"Bon sauf que plus tard il nous montre le dit Frodon cédant à la tentation de l’Anneau..
Là il est clair que ça ne colle pas et ça ne semble pas déranger le moins du monde notre brave ecclésiastique."
Peut-être peut-on, toutes proportions gardées, rapprocher cet épisode du verset XXVII, 46 de l’Évangile selon St-Matthieu : "Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?"
@Gollum "J’ai dû découvrir ça il y a une quarantaine d’années à peu près.."
Moi aussi ! Et je ne me suis jamais lassé depuis de lire, relire et re-relire différentes de ses œuvres.
J’ai particulièrement apprécié son récit de la création du monde par la grande Musique entonnée par les chœurs des Aïnurs dans l’Ainulindalë, mais je pourrais en dire autant de bien d’autres de ses récits : Le Silmarillion en fourmille.
De toute manière, JRR Tolkien semble avoir puisé ses différentes inspirations à une large variété de sources et on peut certes s’intéresser à ces sources et à sa biographie pour mieux éclairer le mythe tolkienien, mais tenter de l’y réduire constituerait rien moins qu’"une faute contre l’esprit", quand l’extraordinaire puissance de son imaginaire a sa vie durant élaboré, construit et nous a livré un mythe et un univers d’une originalité absolument sans pareille ou équivalent.
Bien à vous, en vous présentant mes cordiales salutations !
Cela permet certes d’éclairer et d’offrir une intelligence à certains des aspects - sinon parfois obscurs - de l’œuvre de Tolkien. De là à prétendre y réduire la puissance, la richesse et l’extraordinaire poésie se dégageant du génie de Tolkien, il y a plus que de la marge.
PS : il est clair que la transposition cinématographique plutôt réussie des œuvres de Tolkien par Peter Jackon a largement contribué à élargir encore leur popularité. Je ne saurais cependant trop conseiller aux amateurs de revenir à la puissance mythique de l’œuvre écrite.