Hombre !?
Comme le Torero, le dimanche de la Résurrection à Séville, pour accomplir la Rédemption, dans le Sanctuaire du Cercle parfait des arènes, dans leur habit de Lumière, les “Initiés” doivent, avec leur Épée flamboyante, mettre à mort la matérialité du Minotaure ou « Taureau de Minos », ils doivent vaincre les Ténèbres par la vision juste ou, comme l’appellent les croyants, par « l’Œil du Cœur », « l’Œil de l’Autre Monde ».
Dans ce combat, il faut vaincre l’animal et non le tuer, car le tuer ne servirait à rien ; ce qu’il faut, c’est utiliser sa force et son énergie, car l’Initié ne méprise rien de ce qui est inférieur ; il envisage comme sacrés jusqu’aux instincts les moins nobles... Ce qui est vil ne doit pas être détruit, mais ennoblit par transmutation, à la manière du plomb qu’il faut savoir élever à la dignité de l’or.
Sur le plan psychologique, ce symbolisme est clair : notre volonté doit dompter et utiliser les forces de notre inconscient pour réaliser le meilleur de nous-mêmes.
Dans le mythe, le Chevalier initié ne tue pas le Dragon : il le soumet, le pacifie, le rend ami. Cette lutte n’est donc pas un déferlement de haine, mais la conquête d’une maîtrise. Il sait que la bête monstrueuse est le « gardien du seuil », de trésors cachés.
NB : « AVE » (« Ave-Maria ») ou « EVA (« Eva-Marie », divine Mère chez les hébreux, d’où Ève), c’est le même nom lu de droite à gauche comme lisent les Hébreux ou de gauche à droite suivant l’usage des Européens. Les Grecs, qui copiaient tout, firent de « EVA » le mot « EU » (le V et l’U se confondent dans leur langue) et mirent ce « EU », qui signifie « bien », devant certains noms comme « Eu-charistie » : « charité » et « charistie » expriment tous les deux le désir, l’amour, c’est le sentiment de bienveillance mutuelle qui établit un lien entre l’homme et la femme ; « EU-gène », c’est à dire étymologiquement « EU-Genos », c’est le « gène du bien », le fondement de l’élite ; « EU-rope » : « rope », corde, cordon ; de cette « Corde » on a fait « Cordial » : Lien du Cœur.
Rompre les attaches de l’agrégat humain d’avec son Cœur c’est devenir un être « Co(eu)r-rompu ».
Cette rupture fait entrer l’homme dans un monde inférieur, où la Femme ne peut le suivre qu’en subissant d’affreux tourments. Quand il arrive ainsi à secouer ses devoirs, Elle le considère comme marchant vers « la mort de l’âme ». Il n’est plus pour Elle qu’une ombre ou « umbra », ou « sombra » (« qui est sombre et qui sombre »). Et de ce mot « ombre » on fera « hombre », « homo », « homme ».
Chez les Etrusques, les hommes séparés des tribus régulières sont « perdus ». On les appelle des « mânes » (d’où man). Ce sont des êtres déchus vivant dans les limbes, c’est-à-dire dans un monde sans « L », sans Lumière.
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