@Belenos
C’est bien ce que je pensais : que ce soit en Occident chrétien où le végétarisme a été inventé ( ou réinventé sur les cendres du pythagorisme ) puis promu dans le monde anglo-saxon par une secte de pasteurs protestants, ou en Inde où l’histoire du végétarisme puise ses racines dans les sectes jaïnistes et les différentes obédiences bouddhistes, le végétarisme est toujours une affaire de secte. Et jamais une affaire de raison.
Quand à la longue histoire du jaïnisme, elle n’est nullement garante de la vérité de ses préceptes hygiénistes. Le judaisme aussi totalise à ce jour 3000 ans d’histoire mais il n’y a guère que les juifs pratiquants et/ ou orthodoxes pour croire encore à la valeur des principes de la cacheroute ( = code alimentaire des juifs ).
L’inde est effectivement un laboratoire vivant du végétarisme pas vraiment convaincant ( et je ne parle pas de ses conflits communautaires incessants). Ce pays a le plus fort taux de mortalité en bas âge de toute la planète avec de grosses variations selon les régions ( moins élevé dans la partie sub tropicale, et plus élevé au nord ) . Certes les structures sociales très inégalitaires n’y sont pas pour rien. Mais cet argument ne vaut que pour les aliments qu’il leur faut acheter. Or on peut lire sur Internet que l’allaitement n’est pas assez pratiqué en Inde et que c’est un des facteurs explicatifs du taux de mortalité infantile le plus élevé de la planète. Cela interroge. N’est ce pas une information étrange venant d’un pays dont les habitants se vantent de trier le pur et l’impur avant d’ouvrir la bouche ?
Quelle(s) raisons empêchent donc ces centaines de millions de mères végétariennes d’allaiter leurs enfants alors que le lait maternel est ( devrait être ) précisément accessible aux mères les plus démunies ? Ou bien y a t’il un véritable problème pour allaiter dès lors qu’on cumule "régime végétarien" avec très faible budget familial ? Auquel cas le végétarisme ne serait recommandable que pour les classes aisées de la société indienne ? Franchement je ne sais pas. Je ne connais ni l’âme indienne, ni la société indienne et ses tabous, donc je ne me prononce pas. Je constate juste que le végétarisme qui prétend à l’universalité ne conduit pas ces mères indiennes à faire le bon choix en faveur de l’allaitement.
Vous m’objecterez que c’est aussi vrai de l’omnivorisme que je défends. Et vous aurez raison. Le problème est le suivant : les végétariens prétendent à une supériorité éthique ou morale sur les omnivores, supériorité dont on peine à trouver la justification en étudiant les moeurs (alimentaires et autres) de la société indienne.