@Belenos
"Bien sûr que non, voyons ! D’une part, en amont, le débat s’inscrit dans un vaste mouvement philosophique, juridique et politique qui concerne l’Europe et l’Amérique. "
---> Oui, il est clair que la question des droits de l’homme était très pregnante déjà chez les anglo-Saxons mais moi je vous parle de la DDHC et uniquement de ça puisque c’est notre débat. Et je vous redis, et je le maintiens, que même si la portée philosophique de ce texte se veut universelle quant à sa vision de l’Homme (avec un grand ’H’), son application concrète en 1789 s’appliquait essentiellement à la nation française ! Ce n’est qu’à partir du XIXè siècle, notamment sous la 3è République avec la gauche de Jules Ferry qu’il a été question de "civiliser les races inférieures" et donc d’universaliser nos chers droits de l’Homme à toute la planète ! Et c’est précisément cette volonté "d’universaliser" (je dirais meme "coloniser") les autres civilisations que je conteste depuis le début.
Par ailleurs, vous voulez séparer les notions de "citoyens", de "souveraineté" et de "droits naturels" au sein de la DDHC alors qu’il s’agit bel et bien un tout coherent et qu’il y a un lien évident entre ces différentes notions pour les rédacteurs de l’époque. Sans quoi il y aurait eu plusieurs textes différents et non un seul et meme texte. De manière générale, il faut faire la distinction entre la portée philosophique que sous-tend un texte et son application concrète et limitée géographiquement. C’est exactement la meme chose au-niveau de notre Constitution Française qui precise dans son préambule l’ensemble des valeurs auxquelles on se rattache qui ont effectivement une vision universelle (DDHC, ...) et son application de fait sur le territoire national !