• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Lucy

Lucy

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 277 0
1 mois 0 66 0
5 jours 0 12 0


Derniers commentaires




  • 3 votes
    Lucy Lucy 29 septembre 17:44

    @Paroissien de dame P

    Vois-tu où mène la fréquentation de la fabrique à paranos du master des Légos ? A la violence verbale d’un adulescent incapable de comprendre et de contextualiser une phrase, trop endoctriné à faire la surenchère victimaire de poupéto et dieudo. 



  • 4 votes
    Lucy Lucy 29 septembre 15:08

    Partie 4

    La vérité officielle n’est plus contestable et les crimes perpétrés principalement contre les Juifs – mais aussi les Tsiganes (les Roms), prisonniers de guerre Soviétiques et civils Tchèques, Yougoslaves, Français, Allemands et Autrichiens – sont élevés au rang de génocide absolu (Shoah), tout contrevenant est désormais passible du pénal (un an ferme). Tout historien qui effectuerait des travaux de recherche aboutissant à une interprétation et des résultats différents du Tribunal militaire de Nuremberg et ce qui en est dit depuis est passible de prison et voué à la mort sociale. La liberté d’expression est non seulement mise à mal, mais cela restreint également la liberté de recherche de l’historien. L’historien est guidé dans son travail sur ce qu’il doit rechercher et trouver, sans dépasser les limites prescrites par la loi (nombre de victimes, circonstances et moyens techniques dans le cadre de la « loi Gayssot »), sous peine de sanctions. Max Gallo, historien et ancien ministre socialiste, s’était exprimé sur ces lois mémorielles : « Pour l’historien, il n’est pas admissible que la représentation nationale dicte « l’histoire correcte, celle qui doit être enseignée ». Trop de lois déjà, bien intentionnées, ont caractérisé tel ou tel événement historique. Et ce sont les tribunaux qui tranchent. Le juge est ainsi conduit à dire l’histoire en fonction de la loi. Mais l’historien, lui, a pour mission de dire l’histoire en fonction des faits  » Le Figaro, 30 novembre 2005. L’adage, « Quand la politique entre dans le prétoire, la justice en sort », était plus que jamais d’actualité. La loi Gayssot avait transgressé le principe de séparation des pouvoirs. Le pouvoir législatif avait non seulement amputé l’autorité judiciaire de sa prérogative la plus normale, mais avait dépossédé les juges de leur maîtrise dans la constatation et l’appréciation du fait. Lois naturellement déplorées par une majorité d’historiens et de juristes, même si certains magistrats zélés n’hésitaient pas à condamner les accusés avec sévérité par stricte application de la loi, ou cédaient à une certaine terreur révérencieuse envers le pouvoir politique, voire à la pression médiatique. La peine encourue pour le délit d’opinion appelé « négationnisme » reste cependant symbolique à côté des amendes et « dommages et intérêts » versés aux associations de lutte contre le racisme ou l’antisémitisme. En effet, un deuxième dispositif de la loi Gayssot concerne le transfert de l’opportunité de poursuites judiciaires en tous domaines couverts par le texte de loi, naguère l’apanage du Parquet, aux associations de défense et sentinelles de la République du « vivre tous ensemble ». Plus généralement, le révisionnisme historique est une démarche classique chez les scientifiques et historiens, consistant à réviser en permanence le savoir historique, réexaminant une interprétation antérieure de faits. Une incessante confrontation des faits tenus pour acquis avec les découvertes de la science historique, une remise en perspective de faits historiques en accord avec les données objectives (nouveaux éléments, découvertes, témoignages, réexamen des sources et des archives, documents déclassifiés…). Une démarche qui privilégie la science historique à la « religion » ou la mythologie, et rectifie parfois l’histoire écrite par les vainqueurs, les dictateurs et les nantis. Le terme a été, à l’origine, employé par la gauche « révisionniste » pour la remise en cause des conclusions rendues au sujet de l’affaire Dreyfus et demander la révision du procès en 1898 (à nouveau président de l’Assemblée nationale en janvier 1998, Laurent Fabius imposa que le Palais Bourbon soit recouvert de l’éditorial de Zola dans « L’Aurore » relançant l’affaire Dreyfus). De nos jours, le révisionnisme désigne, à tort, une tendance à remettre en question les atrocités du nazisme dans les camps de concentration. Par souci de clarté, le terme « négationnisme  » apparaît pour la première fois en 1987 dans le livre « Le syndrome de Vichy » de l’’historien Henry Rousso (un spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, classé à gauche) afin d’éviter l’ambiguïté avec l’utilisation inadéquate du mot « révisionnisme » par ceux qui remettaient en cause les études et conclusions d’un épisode précis de l’histoire : le génocide des Juifs durant le Seconde Guerre mondiale.



  • 4 votes
    Lucy Lucy 29 septembre 14:56

    Partie 3

    C’est donc en pleine médiatisation hystérique de l’affaire de Carpentras, dans un climat empreint de sérénité et propice à la réflexion que la loi Gayssot est votée, moins de deux mois après la profanation des sépultures juives encore présente dans tous les esprits. Quarante-quatre ans plus tard, la « vérité officielle » sur les événements relatifs aux seuls « crimes contre l’humanité » se réfère donc au compte-rendu de jugement d’un tribunal militaire anglo-saxon de 1946 par une loi, il faut bien le reconnaître, digne des pires régimes totalitaires. Un procès où les vainqueurs ont jugé le vaincu et une époque où l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en tant qu’objet d’études et travaux universitaires en était au point zéro. La république française avait supprimé la justice militaire de la Cour de sûreté de l’État (loi du 4 août 1981), mais reconnaissait maintenant l’Histoire militaire. Georges Clemenceau n’avait-il pas dit : « Il suffit d’ajouter « militaire » à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi, la justice militaire n’est pas la justice, la musique militaire n’est pas la musique ». Une société évoluée, « démocrate » et libérale pouvait difficilement accepter qu’une telle disposition soumette le débat public aux décisions d’un tribunal militaire, mais la France devenait le premier pays au monde à avoir définitivement statué et fixé un événement historique par une loi spécifique. Une régression intellectuelle et un sérieux coup porté au cartésianisme français. Une « initiative » du député communiste d’autant plus paradoxale que les 60 millions de morts des régimes communistes dans les pays de l’Est, crimes principalement commis par les bolcheviques et les staliniens en URSS, entre les famines et les « goulags » opérationnels dès 1918, ne sont toujours pas reconnus comme crimes contre l’humanité. Les bolcheviques ont assassiné à eux seuls 20 millions de russes, selon Alexandre Soljenitsyne – et d’autres –, les bolcheviques ayant compté parmi leurs cadres plus de la moitié de camarades d’origine juive : Conseil des Commissaires du Peuple (« Sovnarkom »), Comité Central Exécutif, Commission Extraordinaire de Moscou (la Tchéka, police secrète soviétique ancêtre du GPU – Guépéou –, du NKVD et du KGB)…, à commencer par le chef de l’Armée rouge, Leiber Davidovich Bronstein, alias Léon Trotski, aussi connu sous le pseudonyme de « boucher de Kronstadt » (source : Alexandre Soljenitsyne dans « Deux siècles ensemble, 1795-1995, tome 2 : Juifs et Russes avant la révolution », 2002). Alexandre Soljenitsyne, le célèbre dissident soviétique anti-communiste (qualifié de fait d’« antisémite » les mêmes milieux) et prix Nobel de littérature (1970) mondialement connu pour son ouvrage « L’Archipel du Goulag », n’avait bénéficié d’aucune publicité en France pour la sortie des deux tomes de son livre « Deux siècles ensemble », victime de l’autre forme de propagande des médias français (presse écrite, radios, chaînes de télévision) : la conspiration du silence. Un ouvrage documentaire pratiquement passé inaperçu, basé sur les archives accessibles après la perestroïka, mais un sujet hérétique frappé d’interdit par la super structure idéologique aux affaires de la république française. Que dire du massacre de milliers d’officiers Polonais entassés dans les charniers de la forêt de Katyn, des chrétiens dont l’idéologie communiste n’était pas franchement la tasse de thé, attribué par une commission soviétique du Tribunal militaire de Nuremberg à l’Allemagne et cautionné d’office par les juges. Le massacre ne figure pas dans l’article 6c du jugement, mais l’article 6b : crimes de guerre. Mikhaïl Gorbatchev reconnut en avril 1990 la responsabilité exclusive des Soviétiques dans le massacre, perpétré par le NKVD (ancêtre du KGB). Que dire des 70 millions de morts du Parti communiste chinois… L’asymétrie des mémoires était frappante dans cette amnésie de la criminalité communiste. « Devoir de mémoire » dans un cas, devoir de l’oubli dans l’autre. Que dire encore des holocaustes nucléaires sur les populations civiles d’Hiroshima et de Nagasaki… Si les absents avaient toujours tort, les vainqueurs avaient toujours raison. Une loi qui symbolise en revanche la repentance imposée aux Français pour les crimes commis par le gouvernement de Vichy à l’égard des Juifs, répond à un clientélisme certain, illustre la déliquescence du modèle français et consacre le communautarisme. La « Gayssot attitude » se heurta à l’opposition de droite et au Sénat qui contestèrent vivement le projet de loi portant selon eux atteinte à la liberté d’expression (la recherche de la vérité historique faisant partie intégrante de la liberté d’expression). La proposition de loi fut rejetée trois fois par le Sénat, les 11, 29 et 30 juin 1990. Parmi les hommes politiques, les ministres Dominique Perben, Pascal Clément, François Fillon, Gilles de Robien ainsi que Jean-Louis Debré, Pierre Mazeaud et Jacques Chirac. Parmi les anciens ministres de la Justice, Jean Foyer, Jacques Toubon, Alain Peyrefitte et Simone Veil. Il ne s’agissait pas de permettre la tenue de propos racistes ou antisémites en toute impunité, mais de laisser aux chercheurs et historiens le soin d’établir la vérité historique. Avant d’être un délit, la contestation des faits est d’abord une opinion et, en principe, la liberté d’opinion et d’expression est protégée comme liberté fondamentale et garantie par la Déclaration universelle des droits de l’homme, même si cela pouvait paraître scandaleux. Simone Veil, rescapée des camps de la mort, avait très justement tenu ces propos : « On finira par se demander ce que nous avons voulu cacher ! ». Néanmoins, le Conseil constitutionnel ne fut saisi par aucun recours parlementaire après le vote, à la grande surprise de nombreux observateurs. Les représentants du peuple étaient figés de peur par l’affaire de Carpentras.



  • 5 votes
    Lucy Lucy 29 septembre 14:25

    Partie 2

    Le contexte national de l’époque a son importance, notamment avec les prémices de la campagne référendaire pour le traité de Maastricht, et donne une idée de l’art de la politique pratiquée par les élites. Intéressons-nous aux faits, rien qu’aux faits, et non aux idées reçues ou aux rumeurs habilement diffusées par tel ou tel groupe ou parti politique. Malgré la volonté des responsables de la communauté juive locale de ne pas ébruiter l’acte sacrilège, la profanation de trente-quatre sépultures juives dans le cimetière de Carpentras le 9 mai 1990 est révélée par les médias le lendemain. Quelques heures à peine après la diffusion de la nouvelle, le ministre de l’Intérieur Pierre Joxe se rend sur les lieux, entouré d’un cortège de journalistes. Aucun périmètre de sécurité n’est déployé pour la recherche d’indices et pièces à conviction permettant d’identifier les responsables. Au milieu des stèles renversées, le cimetière sera foulé par plus d’une centaine de personnes. À faire frémir les inspecteurs de « NCIS : Enquêtes spéciales ». Assez rapidement, le Front national alors en pleine ascension (dont deux dirigeants locaux appartiennent à la communauté juive) est montré du doigt, accusé à demi-mot – et à tort – de l’acte odieux. Le coupable est livré à la vindicte populaire et les médias s’emparent aussitôt de l’affaire pour faire monter la tension, trop contents de l’aubaine. Des manifestations sont organisées sur le territoire pour protester contre le racisme et l’antisémitisme. Le défilé parisien réunit les ténors de la classe politique, de l’extrême gauche trotskiste au RPR, et les associations de défense aux côtés de 100.000 à 200.000 manifestants entre République et Nation, le parcours sacré pour les combats de la gauche depuis le début du siècle ! Pour la première fois depuis la Libération, le président de la République française en personne, François Mitterrand, en tête de cortège. Une manifestation dans une ambiance bonne enfant, où une effigie du leader du Front national portant l’inscription « Carpentras, c’est moi » est brûlée sur la place publique. Le défilé est retransmis en direct sur six chaînes de télévision et, selon Yves Bertrand, directeur des Renseignements généraux de 1992 à 2004, son itinéraire avait été modifié à la demande du président. Les dirigeants communautaires avaient prévu d’organiser la manifestation autour d’un office religieux à la Grande Synagogue de Paris, dénouement d’une marche recueillie de la Concorde à la rue de la Victoire, près de l’Opéra. L’affaire de Carpentras était devenue une affaire d’État. Après avoir contribué à l’émergence du Front national en instaurant une dose de proportionnelle aux législatives de 1986 (mais surtout pour sauver la représentation socialiste à l’Assemblée après le tournant libéral de la rigueur de 1983, conduisant à la première cohabitation), il s’agissait de couper son élan avec le « front républicain » décrété par les loges franc-maçonnes en déroulant le plan qui rendait impossible toute alliance électorale avec la droite parlementaire (le FN représentait 15 % de l’électorat en 1990). Plus question pour la droite, dès lors, d’accepter l’équivalent de ce que les socialistes ont toujours pratiqué avec le Parti communiste et l’extrême gauche : des désistements mutuels au second tour. Un concentré de bonheur ! Le fait divers fut une formidable opération de communication et de rassemblement de la gauche « unie », mais son exploitation immonde s’avéra être une opération de diabolisation « démocratique » montée de toutes pièces. Le Front national fut blanchi de toute implication dans l’affaire en 1996, mais personne ne se soucia véritablement du verdict prononcé six ans après les faits, excepté les coupables – des skinheads locaux d’un groupuscule d’extrême-droite (la vraie) appelé le Parti national français et européen (PNFE) – et les personnes qui avaient porté le chapeau jusque-là. La propagande avait entre-temps fait son œuvre et l’objectif avait été atteint. Ce rappel de l’Histoire illustre pour les plus jeunes, les bien-pensants ayant toujours du mal à se rendre à l’évidence, que le mensonge d’État, ou, à minima, la manipulation scandaleuse de l’opinion publique n’était pas l’apanage des USA. Ne parlons pas des militants, qui ont cette propension bien naturelle à occulter la réalité si la promotion de leurs idées ou les intérêts du parti sont en jeu. L’esprit critique reste primordial pour faire des choix politiques éclairés, d’autant plus essentiel que les acteurs politiques actuels sont grosso modo les mêmes et les ficelles utilisées toujours aussi discrètes. Comme le disait Goebbels : « Plus c’est gros et plus ça passe ». Quelques mois à peine après l’affaire de Carpentras était orchestré un autre mensonge d’État de l’autre côté de l’Atlantique avec le témoignage bouleversant d’une soi-disant infirmière retransmis en direct sur le réseau national américain, en réalité la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington, faisant basculer l’opinion publique en faveur d’une intervention armée contre Saddam pour répandre la démocratie…



  • 6 votes
    Lucy Lucy 29 septembre 13:56

    Couillu le Z !

    Après avoir dénoncé dans plusieurs médias l’imposture de la droite dite républicaine (comprendre « la droite de la gauche ») et déclenché la panique dans les états-majors, il remet sur le tapis le tabou des lois mémorielles, notamment celle dite loi Gayssot. Tout feu tout flamme le Z ! Parviendra-t-il à évoquer le tabou des tabous de la république française ? Là faut pas rêver, c’est clairement risquer la pendaison nocturne sur le pont de l’Alma. 

    En complément de l’article de biquette, il me semble judicieux de rappeler les détails de la loi et le contexte de l’époque.

    Partie 1

    La loi nº 90-615, dite loi Gayssot, est promulguée le 13 juillet 1990 et publiée au Journal Officiel le 14 juillet 1990. Elle a pour origine une proposition de loi soumise au Parlement par le groupe communiste représenté par le député de Seine-St-Denis Jean-Claude Gayssot (qui sera ministre de l’Équipement de Lionel Jospin de 1997 à 2002), et reprise à son compte par le gouvernement, dont le premier ministre était Michel Rocard. La loi est parfois appelée « loi Rocard-Gayssot », ou « loi Fabius-Gayssot » en raison du rôle déterminant joué par Laurent Fabius dans son adoption, alors président de l’Assemblée nationale. La loi est adoptée en catimini le 30 juin 1990 par les seuls députés communistes et socialistes (par 308 voix, dont 305 députés absents de l’hémicycle) dans l’émotion de l’affaire de Carpentras et peu de temps avant l’ouverture des archives soviétiques sur la Deuxième Guerre mondiale. La loi réprime tout propos raciste, antisémite ou xénophobe (un renforcement de la loi Pleven du 1er juillet 1972 qui introduisait le conformisme du « politically correct » en plein essor aux US à cette époque), mais innove surtout par son article 9 qui qualifie de délit la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg du 30 septembre et 1er octobre 1946. La définition de « crimes contre l’humanité » est donnée dans l’article 6c du « Statut du Tribunal militaire international de Nuremberg », douze des seize condamnés pour « crimes contre l’humanité » le sont pour des crimes commis contre des Juifs. Le jugement de 187 pages dans sa version française (qui fait référence aux 42 volumes du procès) est conservé dans les archives de la Cour internationale de justice de La Haye, une partie constituante du texte de loi nº 90-615 qui n’a pas été publié au Journal Officiel, procédure pourtant habituelle pour informer les justiciables français et décréter que « nul n’est censé ignorer la loi  ».

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité