Charles Martel, troisième fils de Pépin le Bref (Maire du Palais), était un guerrier conquérant (Martellus). " Il était beau, valeureux et propre à la guerre ". En 715, il s’échappe de prison (numéro d’écrou 1823), puis fédère autour de lui les plus nobles des Austrasiens. Il attaque les Frisons qui ont remonté le Rhin. Il est vaincu par Radbod, mais bat les Neustriens à Emblève, près de Malmédy (le célèbre chroniqueur qui a suivi toutes les épopées depuis le sacre de Clovis jusqu’à l’empereur Charlemagne a tout consigné dans un remarquable ouvrage, y compris les faits intimes des grands de cette époque (L’évèque Grégoire de Tour). Hormis quelques rares écrits émanant de sources très postérieures aux époques consacrées par la grande seigneurie équestre qui trucidait sans détail tous les gueux qui résistaient à leur auguste charme, aucun témoignage certain n’est arrivé jusqu’à nous. Charles Martel, le chrétien européen nous dit-on pour la postérité des grands et l’union des gueux derrière-eux, il faut le croire et le répéter partout et tout le temps afin de perpétuer les mythes rassemblés dans les salles des grands châteaux et dans les livres d’école. Si l’on est nostalgique de ces grands moments de ferveurs populaires toujours favorables aux pouvoirs établis, on devrait poursuivre la chanson en soutenant les banquiers, les partis politiques de pouvoirs et toute la clique oligarchique des grandes familles aristocratiques qui règnent en maître absolu en se jouant de nous et de nos illusions chéries.