Même les VIP des goulags
sibériens n’auraient jamais pu rêver du traitement à la Ryssen en France. Donc non, tout ne se vaut
pas, notre régime est incomparablement mou comparé au régime soviétique.
Comment Jean Léon Beauvois appelle cela déjà : l’autoritarisme et le totalitarisme tranquille !
Ce n’est pas parce que c’est plus mou que c’est mieux !
De 2013 à 2014, il est hospitalisé de façon illégale au CH de Thuir (Pyrénées-Orientales) puis en clinique psychiatrique jusqu’au 20 juin 2014. Il porte plainte contre l’université de Perpignan et l’hôpital à l’origine de son internement psychiatrique11 et obtient gain de cause contre l’hôpital, mais fait appel estimant que la responsabilité de l’université était aussi engagée12.
En 2019, il porte plainte contre le président de l’université de
Perpignan pour "actes de torture", accusant le directeur de l’université
Fabrice Lorente de lui avoir fait des représailles après qu’il avait
relayé des dénonciations de corruption de la part d’étudiants souhaitant
acheter leur diplôme universitaire13.
La conclusion de l’étude est que les humains ne peuvent pas distinguer
les personnes saines des personnes atteintes de pathologies mentales
dans les hôpitaux psychiatriques. Elle illustre également les dangers de
la déshumanisation
et de l’étiquetage dans les établissements psychiatriques. L’étude
suggère de remettre en cause la nature du diagnostic porté par les
personnels de santé dans les hôpitaux psychiatriques, en prenant en
compte les effets induits de l’institution sur les sujets concernés.
Les imposteurs inexistants
Ayant
entendu parler des résultats de l’expérience initiale, les membres d’un
CHU reconnu ont affirmé que de telles erreurs n’auraient pas pu se
produire dans leur établissement. Rosenhan a alors pris contact avec eux
et leur a proposé d’identifier le ou les pseudo-patients qui allaient
tenter de se faire admettre au cours des trois mois suivants. Le
personnel médical devait pour chaque admis déterminer s’il était
imposteur ou s’il était vraiment malade. Sur les 193 patients,
41 personnes ont été considérés comme des imposteurs et 42 suspects.
Le problème est que le Dr Rosenhan
n’a envoyé aucun pseudo-patient. Les personnes que le CHU a qualifiées
d’imposteurs étaient innocentes et probablement d’authentiques patients.
Cela a conduit à la conclusion que « tout procédé de diagnostic qui se prête trop facilement à des erreurs massives de ce genre ne peut pas être fiable ». Des études menées par d’autres sur la problématique des diagnostics ont eu des résultats similaires.