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Loki

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Tableau de bord

  • Premier article le 14/11/2012
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    Loki Loki 6 septembre 2013 00:18

    Bonsoir les gens,

    Beaucoup de réactions émotives et beaucoup d’incompréhension du sujet, sujet que je connais bien. Ne voulant jeter la pierre à personne sur un sujet brulant pour de prudes audiences, il est de bon ton de commencer par le commencement, dans un but purement informatif, ayant vécu la période en question de l’intérieur, contrairement à un ministre d’un ministère vraiment amer du même nom.
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    Pour commencer afin de tenter d’apaiser les émotions suscitées légitimement par un sujet qui se voulait à l’origine provocant même pour l’époque où le Thrash à la Slayer ne suffisait plus à provoquer un quelconque émoi dans une jeunesse de ces débuts des années 90, il est utile de rappeler chronologiquement un certain nombre de choses depuis Elvis Presley :
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    La génération suivante fera tout son possible pour dépasser la précédente, toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort, Elvis était considéré de son temps comme subversif et satanique sa mère par les gentils paroissiens des années 50 qui voyaient d’un très mauvais oeil leur fille unique, élevée dans la piété, commencer à rentrer de ses concerts avec la culotte mouillée d’un désir inavouable pour une icône rock’n’roll qui se déhanchait de façon si perverse que la gentille petite promise à une élévation sociale grâce au fric de papa maman et la relative paix sociale d’après guerre était soumise à une exposition perverse qui risquait de chambouler les plans bourgeois familiaux par une prise de risque élevée de subversion guidée par le catalyseur satanique du rock’n’roll et pouvait lui donner des idées d’émancipation de la cellule familiale jugée trop stricte et trop chiante par la dite fille dégénérée en question.
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    Pour faire court, multipliez l’indice subversif Elvis Presley par un chiffre impressionnant à faire pâlir LLP lui même et vous obtiendrez dans un Shaker qui inclut les Rolling Stones, Led Zeppelin, Black Sabbath, Trust, Iron Maiden, Venom, Bathory, Celtic Frost, Slayer, Kreator, Dark Throne, Burzum, etc... etc... etc...
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    Et oui, jusque dans les années 90, les années d’après guerre, depuis Elvis à Dark Throne ou Burzum, les adolescents n’ont cessé de tenter de dépasser la génération précédente en allant toujours plus loin dans la volonté d’émancipation des règles établies, la révolte adolescente dans toute sa splendeur, pour se trouver ses propres valeurs.
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    Où en sommes nous aujourd’hui dans un contexte complètement différent de celui d’il y a 20 ans ? A la tecktonik ? Au règne des émos, des néo gothiques ? A la suprémacie des personnages de Manga ? Au retour des néo hippies ? Des néo punks ? Des néo on a déjà inventé tout ? Des mix entre toutes ces tendances ? Des néo Loana qui deviennent des Nabilla pour choquer un modèle parentale déjà explosé ? Toujours dans la volonté du toujours plus loin toujours plus haut, toujours plus beau, l’important étant de ne pas ressembler à la génération de nos vieux, de nos parents, de ces ringards, des ces ploucs. (dans la bourgeoisie j’entends hein)
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    Il ne faut pas perdre de vue dans ce cas de figure les années 90, et ce qui était le noyau même de l’extrême chez qui le hard rock des grands mères ne suffisait plus à exprimer une rage qui couvait même chez le bourgeois le plus basique dont la vie était toute tracée. Quand on veut s’imposer, se faire entendre ou simplement s’exprimer, que fait on quand déjà tout semble avoir été fait ? On va encore plus loin que les provocations déjà faites, ce qui peut pour certains faire sauter les barrières entre le fantasmé et le réel, ce qui fut le cas dans de très rares occasions, de la scène black metal norvégienne, qui culmina, et se fit connaître à son apogée de 93, par la vague d’incendies d’églises et par le geste commis par Varg sur son estimable collègue Euronymous et quelques dérives meurtrières annexes, je pense à Faust d’Emperor, incarcéré pour le meurtre d’un homosexuel. Quand la fiction devient réalité, là où les frontières entre l’imaginaire de l’héroïc fantasy s’effacent, là où les deux mondes se rejoignent car des esprits embrigadés prennent trop à la lettre certains fantasmes issus de l’univers de Tolkien sans avoir recours à des drogues mais simplement pris dans un engrenage terrible où la cohérence entre les paroles et les actes échappent à la volonté première théâtrale qui était de choquer devient réelle, devient acte, devient irréversible, devient meurtre, devient théâtre réel, devient snuff movie, échappe au contrôle de certains esprits devient irréparable et inscrit à jamais en lettre de sang dans un cv, une connerie de l’âge de 20 ans, une croix pour la vie, un passeport avorté pour l’oubli.
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    Pour ma part, pour le droit au pardon, pour le droit à l’oubli, pour la nostalgie de ma jeunesse, pour ma peut être fantasmée solidarité envers les gens que j’ai connus de ce milieu metal, Varg et sa famille ont tout mon soutien, surtout si en bonus ça peut faire chier Manuel Valls, je ne vais pas, de ma forteresse suisse, me priver de ce plaisir de nuire indirectement à votre ministre de l’intérieur, et faire profiter cette famille d’un soutien appréciable en ces moments difficiles, surtout que Varg fait partie de moi, comme le black metal fait partie intégrante de mon être et qu’en aucune façon, même si j’ai évolué dans mon esprit et dans ma vie, je ne renierais sous prétexte de me racheter une conscience. J’ai soutenu Varg jadis, ma cohérence m’honore et m’inspire de le soutenir aujourd’hui, même si c’est inattendu de le retrouver en de pareilles circonstances. Metal Hearts never dies... Une pensée également pour Quorthon, de Bathory, dans ce commentaire, un musicien suédois de talent, qui a inventé le black metal, puis le Viking Metal parti trop tôt, d’une insuffisance cardiaque à l’âge de 39 ans, seul dans son appart. Une pensée aussi tant qu’on y est dans les épitaphes pour Peter Steel de Type O Negative, mort à 48 ans en 2010, et Jeff Hanneman de Slayer, décédé cette année.
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    Varg et Marie, vous avez toute ma sympathie

      



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    Loki Loki 2 septembre 2013 19:32

    Frida, je n’ai vu nul part "la précision dans ton article"



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    Loki Loki 2 septembre 2013 19:23

    Frida, je n’ai vu nul part que la vidéo de 120 secondes de couleur 3 est une séquence satirique et n’a aucune valeur sérieuse d’analyse géopolitique. Je sais, la faiblesse du niveau recherché d’humour peut prêter à confusion, surtout avec les clowns genre BHL qui passent comme sérieux, mais faisons attention aux sources que l’on donne.
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    D’autres sketchs de 120 secondes avec les comédiens Vincent Kucholl (le professeur Jean-Marc Matsarski) et Vincent Veillon (l’interviewer) :
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    http://www.120secondes.info/
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    http://www.youtube.com/watch?v=Ip-TpKjHJKY
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    En ces temps où la réalité prête à la fois à sourire et à pleurer en se mélangeant à la propagande et à la désinformation, l’erreur est compréhensible et la confusion presque inévitable, surtout à la vitesse où arrivent les infos et la manière dont elles sont traitées.



  • 6 votes
    Loki Loki 2 septembre 2013 10:44

    "écrivain d’extrême droite"
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    Merci du fou rire, ça fait du bien, de bon matin smiley
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    Voici ce que Moix écrit sur l’extrême droite, à l’occasion de la mascarade Méric, extrême droaaaaaate qui est pour lui, rien d’autre que le meurtre personnifié.
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    http://laregledujeu.org/moix/2013/06/06/813/lextreme-droite-est-la-mort/
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    Vous aurez au moins un point commun Yann et toi, Morice... Le ridicule ne tue plus, heureusement. Quand dans cette époque toute manifestation de bon sens devient l’extrême droaaaaaaaate, les historiens futurs vont se plier en quatre de rire en étudiant notre "période" quand il vont tomber sur certains textes qui pullulent de ci de là...
    .
    Je vous épargne de cliquer sur le site de BHL, attention les yeux, ça pique.... Paroles de l’écrivain d’extrême droaaaaaaaate engagé à fond les manettes dans la lutte contre l’extrême gôôôôôôôôôôôôche..... Un vrai chef skinhead ce Moix....
    .
    "

    Pierre Bergé a mille fois raisons : les remugles de la manifestation anti-mariage pour tous éclaboussent toutes les vermines, qui se réveillent. Car la vermine d’extrême-droite se reconnaît à ceci qu’elle ne meurt jamais ; elle est en veille. Toujours prête à disséminer son choléra. L’extrême-droite n’est pas même là pour donner la mort, injecter la mort, prodiguer la mort, comme hier encore envers une petite victime appelée Clément Méric, non : l’extrême-droite est la mort. De la mort en vie, si l’on veut. De la mort baraquée, de la mort en groupe, de la mort aux aguets, non pas seulement ennemie de ce qui pense différemment, mais ennemie de ce qui pense tout court. Non pas seulement haineuse de ce qui est différent, mais haineuse de ce qui est. Non pas seulement ignoble envers ceux qui sont nés ailleurs et vivent ici, mais ignoble envers ceux qui sont nés et qui vivent.
    L’extrême-droite ne tue pas : elle est elle-même le meurtre. Meurtre contre tout ce qui est innocent, contre tout ce qui est inoffensif, contre tout ce qui est seul, contre tout ce qui est faible, contre tout ce qui ne demande rien à personne.

    L’extrême-droite est la mort parce que la mort, par définition, demande des comptes, sans prévenir, à ceux qui ne lui ont rien demandé. L’extrême-droite est la mort, parce que la mort est toujours inégale, injuste, et que la mort n’est jamais intelligente. L’extrême-droite est la mort parce que la mort déteste de toutes ses forces ceux qui déploient leur force, leur courage, leur vivacité, leur jeunesse pour tenter de vivre, et peut-être même de vivre heureux. L’extrême-droite est la mort parce que la mort, cela ne réfléchit jamais, parce que la mort, c’est incapable d’avoir une seule idée en dehors d’elle-même, en dehors de faire mourir, en dehors de supprimer ce qui est.

    Clément Méric

    L’extrême-droite est la mort parce que la mort ne comprend jamais ce qu’on lui dit. Parce que la mort, cela n’aime pas la tolérance, cela n’aime pas ce qui est tempéré, ce qui est mesuré, ce qui est réfléchi, ce qui est nuancé. La mort aime bien les mots quand les mots font du bruit, la mort aime bien parler pour ne rien dire : mais la mort ignore ce qu’est la parole. L’extrême-droite est abrutie, comme la mort, par une parole mécanique, par une parole qui ne sait pas parler, par une parole qui ne parle pas. Par une parole qui ne dit rien. L’extrême-droite ne parle pas, elle crache des mots qui sont pire que le silence, qui lui est parole. La mort, contrairement à une idée reçue, n’est pas un gros silence qui pèse, une chape de plomb qui fait tout taire – mais c’est un verbiage, c’est un mensonge, un boucan, une stridence, des propos de comptoir. La mort, c’est la parole sans parole donnée à l’instinct, c’est-à-dire à l’instant.

    L’extrême-droite, c’est ce qui s’insinue, car la mort s’insinue. Elle est toujours là, faufilée, infiltrée, à l’écoute, comme sur la Toile, au courant de tout, sans cesse imminente, sans cesse prête, ramifiée, rapide – insinuée. L’extrême-droite, ce ne sont pas seulement des groupes ou des groupuscules éparpillés : mais un poison qui coule, partout où il peut couler ; une viscosité, une bave qui slalome entre les espaces. Ce poison, cette saloperie, cette vermine n’attendait qu’une occasion de légitimer sa haine de la vie. Elle lui fut donnée, comme un blanc-seing, par tous ces semi fascistes hostiles au bonheur des hommes, au bonheur des hommes avec les femmes, au bonheur des hommes avec les hommes, au bonheur des êtres avec les êtres. Je demande au président de la République, sans plus attendre, de punir tous ceux qui, sur notre territoire, feront honte à notre nation née sur la négation de toute forme de morbidité.

    L’extrême-droite n’est pas un « mouvement », un « parti », c’est la mort incarnée dans quelques foireux vivants, en réalité de pauvres zombies. L’extrême-droite a raté sa vie – elle veut rater, elle veut raturer la vie des autres. On nous dit que l’extrême-droite n’aime pas les Juifs, les Noirs, les Arabes, les homosexuels, les « gauchistes ». Mais si les Juifs, les Noirs, les Arabes, les homosexuels et les « gauchistes » n’existaient pas, elle les haïrait quand même. Elle les inventerait à la seule fin de les haïr, de les persécuter, de les massacrer, de les assassiner. Pour l’extrême-droite, nous sommes tous, absolument tous, nous serons tous, absolument tous, tour à tour, des Juifs, des Noirs, des Arabes, des homosexuels et des « gauchistes ». L’extrême-droite ne peut pas mourir : la mort ne peut pas mourir. A nous tous, en attendant, de lui donner une bonne, une vraie leçon de vie.



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    Loki Loki 2 septembre 2013 10:36

    C’est vrai j’aurais du utiliser le mot salope, que même les prostituées utilisent péjorativement pour désigner une collègue qui ne respecte rien. Mais c’était en souvenir de son texte, la Suisse est une pute.
    .
    Yann Moix est mort le jour où il a voulu devenir quelqu’un d’autre. Donc le mot épitaphe est bien choisi smiley

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