@ Caracole :
----------------
Pourriez-vous, je vous prie, répondre à cela : l’homme a-t-il, oui ou non, la capacité de provoquer l’extinction d’une race canine par métissage systématique ? Si oui, si la volonté humaine peut contrevenir au donné naturel (ce que je ne nie absolument pas), alors pourquoi autoriser le recours à la race dans le cas du chien (ou à la variété chez les plantes) et non dans le cas de l’homme ?
Par ailleurs, vous avez raison, je me dois de définir ce que j’entends par "variété" (puisque je suis d’accord pour délaisser le signifiant "race", sans pour autant nier l’existence du signifié qui s’y rattachait). Et je dirais ceci, au débotté :
Une variété se définit par la constatation phénoménologique de traits physiologiques communs au sein d’une fraction de la population mondiale (de l’espèce) homogène, c’est-à-dire notamment circonscrite dans l’espèce (et le temps, puisque l’âge moderne produit le métissage).
Aux marges du territoire pygmée, il est certain que des individus, ayant eu commerce (au sens général du terme) avec des êtres d’autres groupes humains, ont pu participer au métissage. Et je reconnais tout à fait un lien de parenté entre Américains d’origine (pour ne pas dire Indiens, qui sont pour moi les habitants de l’Inde...) et populations asiatiques (yeux en amande, entre autres) : la proximité de l’Alaska et du Kamtchatka ne doit pas y être étrangère...
Cela dit, à votre tour, vous ne pouvez pas nier que le catalyseur du métissage ait été la volonté de l’homme blanc d’aller voir ailleurs - et de piller cet ailleurs éventuellement. Il n’a pas eu les deux pieds dans le même sabot, pour le meilleur ET pour le pire.
Et vous ne pouvez pas tout mélanger et mettre dans le même sac traits physiques naturels et langues ou coutumes, ce n’est pas du même ordre. Personnellement, je peux adopter le mode de vie pygmée et apprendre leur langue, je ne peux pas me faire petit et noir de peau.
--------
Juste pour mise au point : non que je sois un obsédé de la race, je suis en revanche attaché à lutter contre toute forme d’idéologie. Et il me semble que la volonté de bannir le mot race témoigne d’une idéologie, fût-ce pour de bonnes raisons ("humanistes").
Les scientifiques sont d’accord pour admettre que les dragons n’existent pas. Pourtant, il ne vient à l’idée de personne d’attaquer celui ou celle qui "croit" à leur existence, ni même de demander à ce que soit supprimé le mot dans tous les dictionnaires...
Je pense que l’on espère étouffer le racisme par l’interdiction des mots pour le dire : Orwell n’est plus bien loin !