base de l’unanimité. Aller voir Mme Merkel seulement et imposer ses changements n’est pas une solution sérieuse. N’est-ce pas Sarkozy qui avait déjà promis ça ? Et même Hollande, il me semble.
2/ Comme prévu, cette renégociation ne marchera pas. Alors on propose aux français par référendum la sortie de l’UE. Très bien, c’est apparamment démocratique mais que se passe-t-il si les français préfèrent rester dans l’UE ? Que fait-t-on alors ? Je vous le demande.
Alors que le clivage gauche / droite apparaissait inexistant au fil des politiques européennes, il fallait provoquer une division artificielle, recréant l’illusion de 2 opinions radicalement opposées et classant les progressistes à gauche et les conservateurs à droite. Une opération de manipulation mentale massive à travers toute l’Europe. Et ceci dans le but de maintenir le joug de l’UE. Car aujourd’hui, on a insinué que sortir de l’euro et de l’Europe revenait à porter une petite moustache.