@micnet
« Et
que la liberté d’Expression, il y a les « pour » et il y a les
« contre » epicetou. C’est bien ça ? »
Je vais même
plus loin : dans son acception libérale, respecter ce principe, c’est
laisser son pire ennemi s’exprimer. A partir du moment où on n’en est pas
capables, on ne le respecte pas. Mais il n’y a pas mort d’homme, on peut être contre
( et il existe d’ailleurs de très bons arguments contre), ça ne veut pas dire
qu’on est forcément un vilain dictateur liberticide, c’est une position
défendable.
Bien sûr, il
y’a des subtilités. Cela n’est valable que pour le débat d’idée et d’opinion.
Par exemple, ce n’est pas parce qu’on a cette conception qu’on est pour
certains usages performatif de la parole comme l’incitation au meurtre.
Tous les
droits ont des limites, aucun n’est absolu. Et il peut effectivement y avoir
des débats sur les limites qu’il faut fixer à l’intervalle d’expression. Mais
on retrouve toujours dans cette conception libérale l’idée qu’être pour ce
principe, ça ne veut pas juste dire être d’accord pour que ses amis ou ses
partisans s’expriment. Ça implique la liberté de parole de l’adversaire. Et
évidemment, ça a aussi des implications néfastes mais ceux qui défendent cette
conception sont prêt à l’assumer.
Après, on peut avoir des conceptions différentes, pas de problème. Je dis juste que je suis hostile à la votre et que finalement avec des conceptions aussi différentes, nous ne pourront jamais tirer des conclusions équivalentes sur le coupage de micro du général sur Cnews.