Si le capitaliste a pour objectif l’accumulation du capital, l’étatiste ne peut constater que l’accumulation de la dette de son côté. Raisonnement simple et évident en monnaie d’endettement.
Si la république de Weimar a bel et bien trop imprimée en 1923 (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_de_Weimar#La_crise_mon.C3.A9taire), c’est le resserrement monétaire et l’équilibre bugétaire public (tiens, comme aujourd’hui sous Merkel) pratiqués sous l’influence des idées de Hayek afin de juguler la crise de 29 qui a mis 7 millions d’allemands au chômage, et qui a porté Hitler au pouvoir en 1933.
Si les assignats ont échoué, c’est parce que les politiques de l’époque n’ont pas suivi les règles de bonne gestion de Locke, parce que les anglais ont essayés de torpiller l’initiative avec de faux assignats, car les mentalités n’y étaient pas prêtes.
Il est inutile de railler la planche à billets comme il le fait. L’histoire de la monnaie nous enseigne que la mauvaise monnaie a toujours chassé la bonne : les alliages ont remplacé l’or et l’argent, le papier les alliages, et la monnaie électronique le papier.
Lorsque l’on contracte un emprunt, on fait tourner la planche à billets, quoiqu’on en pense.
Tout est question uniquement de règles de bonne’ gestion, tant les tentations de la monnaie dématérialisée sont grandes.
Le fait est que, parce que l’Allemagne empêche Draghi de racheter de la dette publique, nos infrastructures, nos industries, nos bonds du trésor deviennent propriétés japonaises, chinoises, anglaises ou américaines. Sans souveraineté (monétaire), nous ne récoltons que la spoliation.
Et oui, et on va bourrer le crâne au petit patronat que la faute, ceux sont les profiteurs sociaux et les charges pendant qu’ils se font spolier par un diktat des gros groupes et que leur survie ne tient qu’à un fil.
Il n’est pas question de comprendre ce qui arrange, mais d’adapter la monnaie à ce qui arrange. D’ailleurs, cela fait belle lurette qu’il ne s’agit plus de monnaie, mais de quasi-monnaie.
Or, il est historiquement récurrent que de jeter l’opprobe sur l’immigré est un échec économique.
Il n’est pas non plus question de faire du social à outrance, mais jeter un petit coup d’oeil sur les combines d’autres secteurs d’activité, suffit à en déduire que vous jetez l’opprobe une fois de plus sur le voleur d’oeuf pendant que d’autres s’occupent de voler le boeuf.
Prenons les chiffres : l’immigration nous coûte 4,3 milliards par an, le CICE (cadeau à la Poste, à la grande distribution, etc) 43 milliards.
Ce qui va coûter cher, ceux sont les engagements envers les retraites des fonctionnaires : 1302 milliards au prévisionnel.
Accablez-nous de la souris pendant que c’est l’éléphant qui nous préoccupe si vous le voulez.
Si l’immigré est à nouveau le bouc-émissaire, c’est pour mieux cacher que les problèmes sont bien plus profonds qu’une légère analyse de beauf lepénisant.
Se focaliser sur l’immigration, comme l’on fait Fillon et Juppé récemment, ce dernier en déclarant qu’il s’agissait du coeur de programme (bonjour l’invertébrisme politique draguant l’électorat lepéniste, bref) est la garantie d’aveugler les électorats respectifs afin que la catastrophe économique qu’ils perpétuent depuis 1970 perdure.
On peut accuser l’immigré ou plus largement le français issu de l’immigration, qui est en fait le bouc-émissaire ou la variable d’ajustement de l’inanité économique dont ils font preuve depuis longtemps, il ne fait aucun doute, qu’une fois de plus, on essaye encore et toujours de prendre le citoyen pour un blaireau.