Ceux qu’aujourd’hui nous appelons les élites, ce sont ceux qui ont l’économisme pour philosophie
de base. Ils pensent que ce que nous avons de mieux à faire dans la vie
c’est réaliser des réussites économiques.
Mais effectivement, ce ne sont pas seulement les "élites"
qui confondent les fins et les moyens. C’est maintenant le cas dans toutes les
classes de la société.
Ce qui est nouveau, qui caractérise très négativement notre époque,
c’est que les "élites" - matérialistes, a-spirituelles, égoïstes -
ont plus que jamais les moyens, notamment médiatiques, d’enfermer les peuples -
principalement leur jeunesse - dans leur pauvre "pensée"
anti-humanitaire.
Alors oui, que les peuples crèvent sous les déchets des diverses
surproductions et de leur scandaleuse répartition, qu’ils crèvent sous les
bombes des "élites" les plus riches ou en se combattant entre eux par
les armes à feu, ou encore sous le couteau des égorgeurs fanatisés par une religion barbare, les
"élites" s’en foutent.
Mais il ne suffit pas - moins que jamais, même - de les dénoncer.
Les peuples doivent chercher, inventer, cultiver, répandre, une philosophie humaniste de remplacement,
laquelle doit inclure une idéologie de
résistance à l’asservissement médiatique.