@Saladin
Alhazen était perse, pas arabe.
Averroesse était berbère, pas arabe.
Al-Biruni était perse, pas arabe.
Et la liste est longue.
L’Islam, c’est à la base la religion des Arabes. La grande majorité des scientifiques et penseurs dits "musulmans" étaient issus de très anciennes souches de civilisation (monde greco-romain, juif, perse...) qui avaient été fleurissantes bien avant les invasions arabes et la subjugation des peuples qui y coexistaient pacifiquement depuis des siècles (pax romana) en se consacrant essentiellement au développement des activités commerciales, scientifiques et culturelles.
Ces peuples anciens et raffinés n’ont pas attendu les envahisseurs arabes et la religion musulmane pour développer la science et les lettres.
A l’évidence, les Arabes (conquérants nomades et agressifs, cf. Ibn Khaldoun) ont compris le bénéfice qu’il pouvait retirer de ces peuples sédentaires et laborieux qui avaient perdu l’habitude de faire la guerre et n’étaient pas préparés à repousser des envahisseurs.
Après, il ne s’agit pas non plus de nier les évidences historiques. L’imperium arabo-musulman, de par sa stabilité et son cosmopolitisme, a créé pendant plusieurs siècles un contexte favorable à la préservation et la conservation des sciences antiques, sans chercher nécessairement à innover (d’où la fixation progressive du savoir dans le monde arabo-musulman, puis la décadence).
Quand on y regarde plus près, la plupart des sciences abusivement qualifiées d’"islamiques" provenaient de civilisations plus anciennes et plus raffinées (indienne, grecque, perse...) que la civilisation arabe issue du désert.
Moi je pense même plutôt le contraire, à savoir que sur le long terme la religion musulmane a plutôt eu tendance à empêcher tout progrès, à figer les connaissances et à stériliser les peuples soumis qui ont fini par dégénérer irrémédiablement au fil des siècles, à l’image des Berbères et des anciens phéniciens qui étaient jadis riches et prospères sous l’Empire Romain.