@PumTchak
"Les journalistes savent très bien"
Je me méfie de ce genre de généralisation. j’’ai croisé dans ma vie des gens qui m’ont dit "tu sais très bien que..." alors que je ne savais pas du tout très bien que... Mais à partir du moment où ils s’étaient convaincus de leur supposition, il était impossible de parler avec eux (ils ne parlaient plus qu’avec eux-mêmes, faisant les questions et les réponses en fonction de leur préjugés sur moi ou sur la catégorie dans laquelle ils m’avaient rangés).
"Là, je pense que cela arrange Elisabeth Levy de faire semblant de ne pas savoir."
Je me méfie aussi des suppositions concernant les intentions que pourraient avoir les autres de "faire semblant de ne pas savoir" (imaginez que vous tombiez un jour entre les mains d’un juge qui procède de cette manière avec vous).
Mon hypothèse explicative est plus prudente : je pense qu’Elisabeth Lévy a des préjugés de classe qui crée des points aveugles (la corruption en France) et des défauts de proportions dans sa perception de la réalité (comme juger plus violent de casser une vitrine que de crever un oeil ou d’arracher une main).
Ce qui est difficile à estimer, c’est le point à partir duquel un préjugé de classe inconscient peut pousser à la malhonnêteté intellectuelle volontaire (c’est même une question métaphysique : est-on responsable de ne pas savoir ce que nous pourrions savoir si nous recherchions constamment la vérité avant tout autre chose ?) Ce qui est certain, c’est que nous devons d’abord nous poser cette question à notre propre sujet.