Vous semblez voir en moi un horrible communiste. Je vous rassure, je les déteste autant que vous.
Ils sont un extrême, vous êtes l’autre. Seul Pavlov vous sépare, votre biais est le même : la primauté accordée aux relations de type marchand.
Je me suis mal fait comprendre par mon exemple littéraire. J’aurais dû éviter les métaphores et m’astreindre aux chiffres, c’est un langage que tout le monde comprend.
Du point de vue anthropologique, pourriez-vous soutenir que la vie de l’homme générique la mieux menée ne s’en tient qu’à une succession de productions et de consommations ?
Votre discours illustre parfaitement le vieil adage "substituer au gouvernement des êtres l’administration des choses".
Laissez-moi vous poser une question : quel est le rôle - si toutefois elle en a encore un - de la politique à vos yeux ? Savez-vous que sans un État fort, le dogme libéral n’aurait jamais pu, ni être pensé, ni voir le jour, ni surtout être pérennisé ?
Il y a entre la politique et l’économie le même rapport qu’entre la destination et le carburant. La politique définit une direction, l’économie fournit le carburant. Nous en sommes au stade où plus personne ne s’occupe de direction et où de géniaux Steve Jobs nous vendent des moyens de consommer toujours plus de carburant sans savoir où nous allons. Et vous applaudissez.