@maQiavel
"Je dis un fait : ce qui tue, c’est l’action de décapiter. Pour ce qui est du motif idéologique, factuellement, il ne décapite pas, il n’est pas une lame , il n’a pas de bras et il n’a pas la propriété de couper.
De plus, ce n’est que de la spéculation : rien ne pourra jamais prouver de façon certaine que celui qui a décapité l’a fait pour des motifs idéologiques, quand bien même il l’affirme haut et fort. Peut-être qu’il ment. Peut-être qu’il dissimule un motif bassement matériel et qu’il a été payé. Peut-être qu’il prend simplement plaisir à décapiter (ça existe). Ce sont des spéculations qui n’ont pas lieu d’être avec la décapitation : elle tue et on peut en dresser le constat objectivement."
Le problème est qu’avec cette manière de penser, vous pouvez nier absolument tout forme de sens. Or, si nous pensons, c’est quand même pour trouver du sens ! Ce sens est discutable, mais de quoi pourrions nous discuter si ce n’est du sens ? Vous pourriez également nier le rapport entre la main qui tranche la tête et le cerveau qui commande la main (la main peur avoir été prise d’un spasme) ou même du bras (c’est la main qui a entraîné le bras). L’assassin pourrait même prétendre que sa main n’y est pour rien : c’est l’arme qui a tranché la tête, et c’est la seule chose que l’on peut constater matériellement, toute accusation concernant sa personne étant pure conjecture sans fondement objectif et pure spéculation très incertaine. Le reproche d’exagération que vous faites à ma réponse concernant la mort peut vous être retourné assez légitimement, il me semble ! Car bien entendu, je sais très bien qu’on peut prêter des intentions idéologiques à un crime alors qu’elles n’ont pas été déterminantes, ou même inexistantes (cette tendance est courante avec certaines communautés pleurnicharde). Je ne dis pas que si un juif reçoit une tuile tombée d’un toit sur la tête, la tuile est forcément "antisémite". Cependant s’il est arrêté et déporté en application d’une loi anti-juive, quel sens pourrait avoir le fait de dire que ce qui saisit et pousse dans un wagon, c’est l’acte de saisir et pousser dans un wagon mais non l’idéologie qui s’incarne dans la loi ? Quand un esclave noir était fouetté par son maître, la souffrance de l’esclave n’avait selon vous aucun rapport avec l’idéologie esclavagiste et nous pouvons tout juste dire scientifiquement et objectivement que c’est la lanière du fouet qui excitait les terminaisons nerveuses de la peau tranchée ?