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Heimskringla

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    Heimskringla Heimskringla 3 novembre 2016 13:57

    @maQiavel

    "c’est le fascisme qui nécessite le plus de vertus"

    Exact. 

    "Dans la pensée anarchiste au contraire, on part du constat que le pouvoir est corrupteur et qu’il est non seulement avilisant mais aussi vain de se chercher un bon maître."

    Tu peux te sentir bien libre dans l’esclavage. C’est abstrait je trouve ce concept. 

    C’est ta perception anarchiste qui a se rapport particulier au "maître". Jésus est ce un maître pour toi ? 

    Je ne voudrai pas être lourd à encore parler des nazis mais suffit de regarder la démographie et le nombre de mariage sous le 3reich pour s’apercevoir que les Allemands étaient plus heureux qu’en démocratie. Tu penses qu’ils se sentaient des esclaves ? ou du moins tu penses qu’ils l’étaient ? 

    Ni dieu ni maître ce qui me dérange c’est que ça sonne un peu trop à mon gout égocentrique et individualiste et très libre arbitre. 

    Après je pense que ça doit être plus rassurant pour le "moi" de penser comme ça.

    Y’a une forme de grosse force à penser l’inverse par contre je trouve. Accepter sa condition d’esclave, accepter que la vie est inégal et que c’est très bien comme ça moi je trouve cela plus noble. 

    A partir de certaines acceptations sur ta condition et sur le fait qu’au final même ton ego est une illusion, tu peux commencer à ressentir la liberté maître ou pas maître. 

     

     





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    Heimskringla Heimskringla 3 novembre 2016 13:33

    @berphi

    Diogène Laërce (dans Vies, Doctrines et Sentences des philosophes illustres) a écrit :« Le bonheur est chose absolument impossible, car le corps est accablé de nombreuses souffrances, l’âme qui participe à ces souffrances du corps en est aussi troublée, enfin la Fortune empêche la réalisation de bon nombre de nos espoirs, si bien que pour ces raisons le bonheur n’a pas d’existence réelle. »


    Peut-être, que, pour continuer dans le pas de D.L., le bonheur n’est qu’une illusion, un rêve des humains qu’ils utilisent pour les combler, une simple satisfaction imaginaire d’un désir corrompu... 
    Pour un être humain, il n’y a donc que quatre satisfactions possibles : celle liée au désir, celle liée au bien, celle liée au vrai et celle liée au beau. Le reste n’est donc qu’illusions... 


    Il est généralement admis que l’Homme recherche toute sa vie et en toutes occasions le bonheur. Ainsi, si on interroge un individu, celui-ci ne répondra jamais qu’il cherche à être malheureux. Tout homme est donc en mesure de se demander comment peut-il être heureux. 


         Freud voit la nature de l’Homme comme une barrière inné qui nous empêche d’accéder au bonheur ( nous sommes mortels et périssables, d’autre corps existent et la nature peut nous détruire à chaque instant). Schopenhauer explique lui, que nous ne savons pas reconnaître nos moments de bonheurs et donc que nous sommes destinés à être perpétuellement nostalgique. Nous pouvons également tous nous surprendre à prévoir l’avenir plus que profiter de l’instant présent, en cela nous sommes donc destinés à avoir le bonheur nous glisser continuellement entre les mains.
         Le bonheur apparaît donc comme un but ultime auquel la robustesse du monde s’oppose.
         Seul le sage parait pouvoir être heureux tout au long de sa vie. Sa satisfaction permanente lui permettrai de ne pas céder au plaisir corporel, associé pour la majorité au bonheur. C’est donc sa béatitude, son équilibre parfait dans l’ordre du monde qui le plongerai dans un bonheur spirituel qui ne connait pas de limite.


    Arthur Schopenhauer a écrit :

    "La douleur et la privation peuvent produire une impression positive et par là se dénoncer d’elles-mêmes : le bien-être, au contraire, n’est que pure négation. Aussi, n’apprécions-nous pas les trois plus grands biens de la vie, la santé, la jeunesse et la liberté, tant que nous les possédons ; pour en comprendre la valeur, il faut que nous les ayons perdus, car ils sont aussi négatifs. Que notre vie était heureuse, c’est ce dont nous ne nous apercevons qu’au moment où ces jours heureux ont fait place à des jours malheureux. Autant les jouissances augmentent, autant diminue l’aptitude à les goûter : le plaisir devenu habitude n’est plus éprouvé comme tel. Mais par là même grandit la faculté de ressentir la souffrance ; car la disparition d’un plaisir habituel cause une impression douloureuse. Ainsi la possession accroît la mesure de nos besoins, et du même coup la capacité de ressentir la douleur. Le cours des heures est d’autant plus rapide qu’elles sont plus agréables, d’autant plus lent qu’elles sont plus pénibles ; car le chagrin, et non le plaisir, est l’élément positif, dont la présence se fait remarquer. De même nous avons conscience du temps dans les moments d’ennui, non dans les instants agréables. Ces deux faits prouvent que la partie la plus heureuse de notre existence est celle où nous la sentons le moins ; d’où il suit qu’il vaudrait mieux pour nous ne la pas posséder" 



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    Heimskringla Heimskringla 3 novembre 2016 12:14

    @Heimskringla

    "si je fais mienne la pensée fondamentale de Camus disant qu’il n’y a qu’un seul choix philosophique, à savoir celui donné entre la volonté de se suicider et la volonté de vivre, alors je me dis que le tragique, le vrai, c’est ce choix là, face à toutes les réalités du monde tel qu’il est ou qu’on le perçoit." 

    "Mon tragique est un pessimisme dialectique doublé d’un optimisme de fait."

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