Asselineau est un homme de l’ombre. C’est ainsi qu’il a effectué sa carrière politique d’ailleurs. Carrière qui est derrière lui maintenant. Il ne sera jamais président et il ferait mieux d’abandonner ce rêve s’il veut être pris au sérieux. C’est un excellent analyste et conférencier, mais il doit se tenir à sa place et laisser des communiquants plus doués tenir le devant de la scène. On ne fait pas gagner ses idées seul (même avec quelques milliers de fans). Il faut s’allier à un autre parti et savoir s’effacer pour travailler sur les idées. Je le vois mal adhérer au FN, mais il aurait pu donner une note plus souverainiste au front de gauche par exemple. Et puis au moins ça lui enlèverait cet amalgame avec l’extrème droite.
Notre Achille Talon du net s’est fait un peu débordé. Ce n’est pas tout de se plaindre de ne pas passer dans les médias, encore faut il être armé pour les affronter. De l’autre côté, les deux chiens de garde de service étaient totalement caricaturaux, comme d’habitude. Je ne sais pas si le public était vraiment composé de membres de l’UPR ou représentatifs de l’opinion française, en tout cas il avait choisit son camp.
Trops de blabla et d’idéologie mais la solution est évidemment là. A partir du moment où l’on touche un dividende universel (sur le progrès collectif), alors techniquement le chômage disparait. On peut alors travailler de temps en temps pour passer de la simple survie au mieux vivre. D’un certain point de vue, c’est assez proche du système cubain, qui assure santé, logement, nourriture et vêtements contre un travail obligatoire quasiment pas rémunéré. En pratique, ceux qui veulent plus que ce minimum font du travail au noir. Mais passé un certain niveau de développement, le travail obligatoire est assuré globalement par des machines automatiques. De toute façon, nous y sommes quasiment déjà, avec le RSA, l’assurance chômage et la retraite. Il suffit juste de pousser la logique un peu plus loin.