@micnet
Je vais vous
répondre en deux temps.
1. La
liberté d’expression est un principe organisateur. Et toujours, en ligne de
mire, il y’a l’idée de laisser s’exprimer ses pires adversaires. Soit on y adhère,
soit on n’y adhère pas. Plutôt que de parler de relativisme et d’absolutisme, il
faut parler d’une conception booléenne de ce principe.
Et je ne
vois pas bien ce que le totalitarisme vient faire ici puisque je dis bien que
la position qui consiste à être contre est acceptable. Moi je suis en sa faveur
mais je n’ai pas de problème avec ceux qui sont contre. Donc mon propos n’implique
pas une forme d’obligation pour quiconque d’être en faveur de ce principe.
2.Ensuite, j’ai
bien dit qu’aucun droit n’est absolu, tous ont des limites et celui à l’expression
ne fait pas exception ( donc parler d’absolutisme ici est hors de propos). C’est
en ce sens que je parlais d’intervalle d’expression, personne à ma connaissance
ne défend une expression totale et absolue, pas même les plus libertaires. Les
personnes qui sont en faveur de ce principe peuvent s’opposer sur l’endroit où fixer
les limites. Mais ces limites sont générales et impersonnelles. C’est-à-dire que
vous pouvez fixer les limites à l’incitation au meurtre, et dans ce cas, tout
appel au meurtre sera considéré comme n’en faisant pas partie. Vous pouvez au
contraire considérez que les appels au meurtre en font partie, et dans ce cas,
tout appel au meurtre sera considéré comme en faisant partie. Mais ce que vous
ne pouvez pas faire, c’est être en faveur des appels au meurtre quand ça concerne
les protestants et vous y opposer lorsque ça concerne les catholiques, là on
sort de la finalité politique du principe, on l’instrumentalise et on en fait
un outil partisan, ce qu’il n’est pas (du moins dans sa conception libérale).
"En fait, je voudrais être certain qu’on se comprenne bien sur ce sujet car j’ai encore quelques doutes !"
Mais moi, depuis le début, j’ai de gros doutes, meme lorsque vous me disiez plus haut que vous m’aviez parfaitement compris, j’en ai pris acte mais je n’y ait pas cru je vous l’avoue.