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  • Premier article le 04/03/2019
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    ezechiel ezechiel 15 décembre 22:16

    @maQiavel "Mais évidemment, vous ne connaissez pas cette déclaration du 23 octobre puisque vous ne sélectionnez que les faits qui vont dans le sens de votre théorie."

    Je ne connais pas la loi du 23 octobre 1793, tout simplement parce qu’elle n’existe pas. La Convention a accéléré l’extermination des Vendéens en envoyant en janvier 1794 le général Turreau et ses colonnes infernales en Vendée pour finir le boulot.

    Turreau écrit directement au Comité de Salut Public, à Paris : « Je le répète. je regarde comme indispensable de brûler villes, villages et métairies, si l’on veut entièrement finir l’exécrable guerre de Vendée, sans quoi je ne pourrais répondre d’anéantir cette horde de brigands. J’ai donc lieu d’espérer que vous l’approuverez. Je vous demande la grâce de me répondre par retour du courrier ».

    La réponse vient enfin le 19 janvier 1794 : « Tu te plains, citoyen général, de n’avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures. Elles lui paraissent bonnes et pures mais, éloigné du théâtre d’opération, il attend les résultats pour se prononcer : extermine les brigands jusqu’au dernier ; voilà ton devoir ».



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    ezechiel ezechiel 15 décembre 22:03

    @Laconicus "J’aimerais comprendre ce qui constitue précisément l’objet de la controverse... Pensez-vous que les membres et les agents du gouvernement révolutionnaire ont eu la volonté de supprimer quelques chose de "génétique" en Vendée ?"

    Ce n’est pas un problème de génétique, je crois que que je n’ai pas été assez clair, ou alors vous n’avez pas compris le problème.
    Les révolutionnaires français veulent bâtir un Ordre Nouveau, un Monde Nouveau.
    Les familles catholiques qui vont à la messe, attachées à Dieu, à leurs traditions, et à leur Roi, ne veulent pas se soumettre à des usurpateurs qui viennent du jour au lendemain leur dicter de nouvelles lois, leur apprendre qu’ils n’ont plus de Roi, qu’il n’y a plus à se soumettre à l’ordre Divin, que seul règne la puissance de l’homme, la Liberté, l’Égalité et la Fraternité.
    Toutes les familles qui refusent ce diktat sont déclarées brigandes, il faut alors les anéantir pour faire table rase du passé. Éventrer les femmes, massacrer les hommes, les enfants, les vieillards, tout ce qui appartient à l’Ancien Régime ou est susceptible de le rappeler.
    C’est ce que Barère explique devant la Convention en 1793 quand il dit qu’il faut "détruire la Vendée", que la "justice nationale doit effacer le nom de la Vendée des départements de la république".
    Il s’agit là bien d’un génocide, dans le sens où il est décrété que la population catholique royaliste non républicaine doit être anéantie, non pas pour ses actes, mais pour ce qu’elle est, ce qu’elle représente.

    "Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé devant nous. Notre patrie, c’est notre foi, notre terre, notre roi... Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition.
    Alors, qu’est-ce que cette patrie, sans fidélité, sans amour ? Cette patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ?
    Pour eux, la patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous, elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous, nous l’avons sous les pieds, c’est plus solide ! Et il est vieux comme le Diable leur monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu... Vieux comme le Diable... on nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions... Faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver, pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur."

    François Athanase Charette de La Contrie commandant l’armée catholique royaliste de Vendée



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    ezechiel ezechiel 15 décembre 18:10

    @sls0 "Il y a le rapport Barère mais il n’y a pas de loi d’extermination hormis dans la tête d’intégristes religieux dont vous êtes un des représentants sur agoravox."

    Les rapports des généraux Westermann, Turreau, Huché, qui ont appliqué à la lettre, la loi d’extermination avec massacre systématique de milliers de Vendéens, femmes, enfants, vieillards, c’est quoi ? Une vaste blague ?



  • 1 vote
    ezechiel ezechiel 15 décembre 17:51

    @maQiavel
    "Les partisans de cette thèse citent souvent le décret du 1er octobre mais ils omettent le fait qu’après la victoire de Cholet le 19 octobre, la Convention crut l’objectif atteint et décréta la guerre terminée le 23 octobre"

    Absolument pas. La guerre en Vendée s’est poursuivie bien au-delà d’octobre 1793, en témoigne les massacres systématiques de la population civile vendéenne (femmes et enfants compris) sur l’année 1794 par l’armée républicaine (voir mon commentaire publié ci-dessus).

    ---------------------------------
    "Mais il n’y a pas eu de génocide, et là la première chose à faire est de comprendre que ce terme suppose l’intention de détruire un groupe humain pour ce qu’il est et non pour ce qu’il fait."
    "Et pour finir, ils omettent tous les documents du pouvoir central qui recommande de protéger les femmes, les enfants, les vieillards et les patriotes qui étaient du coté de la République."

    Le génocide vendéen a pour source profonde la philosophie des Lumières épousée par la République, tous ceux qui n’adhèrent pas aux principes de Liberté, Égalité et de la Fraternité humaine ne sont plus considérés comme des êtres humains mais des bêtes sauvages, des brigands, car ils refusent le progrès. Ils doivent donc être exterminés :

    "Qui refuse de rechercher la vérité, renonce à la qualité d’homme, et doit être traité par le reste de son espèce comme une bête farouche."
    Diderot - "L’Encyclopédie" - notice de la rubrique "droit naturel" (1755)

    "Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité."
    Jean-Jacques Rousseau - "Du contrat social ou principes du droit politique" (1762)

    "Quiconque outrage ou repousse la pensée, abdique le nom d’homme et se place en dehors de l’espèce humaine."
    Benjamin Constant - "Principes de politique" (1806)

    "L’homme peuple est le plus sot et le plus méchant des hommes."
    Diderot - "Essai sur les règnes de Claude et de Néron" (1777-1778)

    "Le public, cette foule imbécile qui nous juge."
    Diderot - "Madame de la Carlière" (1772)

    "Le gros du genre humain a été et sera très longtemps insensé et imbécile."
    Voltaire - Essais sur les moeurs et l’esprit des nations" (1740-1756)

    "C’est une très grande question, mais peu agitée, de savoir jusqu’à quel degré le peuple, c’est-à-dire neuf parts du genre humain sur dix, doit être traité comme des singes."
    Voltaire - "Jusqu’à quel point on doit tromper le peuple" (1756)

    "L’homme sans culture, sans expérience, sans raison, n’est-il pas plus méprisable et plus digne de haine que les insectes les plus vils ou les bêtes les plus féroces ?"
    Paul Henri Thiry D’Holbach - "Le bon sens" (1772)

    "N’instruisez pas l’enfant du villageois, car il ne lui convient pas d’être instruit."
    Jean-Jacques Rousseau - "Julie ou la nouvelle Héloïse" (1761)

    "Le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s’étendent pas plus loin que ses occupations. Les frères de la Doctrine Chrétienne, qu’on appelle "ignorantins", sont survenus pour achever de tout perdre ; ils apprennent à lire et à écrire à des gens qui n’eussent dû apprendre qu’à dessiner et à manier le rabot et la lime, mais qui ne le veulent plus faire."
    La Chalotais - "Essai d’éducation nationale" (1763)

    "Le pauvre n’a pas besoin d’éducation ; celle de son état est forcée ; il n’en saurait avoir d’autre."
    Jean-Jacques Rousseau - "Émile ou De l’éducation" (1762)

    "Mais à ce mot d’instruction, si l’on attache l’idée d’étude des langues, des sciences, des lettres, des beaux arts, sans contredit on doit l’éloigner du peuple ; l’ignorance est préférable."
    "Je ne connais pas d’armes plus dangereuses que le savoir entre les mains du peuple."

    Philipon de la Madelaine - "Vues patriotiques sur l’éducation du peuple, tant des villes que des campagnes" (1783)

    "L’homme est fait pour toutes les opinions excepté pour la vérité. Il n’y aura jamais qu’un très petit nombre d’esprits capables de la supporter. Ceux qui pensent à éclairer tous les hommes et qui pensent que tous les hommes peuvent être éclairés font une supposition absurde."
    Joseph Joubert - "Essais" - "Les systèmes" (1787)



  • 2 votes
    ezechiel ezechiel 15 décembre 17:28

    @sls0 "On y parle d’exterminer les brigands de l’intérieur."

    Les brigands ce sont les Vendéens. C’est très bien expliqué dans le rapport de Barère, qui donne lieu à la promulgation de la loi sur l’extermination.

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