@Laconicus
"La liberté, au sens général, comprend les libertés civiles, la liberté de se déplacer, d’exercer un métier, de se promener, bref les libertés dont nous sommes actuellement privés avec le confinement, par exemple. Puisqu’il s’agit des libertés physiques et qu’elles sont mesurables comme tout ce qui est physique (ou presque), on peut logiquement supposer qu’elles sont plus abordables par les sciences (qui excellent dans les mesures) que ne l’est la liberté spirituelle,"
---> C’est en partie vrai pour les sciences humaines comme la sociologie mais certainement pas dans le cadre des sciences pures. Et encore, la sociologie ne s’applique que dans le cadre de l’évaluation des libertés civiles et publiques (comme le cas du confinement actuel que vous citez). Don au final, je maintiens que c’est la philosophie qui reste l’approche plus adaptée à appréhender la Liberté (avec un grand L) car il s’agit précisément un concept purement philosophique
"Cette liberté intérieure (peu importe le nom qu’on lui donne si on se comprend) ne comprend pas du tout "un champ d’investigation bien plus restreint". Au contraire ! C’est une dimension bien plus vaste et mystérieuse, qui échappe à toute mesure,"
---> Oui mais ce n’est pas ça que je voulais exprimer. Quand je dis "un domaine d’investigation plus vaste" pour la Liberté tout court, j’entends par là le fait que celle-ci fait appel à plusieurs disciplines : les sciences humaines, la philosophie politique, la métaphysique, le droit, etc...Or on n’aborde pas la notion de "liberté spirituelle" avec toutes ces disciplines me semble-t-il.
"Quand vous dites que vous estimez que la démarche scientifique a toute légitimité pour orienter ses recherches là-dessus, je ne peux qu’en déduire une totale absence de sens métaphysique de votre part, en d’autres termes une incapacité à comprendre la différence essentielle entre le principe de quantité et le principe de qualité."
---> A vous lire, d’une part j’ai l’impression que vous n’avez pas du tout regardé les vidéos de cet article mais surtout j’ai l’impression de replonger au début du siècle dernier : vous semblez encore figé dans les vieux combats d’arrière-garde où les scientifiques ne voulaient surtout pas entendre parler de religion (ou de spiritualité) et où la religion ne voulait surtout pas entendre parler de science. Vous me faites penser à l’image d’épinal de l’instituteur qui était en conflit permanent avec le curé du village comme dans les films de Pagnol
. Vous savez, beaucoup de scientifiques (comme P Guillemant dans la seconde vidéo de cet article) aujourd’hui considèrent que l’âme et l’esprit ne sont pas nécessairement incompatibles avec la démarche scientifique.
Ce n’est pas la science en tant que telle dont il faut se méfier mais le ’scientisme" qui considère au fond la science comme une religion elle-même et qui considère que celle-ci a réponse à tout. A partir du moment où la science est considérée comme un outil et non une finalité, il me semble en effet qu’elle a toute légitimité.