Je me suis mal fait comprendre : je n’ai pas dit qu’un Dassault était contraint et forcé de penser à gauche. Lui se fout totalement de l’idéologie, ce qui compte, c’est son beurre.
En revanche au sein des gens de la base, vous, moi, et des millions d’autres, ce qui a prévalu durant toutes ces années est un prêt-à-penser parfaitement déplacé. Dassault - pour continuer avec ce bonhomme - n’a pas eu part à ça. Encore une fois ce qui l’intéresse n’est pas là.
Mais des gens comme BHL, Bourdieu, Foucault, Deleuze, des gens comme Plenel, July, Joffrin, côté provoc’ des Ardisson ou des Ruquier, côté ciné des Béart, des Bedos, des Deneuve, en chanson des Zazie, des Noah ou des Cali, sans compter le catéchisme des écorchés vifs comme les bérus, Noir Désir (on en est revenu), les réunions bon enfant chez Drucker, les manifs dans les rues, les quinzaines anti LePen, les concerts contre le racisme, le spécisme bientôt, la chape de plomb au sujet de la peine de mort, celle prochaine au sujet du mariage pour tous, etc. Et je ne vous parle pas de ce qui se passe dans les universités, où les toilettes sont constamment tapissées de tracts d’ultra-gauche. Les journalistes sont majoritairement à gauche, les universitaires aussi, idem pour les artistes en tout genre, le mur des cons chez les magistrats, et j’en passe...
Tout ça, wesson, toute cette chienlit qui vient déballer ses bons sentiments matin midi et soir dans la télé qu’on écoute en boucle dans des milliers et des milliers de foyers fait à ces derniers cent fois, mille fois, un million de fois plus d’effet idéologique que les millions d’euros de Monsieur Dassault. Les gens ont été rendu incapables de penser le monde actuel hors des cadres idéologiques, non pas des banques, mais des curés de la Cause.