@pemile et @nono J’emploie le terme ’’victoire aux points’’ du fait de l’occupation par les forces russes d’une partie du territoire ukrainien. Il ne s’agit pas d’un KO, l’Ukraine reste debout mais avec une superficie diminuée de 20%. C’est une situation de ce type qui avait été issue du conflit soviéto-finlandais de 1939.
@nono le simplet ( Jean Desmaison ) La position de principe des deux belligérants est inévitablement maximaliste : tout prendre ou tout reprendre. Mais la lente érosion de territoire côté ukrainien et l’essoufflement de l’avancée côté russe devraient pousser à trouver des compromis. Après ça, c’est une question de ’’récit’’, j’ai souvent écrit qu’il n’y aurait ni victoire totale ni défaite totale, la Russie est en situation de victoire partielle aux points et peut en interne faire valoir ses acquis, et l’Ukraine peut se targuer d’avoir limité ses pertes territoriales.
L’accord de sortie ne peut assurément pas se limiter à une suspension du combat, mais des dispositions de non-agression et surveillance de la zone de contact (cf l’armistice de Panmunjeom). Côté européen on craint (ou feint de craindre) que la Russie continue ensuite au même rythme de production d’armement et attaque l’Europe en 2030. De l’autre côté, il y a le plan de réarmement de l’UE+U.K. Pour sécuriser, il faudra donc revenir à un processus type OSCE, coexistence pacifique puis reprise de relations multilatérales. Il faudra dans ce cadre abandonner les velléités d’extensions des instances occidentale dans la zone péri-russe ce qui déstabilise la région. Un climat de détente serait la meilleure garantie de sécurité pour les pays de l’Est européens des deux côtés.
@nono le simplet ( Jean Desmaison ) La séquence présentée à LCI hier était dans l’étroit ’’golfe de Finlande’’, les avions russes qui rasaient l’espace estonien ont été ’’escortés’’ (pas raccompagnés en sens inverse) mais ont ensuite continué, probablement vers Kaliningrad.
Rochebin s’excitait comme quoi il faut les abattre dans ce genre de situation, mais le général Paloméros plus professionnel lui expliquait (en vain) qu’il faut d’abord évaluer le caractère hostile (par exemple brusque changement de cap) et le type d’armement. Il y avait également des diplomates qui s’exprimaient en ce sens. Mais le journaliste n’en démordait pas, avec des boute-feu de ce genre (malgré son sourire bonasse) ou des experts comme Trinquant, le monde serait déjà vitrifié (les Soloviev français en quelque sorte).
@nono le simplet ( Jean Desmaison ) Soit un gain net 60 km2 par semaine, ce qui ne fait effectivement pas entrevoir de ’’faire son pré carré’’ de la totalité des oblasts revendiqués à ce rythme et à ce coût. L’hypothèse d’une percée ne parait plus probable, mais on est quand même loin d’une inversion. Le moment est donc venu aussi côté russe de prendre en compte les réalités, et de cesser le feu sur la ligne actuelle de front, ce serait alors un scénario façon ’’à la coréenne’’.
@PLACIDE2 Ou plutôt, sans Odessa, l’Ukraine n’existe plus
PS : je ne sais pas si je suis le seul, mais impossible de me connecter sur l’agoravox classique, même via un VPN, alors que d’autres intervenants continuent de pouvoir poster des messages. si ça dure, serais-je obligé de créer un nouveau compte ?