@yoananda2
Donc là, j’ai
donné deux exemples caricaturaux : l’archétype du bolchévique et du nazi au sommet de leur radicalité. Mon
propos est de dire que ce qui met fin à l’antagonisme pour le premier, c’est la
conversion à son idéologie alors que pour le second, c’est la mort biologique.
Là je n’ai
pas parlé du bilan historique de l’un ou de l’autre ( ceci dit, on peut le
faire, y’a pas de souci) et je n’ai pas dit non plus que l’extermination est la
seule manière d’en finir avec l’altérité, par contre c’est celle du nazi
archétypal de mon exemple, qui évolue dans un univers mental dans lequel son
ennemi, le juif, est par essence fourbe et infiltre toutes les nations pour
détruire les aryens de l’intérieur et de l’extérieur, ce nazi archétypal de
1943 n’est d’ailleurs plus celui de 1933 qui estimait qu’on avait qu’à déporter
les juifs en Israël pour régler le problème, la frontière ne suffit plus, il s’est
radicalisé avec la guerre.
Oui, il n’est
pas simple de changer ses idées mais heureusement il n’existe pas encore de
machines pour lire les pensées, donc tant qu’on exprime pas son opposition
politique et qu’on a un comportement conforme à ce qui est exigé par le parti,
le bolchévique archétypal de mon exemple ne sera pas hostile. Pour le Nazi, c’est
différent, le juif restera juif et il n’y a rien qu’il puisse faire pour
changer ça, il sera donc toujours l’ennemi et pour que ça cesse, il doit
mourir.
Donc tant qu’on
en reste aux archétypes, l’idée ici c’est de montrer que les deux situations d’hostilité
ne sont pas du tout symétriques. Si tu n’arrive pas à le voir à cette étape ci très
simpliste et caricaturale, tu n’y arrivera pas non plus si on entre dans les
subtilités.