Ensuite chacun peut emmètre
des hypothèses pour expliquer pourquoi les
individus réagissent de telle ou telle façon, comme vous avez essayé de le
faire [...]
Peu importe, les interprétations ne sont pas intéressante de
mon point de vue, le phénomène lui l’est car du point de vue expérimental, le psychisme humain ne se distinguant pas substantiellement d’une machine...
Quand vous dîtes que le psychisme humain ne se distingue pas d’une machine, c’est déjà une certaine prise de hauteur par rapport au phénomène, n’est-ce-pas ? C’est même un axiome que vous posez là. Mais vous partez d’encore plus bas que Descartes...
Pour ma part, cette "machine" psychique, je l’appelle l’intelligence, et je pose l’intelligence en tant qu’inconnue, d’une structure multidimensionnelle, avec les plans émotionnels, affectifs, rationnels,...etc. Je ne vois pas d’idéalisme là-dedans.
Ce qu’il y’ a, c’est que
vous essayer de remettre en question la valeur du phénomène avec des mots que
vous essayer d’agencer [...].
J’ai rappelé à juste titre que 30% des gens testés pendant l’expérience de Ashe répondaient favorablement. Ce n’est donc pas la majorité. De plus ça dépend des cultures (les États unis donnant de plus haut résultats que l’Europe), forcément de l’âge, et certainement d’autres facteurs non testés ici (ex : l’enjeu pour la personne, l’état moral,...etc. )
Donc on ne peut en tirer de généralités pour tous les hommes, mais seulement dire que certaines structures d’intelligence ou états de l’intelligence sont favorables à se laisser manipuler par un groupe.
Il s’agit
soit de prendre contrôle des masses en connaissant les différents mécanismes qui
régissent les foules, soit de résister à une prise de contrôle.
Et bien précisément, si vous souhaitez décrypter le phénomène, sachant que l’intelligence est une inconnue, c’est ici qu’il va vous falloir prendre de la hauteur par rapport au phénomène lui-même, c’est-à-dire faire une théorie de l’intelligence. Faire une théorie n’est pas de l’idéalisme.
Bon, si vous partez du cerveau-machine, vous en restez à une science objective qui ne sera d’aucune utilité pour contrer les manipulations par le conformisme.
En effet, pour un homme, les leviers de son intelligence sont internes à lui-même, et c’est ceux-ci qu’il doit savoir employer. C’est sur ce point que commence les sciences subjectives, qui sont les sciences qui instruisent le sujet à manier ses instruments intérieurs. Par exemple : pour résister à un appel conforme, il faut une spiritualité aiguisée, une fermeté d’esprit, une confiance en soi, un but précis...etc. Comment faire pour se mettre dans un tel état d’esprit ?
L’intériorité étant un monde d’idée, une science subjective manie nécessairement des idées, mais ce n’est pas de l’idéalisme, puisque dans l’intériorité les idées existent réellement : c’est du réalisme.