Pour ma part, je maintiens ce que j’ai dit quant aux critiques de Karim.
Je vous invite à réécouter objectivement et humblement son premier train de critiques. Je ne pense pas qu’elles puissent être balayées d’un revers de main.
En gros, il dit que le père Marie-Gallez fonde sa thèse - ou une partie de sa thèse - sur des approximations des textes traditionnels musulmans, sur des témoignages d’époque assez minces ou sujet à caution, qui sont en contradiction soit avec la lettre, soit avec le fonds du texte traditionnel musulman. Et il cite des points précis. Vous n’avez pas été capable de répondre précisément à ces critiques.
Ce que je peux parfaitement comprendre. L’exercice est très difficile. Mais, comme disent très justement les Allemands, "le diable est dans les détails".
Contrairement à ce que dit Olaf, un certain nombre de critiques de Karim sont très intéressantes. Même si elles font mal. Et d’autres sont très mauvaises (voir son incompréhension par rapport à l’exemple donné par Olaf sur la thèse officielle sur les événements du 11 septembre : l’argument donné par Olaf ne concerne pas le nom du propriétaire du passeport, mais le fait qu’on ait retrouvé un passeport d’un des terroriste).
Ces critiques intéressantes ne signifient pas que l’entièreté de la thèse du père Marie-Gallez (je ne l’ai pas lue) ne soit pas intéressante ou correcte.
Il faudra faire preuve d’une beaucoup plus grande rigueur. La première critique que je ferai, quant à l’intervention d’Olaf, concerne l’affirmation que Jésus est le premier à apporter, dans l’histoire des idées, celle du salut. Ceci est historiquement faux : cette notion de salut spirituel était au coeur de la démarche de nombreuses écoles ascétiques de l’Est de l’Inde au milieu du 1er millénaire avant notre ère (ajivikas, jaïnas, bouddhistes,...). C’est peut-être vrai au Proche-Orient, mais c’est formellement faux si on se place du point de vue de l’histoire générale des idées.
Par ailleurs, la critique de njama est également très juste, même si comme l’écrit Qaspard "ce n’est pas le sujet" du débat. Olaf, ou le père Marie-Gallez, gagnerai(en)t beaucoup en crédibilité si il(s) faisai(en)t preuve de la même rigueur historico-critique à l’égard du discours que tient leur propre tradition sur son histoire que celle dont ils veulent faire preuve, ou rendre compte, à l’égard de l’Islam.
46.45 : "[A travers la mise en place du TAFTA, on assiste à] la fin des société politiques démocratiques occidentales."
Là, il beugue sérieusement Kochko... Il n’y a, évidemment, jamais eu de "sociétés démocratiques occidentales". Et, finalement, on peut se demander si, dans un sens, ce n’est pas une bonne chose ce TAFTA : puisque ça permet justement de révéler l’imposture des pseudos sociétés démocratiques occidentales, qui, depuis la fin de l’ancien régime, n’ont jamais été que des instruments au service du grand capital.