@maQiavel
"Si on veut laisser tomber les "broutilles formelles" et aller à ce qui est véhiculé et ressenti , je suis d’accord et je réponds que les migrants ne sont ni des hordes de Mongols ou de Huns venu dominer la population autochtone de France, que les premiers responsables de leur admission sur notre territoire ce sont nos politiques migratoires, nos élites et bien entendu nous-mêmes qui cautionnons la politique de nos élites."
Je suis globalement d’accord. Même s’il y a quand même quelques descendants des Huns qui en profitent aussi dans la mêlée... 
"Je rajouterai que je considère qu’il est blâmable d’accoler des qualificatifs comme « envahisseur » et « colon » à des gens majoritairement très pauvres qui ne demandent qu’à vivre dans des meilleures conditions. On peut s’opposer aux politiques migratoires actuelles et même être pour une immigration zéro (c’est mon cas ) sans solliciter les cerveaux archaïques des Français avec des formules du genre « ils nous envahissent » ou « ils nous colonisent ». Floriant Phillipot par exemple est inflexible sur la politique migratoire, il ne qualifie pas les migrants pour autant d’envahisseurs ou de colons (en tous cas pour le moment et j’espère qu’il ne cédera pas à cette rhétorique)."
(Ah ben je préfère quand vous parlez comme ça ! C’est beaucoup plus compréhensible.) C’est sûr que certains termes provoquent des associations d’idées et que ça fait partie de l’arsenal des ruses politiciennes. Une fois, Jean-François Kahn, qui n’a pas dit que des sottises dans sa vie, a lancé une formule dans une émission, qui m’est restée pour toujours à l’esprit : "On a souvent raison dans ce qu’on affirme et tort dans ce qu’on nie". C’est la clé qui permet de comprendre la plupart des malentendus. Donc, je comprends ce que vous dites, mais je comprends aussi que les habitants de ce pays souhaitent que les nouveaux arrivants soient limités en nombre et qu’ils fassent des efforts pour s’intégrer (je le dis aussi très simplement). Parce qu’on ne peut pas débarquer (c’est positif le débarquement
) dans un nouveau pays et vouloir y transporter toute son ancienne culture. Et parce qu’on ne peut pas dépasser une certaine quantité de nouveaux éléments sans influer malheureusement sur la qualité d’une intégration. Dans un premier temps, c’est donc à l’étranger qu’il revient de s’adapter au pays qui consent à l’accueillir. Et pas l’inverse. Dans un second temps, la culture première de l’étranger intégré peut parfois se manifester comme une richesse, de manière subtile. Mais pas d’emblée ! Sinon elle donne un sentiment d’envahissement, d’agression et tout simplement d’impolitesse.