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therasse

Quelques années de fac de droit. Stop aux études en troisième année, et "real orientation" de ma carrière professionnelle vers la banque et les assurances où j’ai dirigé une petite succursale pendant 13 ans. Fin de carrière dans un service crédit. Actuellement pré-retraité. 
"Hobbies passions" : le tennis, lire, écrire.
Activités actuelles :
-problèmes de hanche : le tennis, c’est quasi-définitivement compromis
- restent la lecture et l’écriture, exclusivement sur le net.

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    therasse 27 octobre 2010 11:31

    J’ajoute que si aujourd’hui les retraites à 60 ans sont faméliques, c’est qu’elles sont fonction des salaires. Or chacun sait que l’écart entre les petits revenus et les gros augmente de manière exponentielle, en raison de la politique hyper-libérale menée actuellement, transformant les salaires du bas de l’échelle en pur moyen de survie.


    Dès lors, la retraite ne constituant qu’une fraction de ces salaires, on arrive irrémédiablement à une situation catastrophique où les gens finiront par devoir travailler jusqu’à leur dernier jour, ce qui n’empêche pas le "chef de bande" présidentiel d’offrir à ses amis, sur un plateau en or massif, le bouclier fiscal. 

     


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    therasse 27 octobre 2010 11:19

    "Rien n’est figé, le travail crée le travail", c’est qu’on veut nous faire croire.


    La vérité est plus simple. Les retraites coûtent plus cher que les indemnités de chômage des jeunes, d’autant qu’au bout du chemin on risque de se retrouver en fin de droit.

    Tout porte à croire que plus jamais on ne retrouvera une situation de plein emploi (technologies, informatique, robotique de plus en plus efficace et consommatrice d’emplois). Dès lors, il y aura toujours un nombre déterminé de chômeurs et de précaires. 

    Soit x ce nombre de "souffre douleurs de l’hyper-libéralisme mondialiste" et y le nombre de travailleurs de plus de 60 ans. Il est incontestable qu’une proportion très importante de ces x inactifs se verront privés d’un travail en raison même de l’obligation de rester en activité des sexagénaires.

    Que la situation et les statistiques soient figées ou non, il y aura toujours un grand nombre de vieux qui consommeront de l’emploi pendant que les jeunes courront les rues, avec tous les risques que ça risque d’engendrer en matière de sécurité. Et ne venez surtout pas me chanter que le défaut d’emploi et la précarité ne sont pas un facteur de délinquances. Plus personne de sensé ne croit cela.

    Quant au financement des retraites, si le système par répartition ne suffit plus à y pourvoir, peut-être est-il temps de réduire l’écart entre les très gros revenus et celui des ouvriers en revoyant la fiscalité de fond en comble, c’est à dire en luttant efficacement contre les magouilles fiscales en tous genres, mais également en reconsidérant l’échelonnage des impôts. Les recettes fiscales qu’on pourrait obtenir ainsi par une politique réellement solidaire permettraient, entre autres choses, de compléter le financement des retraites.

    Au lieu de cela, le gouvernement alloue régulièrement aux entreprises des subventions et cadeaux financiers en tous genres qui permettent à celles-ci d’ investir dans ces technologies qui permettent de produire beaucoup plus vite et avec moins d’employés, donc moins de charges, ce qui a pour effet évident de détruire l’emploi. Paradoxalement, ces aides financières sont évidemment présentées comme des aides à l’emploi.

    Le problème, c’est que dans tous les débats ou infos présentés par les médias sarkozystes, on raisonne en vase clos, en ne sortant pas du système actuel de répartition et des statistiques démographiques démontrant le vieillissement de la population. C’est leur manière d’enfumer les citoyens : refuser d’envisager d’autres financements par une réforme fiscale axée sur la solidarité et permettant une révision de l’échelle de distribution des revenus.

    La fiscalité est le seul outil qui permette de réduire l’abîme qui sépare riches et pauvres ; bien que celui-ci soit impopulaire, il faudra bien l’utiliser un jour si on veut éviter que l’édifice tout entier se fracture, voire s’effondre.

    A noter que le coefficient d’impopularité de ces mesures fiscales que je préconise est directement proportionnel avec l’échelle des revenus dont bénéficient aujourd’hui les uns et les autres.  
     


  • 6 votes
    therasse 26 octobre 2010 21:00

    Sarko veut que les vieux bossent jusqu’à 67 ans.


    Le problème, c’est que les employeurs ne veulent plus d’eux : 


    Comment donc sortir de cette impasse ? 

    Par ailleurs, raisonnons un peu comme les matheux. Actuellement, le pourcentage de chômeurs est de 10,1% avec la retraite toujours fixée à 60 ans.


    En 2009, seules 56,9% des personnes de 50 à 64 ans sont actives ; dès lors, si on remettait au travail les 43,1% restants, il est clair que les emplois de la population jeune diminueraient d’autant, que les politiciens aux langues de bois daignent ou non le reconnaître. 



    Que dire dès lors des retraites faméliques auxquelles pourront prétendre, en fin de carrière, tous ces jeunes sans emploi ? Combien d’années de carrière pourront-ils justifier à 67 ans ?

    On peut comprendre qu’un Barbier, en indigne porte-parole de l’Elysée, tente de justifier le bien fondé de la réforme sarkozyste, mais il faut bien reconnaître qu’à part démanteler les derniers acquis sociaux, ces mesures ne tiennent pas la route, si on se place du point de vue du bien-être du plus grand nombre.

    Tout ça n’aura servi qu’à creuser un abîme entre les revenus d’une infime minorité de nantis et tous les autres. 


  • 9 votes
    therasse 23 octobre 2010 15:58

    Il a raison Morin.


    Trouver dans un pays plus de 50 % de citoyens qui pensent qu’il est de leur intérêt de voter à droite, c’est con.

    Mais pour leur donner une majorité absolue, il faut un QI de poireau.


  • vote
    therasse 20 octobre 2010 12:40

    Sarkozy et ses sbires ne sont plus les représentants, les mandataires de la nation.


    Ils ont utilisé la démocratie pour accéder au pouvoir ; mais depuis, ils gouvernent en force, et se foutent "royalement" de l’opinion et des préoccupations du peuple.

    Ils ont pris le chèque en blanc et l’ont endossé au profit des grandes fortunes en creusant le fossé, qui aujourd’hui est devenu un abîme entre les nantis et les laissés pour compte.

    Un regain de solidarité semble se dessiner ; pourvu que ça dure !

    Autrefois, les grèves se soldaient par des accords se situant à l’intersection entre la courbe de revendication syndicale et celle représentant la capacité de concession des pouvoirs politique et économique, ce qui permettait aux citoyens de se préserver une part raisonnable du gâteau.

    Aujourd’hui, le politique est devenu le bras armé du pouvoir financier, dont le quartier général se tient au groupe Bilderberg. Le seul argument de ces gens est le bras de fer. Le dialogue, la négociation, ont rendu l’âme, étouffés par la mondialisation, les concurrences internationales, celle des coûts et celle des prix.

    Seules des grèves générales au finish permettront de maintenir, ou restaurer, pour chacun un train de vie acceptable, de contraindre le politique à sa mission, celle qu’il a cruellement négligée, gouverner dans l’intérêt de tous et faire en sorte que le progrès technologique soit jumelé au progrès social.  

    C’est la seule issue en vue d’éviter la violence généralisée, la délinquance des jeunes sans emploi que Sarkozy prétend hypocritement vouloir canaliser. 
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