Non une thèse est un point de départ. Ensuite on argumente pour le prouver.
Vous me demandez de prouver une évidence !
L’étymologie du mot travail vient de tripaliare et tripalium, instrument de torture.
Ce n’est pas un hasard et si c’est ce mot qui a été repris pour parler de l’activité salariale . Si le sens à évolué vers la notion de travail volontaire, elle n’en a pas pour autant supprimé son essence originelle, c’est à dire la contrainte.
En effet, lorsque vous aimez ce que vous faites, vous ne pouvez pas parler de travail car vous n’êtes pas dans le cadre d’une activité contrainte, mais choisi. De ce fait, la même activité peut passer du niveau activité travaillé au niveau activité choisi et vice versa.
Parler de travail comme un droit lorsque celui ci est une contrainte, est un sophisme de pseudos libéraux pour faire passer des vessies pour des lanternes et faire croire aux prolétaires que le propriétaire des moyens de productions lui fait une faveur, presque un cadeau. De la même façon dire "charge patronale" en lieu et place de "de cotisation sociale" consiste toujours à faire passer un abus pour un avantage.
Dire que le travail est un droit est dire que la contrainte de corps est un droit, ce qui est évidemment absurde sauf à être masochiste.
Si vous utilisez le mot "travail" pour vous même alors que vous refusez de travailler au sens de la contrainte (principe libéral s’il en est), c’est précisément pour faire l’amalgame entre ce qui est contraint et ce qui est choisi donc libre. Cela vous permet alors de dire ce que vous dites, par le déni de la contrainte lié au travail.
Nous, nous disons que le travail au sens étymologique est un devoir, parce qu’il est une contrainte comme pouvait l’être le service national ou bien celui de respecter des règles de bonnes conduites sur la routes, qui apparaîssent souvent comme des contraintes. Votre principe libéral devrait plaider pour l’abolition de toutes règles de conduites routtières et en fait, de toutes règles quelles qu’elles soient parce que ce sont des contraintes, contraires à votre principe libéral. L’abolition de l’état de la police pour ne laisser que les milices privés, mais ce faisant, vous renoncez alors à la garantie de la propriété assuré par l’état. Bref, on retourne au système féodal, basé sur la loi de la nobiliaire où vous, bourgeois, serez de nouveau soumis à la dictature de cette noblesse.
Nous, nous disons que l’évolution sociale se fait par le partage de la contrainte, donc du travail pour libérer le plus de temps de vie de chacun alors que votre raisonnement consiste à limiter cette liberté à une minorité toujours plus restreinte jusqu’à revenir à la situation monarchique.
Qui n’avance pas... Recule !
Donc, le travail est un devoir par le fait de la contrainte qu’elle implique soit venant d’autrui, mais surtout par celle que l’on s’impose à soi même.
En démocratie, la liberté est vrai si elle est universelle, c’est à dire qu’elle s’applique à tous et non à une minorité. Et pour qu’il en soit ainsi, il faut partager ce qui est contraint pour individualiser ce qui est choisi.
La liberté exige une grande discipline intérieure, la servitude un minimum et l’esclavage aucune car la discipline est imposé de l’extérieur.
Etc..