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Commentaire de Morpheus

sur « La violence et la guerre ont-elles toujours existé ? »


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Morpheus Morpheus 27 novembre 2013 13:50

Voici ce que j’écrivais dans un article en 2011 :

« De façon générale, l’analyse présentée dans ce chapitre, et présentant les causes des problèmes de pénurie, des conflits et de ce que nous appelons en nous abusant "nature humaine", nous apparait pertinente. Gandhi le disait de façon simple : "Il ne faut pas confondre ce qui est naturel et ce qui est habituel" : ce que d’aucun veulent nous faire passer pour la "nature" humaine, ne résulte en effet que d’habitudes comportementales prises afin de répondre à des contingences inhérentes à nos croyances et nos peurs - ce qui avouons-le ne manque pas d’être paradoxal. Ce qu’il est important de préciser, c’est que cette croyance profondément ancrée chez bon nombre d’individus, que la prédation est un fondement naturel de l’Homme, est une croyance volontairement véhiculée par les tenants de l’idéologie capitaliste, qui fait de la prédation la base même sur laquelle repose toute la théorie du capital. Il faut lire Adam Smith pour comprendre ce dont il s’agit.

Les théories de Adam Smith sont loin d’être inintéressantes, même si elles peuvent être contestées, mais ce qu’il est important de comprendre également c’est que ce sont surtout les thuriféraires d’Adam Smith qui ont caricaturé sa pensée afin d’en soustraire uniquement les aspects qui les intéressait dans le but de justifier leurs propres théories, c’est-à-dire justifier leurs méthodes prédatrices destinées à s’emparer du pouvoir et des richesses du monde. En cela, ces panégyristes non seulement trahissent une bonne part de l’œuvre de A. Smith, mais construisent une théorie radicale, extrémiste et dogmatique, qui est la cause fondamentale de tous les maux que notre civilisation occidentale connait. Croyez le ou non, il y a une petit groupe de gens dirigeant le monde qui ne nous veulent pas du bien. Ces gens méprisent les peuples, les "gens de la rue", et ne nous considèrent que comme des ressources à exploiter et à presser, au même titre que l’on exploite les animaux, les plantes ou le pétrole. »

Déjà en 2009, je publiais ce billet intitulé « le sophisme de l’agent Smith », disant en substance la même chose.

Je ne cache pas ma satisfaction de voir confirmer cette thèse par des archéologues. Je devrais d’ailleurs recevoir demain ou après-demain le livre de Marylène Patou-Mathis.
Morpheus


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